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Pour son lancement aux Etats-Unis, les français d’Overblog (groupe e-Buzzing, de l’ami Pierre Chappaz) emmenés par Frédéric Montagnon ont choisi de refondre entièrement leur plateforme de blog. Et d’entériner une mutation déjà bien bousculée par Twitter et Tumblr il y a quelques années.
Overblog USA (n’allez pas sur la version française, encore à l’état préhistorique jusqu’à demain, mais bien sur la version anglaise : http://en.over-blog.com/) est une sorte de plateforme de blogs ultime.
Elle synthétise toutes les évolutions de cette nouvelle façon de faire les médias apparue au début des années 2000 et qui a subi, en 12 ans, l’arrivée de Twitter, Facebook, Tumblr, Foursquare, Instagram… et Pinterest.
D’ailleurs Overblog intègre tous ces réseaux sociaux et vous permet de les publier en un seul endroit. Rien d’innovant jusqu’ici, Friendfeed (racheté par Facebook) était déjà construit sur ce principe.
Pour bâtir son nouveau modèle, Overblog a racheté la start-up américaine TimeKiwi, qui lui a fourni la base de son architecture. TimeKiwi vous permet de créer un blog automatique en rassemblant en une seule “timeline” toutes vos publications sur les réseaux sociaux.
Mais là où Overblog innove (et séduit), c’est qu’il participe à la réinvention de l’écriture web. Ou plutôt, il assimile tout ce qui a pu émerger en terme d’écriture connectée depuis deux ou trois ans, et en fait une mécanique de publication.
Ce qui m’a le plus troublé, puis finalement le plus impressionné, c’est la façon dont Overblog vous invite à écrire.
Tout d’abord, comme avec Tumblr, vous pouvez décider d’entrer n’importe quel type de média, très rapidement. De gros boutons vous permettent de choisir un texte simple, lien, une photo, une vidéo, un son mais aussi un lieu.
L’outil semble assez sommaire et contraignant. Et la première question que je me suis posé est : comment écrire un article ? En effet, le champ de création de billet traditionnel a disparu et l’outil texte est assez sommaire (je peux ajouter une photo, mais pas de vidéo par exemple).
En fait, Overblog va beaucoup plus loin. Vous n’écrivez pas d’article, vous composez un article. Une fois votre texte entré, vous pouvez cliquer sur l’un des boutons de création d’objet et ajouter une photo, une vidéo, un champ HTML etc. C’est une structuration de l’article en briques sociales que propose Overblog, un peu à la manière d’un Storify ou d’un Lab. Chaque article étant un ensemble composé d’objets interactifs distincts qui vont venir raconter une histoire en allant chercher différents médias ou signaux sociaux.
Enfin, autre ingéniosité : un bouton “flash” vous permet d’entrer un texte très rapidement, un peu façon Twitter. On n’a pas toujours le temps de composer un article, ce qui ne veut pas dire que l’on a rien à écrire…
Je reste un peu perplexe sur l’ajout automatique des statuts Facebook, Twitter et Foursquare : tout n’est pas publication, il y a une frontière entre l’intime, l’extime et l’intime dans un cercle “d’amis” élargi, qu’Overblog ne trace pas. A chacun donc de configurer ses réseaux sociaux et de séparer ce qui est de l’ordre du personnel et de l’éditorial. Quoi qu’il en soit, le rendu est encore perfectible… Le blog est rapidement noyé par les mises à jour Foursquare et Facebook…
Enfin, la fonction n’est pas encore accessible, mais il sera bientôt possible de filmer depuis son mobile pour diffusion en direct sur son blog. Sexy.
Alors, vais-je faire comme Robert Scobble et migrer sur le nouvel Overblog ? J’y songe… Et vous, qu’en pensez vous ?
Les médias peuvent-ils et doivent-ils se transformer en médias sociaux ? Oui, à condition d’en comprendre les enjeux : faire émerger de nouvelles voix, enrichir l’information, lui donner plus de profondeur, de vie, de ton, voire de nuance. Pour le journaliste, l’enjeu est de ne pas se contenter d’ouvrir une plateforme à des blogueurs, mais de partir à la rencontre de ceux qui ont quelque chose à dire.
Je vous propose de retrouver l’intégralité de mon intervention, hier, au GEN World News Summit à Paris, sur le magazine Forbes (en anglais). Intervention dont vous pouvez retrouver la synthèse sur Journalism.co.uk ou sur le blog du World News Summit 2012. Et à la suite de laquelle j’ai donné une interview en vidéo :
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Dans ces deux vidéos (en anglais), j’explique comment les médias peuvent augmenter l’engagement des utilisateurs et leur trafic en embrassant la dimension sociale de l’info :
Vous connaissez sans doute la Kinect, le capteur de gestes qui transforme votre corps en télécommande. Créé pour la XBox de Microsoft, l’outil préfigure pour certains les interfaces de demain, telles qu’on a pu les voir dans le film Minority Report (souvenez-vous, Tom Cruise manipulant les données en 3D avec un simple geste de la main…).
Nouveau venu dans la galaxie de ces manettes sans manettes, “Leap” se place devant votre écran d’ordinateur et analyse vos gestes pour les reproduire à l’écran. Stupéfiant !
Et voici le Flipboard de la télé ! Stevie se connecte à Facebook et Twitter pour proposer un programme “live” des contenus et messages partagés sur vos réseaux sociaux à la manière d’une chaîne d’infos ou de clips vidéo.
Voici ce que j’ai obtenu ce matin en installant l’application Facebook (social reader) de Stevie : une vidéo des inondations à Nancy partagée par une amie Facebook. En dessous, à la manière des titres qui défilent sur CNN ou LCI, des tweets ou des messages Facebook.
L’interface est vraiment étonnante et reproduit l’expérience d’une chaîne de TV.
Côté musique, l’expérience est encore plus convaincante. Ma chaîne personnelle enchaîne des vidéos YouTube correspondant à des “like” Facebook ou des clips partagés par mes amis Twitter ou Facebook. Je peux regarder en continu ou passer d’un titre à un autre comme sur un lecteur. Bon, comme je n’ai pas “liké” beaucoup de pages d’artistes, je me suis retrouvé avec une surabondance de clips de Lady Gaga et de Clare McGuire… Une bonne motivation cependant pour devenir fan d’autres chanteurs sur Facebook…
Stevie est aussi une application mobile iPhone et Android, appelée “Stevie remote”, au design plus classique mais très efficace. Je peux passer d’une chaîne à l’autre et voir une playlist des contenus. Mais ce qui est vraiment fascinant, c’est que la “remote” (la télécommande) me permet en fait de piloter mon application Facebook sur mon ordinateur !
Bref. Stevie est une belle prouesse technologique doublée d’une interface magnifique. Aussi disruptif que Flipboard en son temps.
Leurs concurrents ? “Les chaînes de TV traditionnelles”, répond Gil Rimon, le co-fondateur de Stevie. La jeune start-up vient de lever 300.000$. C’est peu. Suffisant pour révolutionner la télé sociale…
Si vous n’avez qu’un livre à lire ce mois-ci, je vous conseille le dernier de Joël de Rosnay, “Surfer la vie”. Derrière ce titre qu’on serait tenté un peu rapidement de classer au rayon zen, se cache une profonde réflexion sur le monde en mouvement et sur les mécanismes qui, depuis l’arrivée d’Internet, ont plongé l’humanité dans une révolution qui n’est pas près de s’arrêter. Joël de Rosnay (qui est chercheur, ex-enseignant au MIT, entrepreneur, et … amateur de surf) ne le dit pas comme cela, mais le constat est en filigrane : l’histoire nous avait habitués à une loi d’airain : les révolutions nous mènent d’un ancien monde vers un nouveau monde. Cette révolution là ressemblerait plutôt à une réaction en chaîne infinie, un big-bang qui créerait son propre temps et son propre espace, sans jamais cesser de se déployer. Difficile de prévoir donc quand ce passage d’un monde “normal” à un monde connecté s’achèvera, s’il s’achève un jour. Il semblerait même plutôt que nous ne sortions jamais de cette instabilité accélérée plutôt que déclenchée par l’arrivée d’Internet. Peut-être parce que cette instabilité n’est finalement pas si “anormale” que cela. Et que c’était notre rapport figé au monde et aux autres qui était en décalage avec la réalité.
Joël de Rosnay fait à ce propose référence au concept d’homéostasie, introduit en 1865 à propos du vivant, lequel définit “la stabilité dynamique et le maintien de niveaux vitaux susceptibles d’évoluer en fonction des variations de l’environnement.”
Tel est l’environnement socio-économique auquel nous faisons face aujourd’hui : instable, luide, fait d’interdépendances, en révolution et en rééquilibrage permanent, particulièrement perturbante pour nos sociétés en raison de la destruction de connaissance permanente qu’elle nous inflige. Elle nous impose de repenser notre façon d’apréhender et de construire le monde de demain.
Appliquée au monde économique,politique et même énergétique, cette découverte fait apparaître deux lignes de force si nous voulons survivre à ce monde qui n’est pas en train de basculer d’un état à un autre mais de devenir de plus en plus complexe :
1) Nous devons passer du rapport de force au “rapport de flux”. Dans un monde devenu flux, un monde fluide et mis en réseau, fait de courants et d’interconnections permanentes, les modes d’organisation basées sur une conception rigide de notre rapport à l’environnemnet où chaque cause est censée produire les mêmes effets sont obsolètes. Joël de Rosnay prône un nouveau type de société, une société “fluide” qui “favorise la gestion participative des environnements et des systèmes complexes, fait voler en éclat le principe de concurrence et la culture du secret. Les rapports de force créent l’instabilité du balancier : tantôt une force domine, tantôt c’est l’autre, avec les risques d’escalade que cela implique. Les rapports de flux entraînent la stabilité induite par l’homéostasie. L’auteur utilise l’image d’un seau transparent qui se viderait et se remplirait en même temps. Le niveau de l’eau reste constant, “il n’est pas statique mais stationnaire”, en mouvement permanent. Cela nécessite d’être en perpétuel mouvement, de ne jamais cesser d’agir sans craindre l’échec, mais aussi et surtout d’obtenir des informations multiples en temps réel afin de s’adapter en permanence aux flux, et de partager ces informations dans une approche multisectorielle.
2) La seconde ligne de force interroge notre capacité à prendre des risques. C’est la remise en cause du principe de précaution, qui empêche d’avancer, à celui “d’attrition”, c’est à dire à notre capacité de mesurer les risques afin de les prendre en toute connaissance de cause. “Dans les années 50, sur la côte basque (…) il fut question d’interdire la pratique du surf (jugé dangereux) en application du principe de précaution. Une poignée de surfeurs pionniers réussit à faire imposer une signalisation par drapeaux (…). Les surfeurs furent ensuite autorisés à surfer les très grosses vagues à condition d’être au moins au nombre de trois et de se surveiller mutuellement. C’est l’affirmation du risque calculé, autrement dit du principe d’attrition”. Doublé d’un autre principe, plus difficile à accepter de nos jours (mais non moins vital) : celui de la solidarité et de l’empathie (la “surveillance mutuelle”).
J’ajouterais une troisième ligne de force structurant le monde de demain. Il concerne les marques et leurs produits. Dans ce monde de plus en plus fluide et donc transparent, le modèle (décrit dans l’ouvrage culte “No logo”) selon lequel tout l’effort était porté sur la construction de la marque quelle que soit la qualité du produit, est en train de voler en éclat. Dire que la marque devient média (parce qu’elle doit s’imposer dans un nouvel écosystème social fait de conversations et d’interdépendances) signifie qu’elle doit démontrer sa capacité à être utile à la société et à ceux à qui elle s’adresse. Nous quittons la marque abstraite et ses valeurs artificielles pour revenir au produit. C’est à travers lui que la marque s’incarne et converse avec ses communautés. Le produit devient objet social et vivant, qui n’appartient plus seulement à son créateur.
Cela signifie qu’une campagne de communication digitale doit pouvoir mener à une remise en question du produit.
Ce n’est pas encore gagné.
Mais je trouve toutes ces perspectives particulièrement enthousiasmantes. Pas vous ?
Et puis c’est toujours mieux que de trembler de peur face à la crise et au “on va tous mourir”…
A lire : Joël de Rosnay “Surfer la vie – Comment sur-vivre dans la société fluide” – Editions LLL
(Illustration : Sud-Ouest blogs – Sylvain Cazenave)
Panique à bord en avril : les applications Social Reader lancés en masse par les médias sur Facebook ont connu une chute brutale de leur trafic. Perte brutale d’intérêt des lecteurs pour ce qui est depuis le début de l’année, la nouvelle grande tendance chez les sites d’info ?

Non ! Il s’agirait de modifications importantes faites par Facebook le mois dernier, dont le résultat aurait été une présence moins visible des contenus des Social Reader dans les pages des utilisateurs du réseau social.
Rappel des faits : le Social Reader est une application Facebook rendue possible depuis la fin de l’année 2011 qui permet aux médias de proposer des sites dans Facebook. L’attrait de ce type de dispositif est énorme : il permet d’aller chercher des lecteurs plus jeunes qui ne veulent pas sortir de Facebook et de proposer un contenu personnalisé en s’appuyant sur ce que lisent les amis. Il multiplie surtout l’apparition des articles dans la page des utilisateurs. Il suffit en effet qu’une personne lise un contenu, sans qu’elle ait à cliquer sur “j’aime” ou “recommander”, pour qu’il apparaisse dans le flux de tous ses amis. Les résultats, en tout cas pour ceux qui ont été rendus publics, sont bluffants : le Guardian a explosé son trafic en provenance de Facebook et comptait en mars 3,6 millions d’utilisateurs actifs par mois, plus de 8 millions de “jeunes” Facebookiens ayant installé l’application. Car ce qu’il faut savoir, c’est que l’audience que le média réalise sur son application est ajoutée à l’audience de son propre site. C’est le jackpot.
Oui, sauf que… Tout cela est très alléchant, à condition de prendre conscience que Facebook n’est pas le même eldorado qu’Internet. Même si l’on pourrait penser que, vu le temps passé par son presque milliard d’utilisateurs, Facebook pourrait bien à terme le réseau web par son fameux social graph, la liberté n’est pas la même. L’incident d’avril, s’il est confirmé, montre une chose : s’il ne faut évidemment pas bouder les Social Readers, il serait très aléatoire d’appuyer sa stratégie de développement digital sur un déploiement sur Facebook. Son succés dépendrait très (trop) fortement de la stratégie du réseau social privé.
Plus directement encore qu’avec Google. C’est dire…
A lire également : l’analyse détaillée de Matthieu Stéfani.
A lire la presse ce matin, à regarder ou écouter en boucle les matinées spéciales des chaînes d’info ou de la radio, ou encore a observer hier soir le jeu contraint de Laurence Ferrari et David Pujadas, transformés en douloureuses horloges parlantes, difficile, sauf à lire entre les lignes, de désigner un vainqueur du débat présidentiel qui a opposé Nicolas Sarkozy et François Hollande devant 20 millions de téléspectateurs.
Le vainqueur de cette soirée, il fallait le trouver de l’autre côté de l’écran, sur nos mobiles ou nos ordinateurs. Sur Twitter, essentiellement, où journalistes, blogueurs et internautes ont donné une véritable version 3D à l’événement. Plus de 500.000 tweets ont été échangés hier soir lors du débat télévisé, un record. Plus que “The Voice”, déjà champion des réseaux sociaux.
Hier soir, Twitter a délivré une image concentrée du rôle qu’aura joué Internet durant la campagne. Constat est partagé par la plupart des observateurs : moins présent qu’en 2007, Internet n’aura ni dominé ni perturbé l’élection présidentielle. Elle se sera jouée essentiellement sur les chaînes d’infos et sur le terrain, à l’ancienne. Preuve que, contrairement aux Etats-Unis où il domine le temps passé sur les médias devant la télévision, le web n’est pas (encore) devenu en France l’axe central du débat. Il le sera sans doute en 2017, quand les courbes s’inverseront.
En attendant, moins présent mais plus riche, Internet est devenu durant cette campagne l’accessoire le plus indispensable du petit écran.
Posé devant sa télévision avec son laptop, son mobile ou sa tablette, le téléspectateur a pu vivre hier soir une expérience de télévision augmentée, dominée essentiellement par Twitter. Parmi les centaines de milliers de tweets échangés autour du mot-clef “#ledebat”, beaucoup de commentaires et de dérision, bien sûr, on s’y est notamment généreusement moqué des deux animateurs…

… mais pas seulement. En dehors des avalanches de messages envoyés par les militants des deux candidats, en mode bourrage de tweets, en dehors des réflexions légères sur les tics des candidats, et entre deux détournements LOL, le “twitter trieur” pouvait se faire comme nulle part ailleurs une idée en temps réel de la tendance, des points forts et des points faibles des débatteurs.
Avec des journalistes bien plus tranchés hier soir sur les réseaux sociaux que ce matin dans les médias traditionnels. Et une diversité de points de vue et d’analyse entre blogueurs et journalistes plutôt revigorante. Hier soir, sur le web, le sentiment général était celui d’un avantage donné à François Hollande, pas gagné au début, mais de plus en plus clair sur la durée. Sentiment confirmé par les votes en ligne sur les sites d’infos, par une étude en ligne menée par le pure-player Atlantico ou encore par les analyses en ligne des journalistes du JDD. Ce matin, à la radio, on parlait surtout de “match nul”.
Curieux contraste entre le monde connecté, libre et riche d’aspérités, et l’ancien monde. Hier soir, la vraie 3D de votre téléviseur, c’était Internet. Pas besoin de lunettes, juste d’un smartphone.
Mais le véritable apport de Twitter hier soir aura été sa capacité à délivrer du fact-checking en direct, via les journalistes des rédactions en ligne (notamment l’indispensable Véritomètre d’Owni/iTélé). Fact-checking, c’est à dire vérification à la volée de la validité des propos tenus par les candidats. C’est là le véritable plus du web dans cette campagne par rapport à 2007. On ne peut plus débattre comme avant. Les réseaux sociaux sont désormais sur le dos des candidats.
Avant de tirer sur ce web “si peu influent” pendant la campagne, il y a là un enseignement intéressant à tirer pour ceux qui réfléchissent aujourd’hui à l’évolution de l’information en ligne.
Il n’y a pas qu’Instagram dans la vie. L’application star rachetée par Facebook a fait des petits. En voici trois que je trouve très excitantes :
1) Viddy : l’instagram de la vidéo
On en pas mal parlé ces derniers jours, c’est l’application “hot” du moment, avec 4,5 millions d’utilisateurs en un an et 300.000 nouveaux chaque jour. Viddy a reçu le soutien financier de quelques stars comme Shakira, Jay-Z ou Will Smith. La bonne idée de VIddy, c’est d’imposer la durée de la vidéo à 15 secondes. Ce qui permet d’envoyer des petits moments de vie, suffisamment courts pour être vus comme des photos, et au potentiel viral certain. Certains auteurs ont déjà plus de 10 millions d’abonnés
Comme avec Instagram, on peut ajouter un effet vintage à sa vidéo avant de la partager. De quoi libérer la créativité des mobinautes.
2) Cinémagram : les photos qui bougent !
J’ai découvert cette application cette semaine et je l’ai trouvée vraiment bluffante.
Cinemagr.am surfe sur la “mode” des photos animées : une photo dont un élément est animé comme dans un film, mais sous forme de boucle. Le process est simple : vous capturez une petite vidéo, puis vous choisissez la partie de l’image que vous voulez voir animée. Vous validez. Evidemment, vous pouvez également ajouter un effet “vintage” et partager tout ça sur Facebook. L’effet est saisissant. En quelques secondes, vous voilà devenu artiste !
3) Teleportd : la prochaine arme du journaliste ?
Cette application ne s’inspire pas d’Instagram, mais repère ses utilisateurs. Teleportd vous permet de visualiser les photos prises à côté de chez vous. Vous pouvez également poster une photo (mais sans filtre…) et suivre des utilisateurs. Teleportd fait penser à une autre application qui avait fait un grand buzz sur le Net avant de disparaître dans l’oubli : Color. A la différence de Color, Teleportd n’a pas besoin de l’activité de ses membres pour afficher les photos à la ronde, il lui suffit de repérer les photos Instagram ou autres (Twitpic par exemple) prises par les mobinautes. On a donc toujours du contenu.
On imagine aisément l’utilisation qui pourrait en être faite par des journalistes. En push ou en pull : un journaliste qui publie ses photos sur un événement, que l’on pourra retrouver via l’application. Mais surtout, la possibilité, sur place, de récupérer les photos d’une manifestation par exemple, prises par les mobinautes, en se rendant sur place.
En plus, Teleportd est une start-up française…
Entendu à une petite fête organisée par un ami pour la soirée électorale du premier tour : “ça fait des années que j’organise ces soirées, c’est la première fois que presque personne ne reste autour du téléviseur après 20h”. Evidemment, les invités avaient déjà débattu des estimations avant. Il suffisait d’aller sur Internet. Durant la dernière heure avant le “dévoilement” des premiers résultats à la télévision, les discussions étaient plutôt franchement rigolardes, entre deux rondelles de saucisson et trois verres de rouge, devant les commentaires compliqués… (Lire la suite de mon billet sur le Plus du nouvel Observateur)
Toujours à la recherche de la rentabilité, le site de micro-blogging est désormais plus qu’une start-up. Ces deux dernières années, Twitter est devenu une empreinte de l’Histoire, un flux d’expression et de témoignage populaire derrière les soubresauts de l’Histoire. Comme Wikipedia, il appartient… (Lire la suite de mon article (en anglais) sur Forbes Magazine).
C’est une information publiée par la lettre professionnelle Satellinet. Le site payant de Daniel Schneidermann, Arrêt sur Images, s’apprête à annoncer un chiffre d’affaires d’environ 900 000€ en 2011 avec un résultat net d’environ 50 000 euros (contre -68 300 euros en 2010).
Principale source de revenus, les abonnés : ils sont 26 886, avec un taux de réabonnement de 70 à 80% annonce Arrêt sur Images.
Autres revenus : les e-books. Parmi lesquels “Crise au Sarkozistan”, vendu sur Internet à 28.000 exemplaires, générant 97 000€ de bénéfices (les coûts de fabrication et de distribution sont quasi-nuls). Deux autres ouvrages ont généré 7000 et 10 000€ de bénéfices.
Wavii est un nouveau site d’info censé révolutionner la façon dont nous consommons l’actualité. Les créateurs de ce nouveau “Google News” se sont inspirés des usages de l’information à l’heure de Facebook et ont conçu une nouvelle façon de présenter les infos.
Avec Wavii, vous choisissez les sujets ou les personnalités qui vous intéressent, et l’application va chercher dans des milliers de sources médias, blogs et Twitter pour en extraire les informations qu’elle réorganise et réécrit automatiquement (en utilisant des phrases clefs) comme un flux d’actualité Facebook, c’est à dire en approchant l’événement à travers les acteurs de l’information, c’est à dire l’activité des personnalités ou des marques.
Par exemple, telle personnalité a déclaré ceci ou cela, tel acteur s’est marié avec telle personne, tel bureau d’études a trouvé des chiffres intéressants sur tel sujet, telle entreprise a lancé tel produit ou a fusionné avec telle autre… Comme si le monde était rempli d’amis Facebook dont vous suiviez la “timeline”…
L’info est donc structurée en “sujets” centrés sur des personnes ou des entités (une marque, une personnalité…), chacun ayant son flux d’info séparé auquel vous pouvez vous abonner. Pour l’instant, l’interface est encore un peu poussive : le système de personnalisation est très lourd et trop fragmenté pour être vraiment efficace et les fonctions sociales sont superficielles.
Mais l’approche est particulièrement orginale. Qu’en pensez vous ?
Le mur de la bulle a été franchi hier. Instagram, l’application vedette de l’AppStore, (et la star d’Android depuis peu), qui permet à 30 millions d’utilisateurs de partager des photos de leur vie en leur donnant des effets vintage, a été rachetée par Facebook 1 milliard de dollars.
Comme le dit l’ami Jules Trecco, ancien de Jaïna Capital :
Instagram : 30M d’utilisateurs. 550 jours d’existence. Aucun business model. Ah, si : un rachat par Facebook… ou Google. On peut d’ailleurs imaginer que derrière ce chèque mirobolant, se cachait un jeu d’enchères entre les deux géants.
Dans sa course au milliard d’utilisateurs, alors qu’elle est sur le point de faire son entrée en bourse, on peut imaginer que les 30 millions d’Instagramonautes, leur croissance et leur activité délirante (1 million de téléchargements en 24h lors du lancement de l’application Android, 5 millions de photos échangées par jour) n’avaient pas de prix pour Facebook.
Le rachat fait aussi penser à celui de Youtube. En 2006, Google rachetait la star des sites de partage vidéo pour … 1,65 milliard de dollars. L’objectif de Google était similaire : YouTube était l’application la plus hot du moment. Elle perdait de l’argent. Beaucoup d’argent. Google avait les moyens de monétiser son audience. Ce qu’elle a fait. Ce que fera sans doute Facebook avec Instagram. Peut-être pas depuis l’application mobile même, sans doute en premier lieu via une meilleure intégration dans Facebook.
Et pendant ce temps, chez le sympathique Insta…paper :
Ça s’appelle “Next Issue Media”. C’est une initiative lancée par un consortium de magazines, l’équivalent US de notre GIE e-Presse national .
Le principe : le lecteur paie un abonnement mensuel de 9,99$ ou 14,99$ pour la version premium (qui donne accés à plus de magazines) et peut lire autant de magazines qu’il le souhaite. Une initiative intéressante qui casse cependant le lien de fidélité entre le lecteur et son magazine puisque l’abonnement est global, mais qui offre une vraie liberté à l’utilisateur. Mais dont l’objectif est de relancer la consommation des magazines sur tablettes, aujourd’hui très faible (moins de 1% de la diffusion totale des magazines).
Seul hic, et pas des moindres : l’application n’est disponible que sur Android, alors que le marché est aujourd’hui dominé par l’iPad.
Si vous êtes une marque ou un média, vous avez sans doute déjà passé du temps à configurer minutieusement la nouvelle page de fans Facebook, basée sur la fameuse Timeline (un nouveau mode de présentation de la page qui met en avant l’historique de la marque).
Si l’on met de côté que les fans ne vont presque jamais sur la page de fans (ils consultent surtout les posts que vous envoyez sur leur mur), voici cependant comment ceux qui s’y rendent utilisent la page. Une étude s’est intéressée au comportement des utilisateurs sur plusieurs pages de marque comme Coca-Cola, American Express ou Pizza Hut.
1) Ils ne regardent pas la grande photo d’ouverture, qu’ils considèrent comme de la pub
2) Par contre, il s’intéressent aux infos corporate et cliquent volontier sur la page “A propos de” (“about”), plus facile à trouver sur la Timeline que sur le site officiel de la marque.
3) Ils s’intéressent aussi à l’historique de la marque. D’où l’importance de porter un peu d’attention à la construction de la partie historique de la “timeline” (date de la fondation, photos historiques…)
4) Ils descendent rarement après un mois de contenus. Cela est visiblement dû au fait que la page ne se charge pas en une seule fois et qu’il faut attendre pour aller au mois suivant. Mettre à jour régulièrement la Timeline est donc plus important que jamais.
5) Ils font attention à la façon dont leurs amis interagissent avec la marque (s’ils commentent ou cliquent sur j’aime). Ce qui ne veut pas dire que si leurs amis “aiment” un contenu, ils cliqueront aussi sur j’aime. Plus d’attention donc, pas forcément plus d’engagement.
6) Les contenus épinglés (“pin up to”, “verrouiller en haut”) en haut de la Timeline n’attirent pas plus l’attention. La fonctionnalité n’est visiblement pas trés claire pour eux (à la différence du “promoted tweet” chez Twitter qui, selon l’étude, a plutôt pour effet d’attirer positivement l’attention des utilisateurs).
7) Ils n’utilisent pas les applications et ne prêtent pas attention à l’espace où elles sont listées (en haut de la Timeline)
Les possesseurs de tablettes consomment en moyenne 20% de plus que ceux qui achètent depuis leur ordinateur. C’est ce que révèle une étude Comcscore/eMarketer, dont les résultats sont résumés dans l’infographie ci-dessous (cliquez pour agrandir) :
Quelques extraits d’une interview donnée pour le site Entrepreneur Now. Des réflexions que je n’avais jamais livrées sur ce blog, sur mes ambitions et sur les possibilités ouvertes par Internet.
Sur mes ambitions :
“Mon objectif est d’être le plus libre possible pour pouvoir continuer à inventer et créer . Pour cela, il faut avoir un peu d’argent et de bons partenaires. Créer l’éco-système qui va me permettre demain de continuer à inventer des projets. Pour le moment j’invente les projets pour les autres et cela me permet de poursuivre dans cette voie.”
Sur les médias :
“Peut-être un jour pourrais-je créer un média suffisamment puissant qui pourra vraiment permettre à chacun de trouver sa parole et sa place. Permettre aussi de mieux comprendre l’information ou la culture, des réflexions plus personnelles, rendre plus accessible ce qui aujourd’hui est plutôt réservé à une élite ou ce qui parait compliqué parce qu’on n’a pas reçu une éducation adéquat. Il y a aujourd’hui encore trop de séparation entre le peuple et l’élite. On a besoin d’entrecroiser les sagesses et casser les castes. Internet est un formidable arche pour cela. Il crée l’enrichissement.
“Un Internet qui soit simplement social ou algoryhtmique ne suffit pas à permettre un bien vivre ensemble ou à permettre aux uns et aux autres de s’enrichir. Il faut des médiateurs, des curateurs, des journalistes, des métiers de l’avenir, sorte de facilitateurs entre communautés, entre concepts, entre réseaux.”
Sur les marques :
“Les médias structurent la société, notre pensée, notre culture, notre façon de vivre, notre bonheur aussi. Mais, les marques aujourd’hui ont aussi la capacité à structurer des valeurs autour d’elles. En dehors de leur logique business, quoi qu’on en dise, elles font parties de notre culture. Internet fait que les consommateurs ont pris un peu le pouvoir sur les marques. Cette rencontre-là, encore pas très bien comprise, est assez fascinante et devrait permettre l’émergence d’une meilleure consommation, d’une meilleure culture, rajouter du rêve et de l’enchantement. Pourquoi rejeter les objets dans un simple système commercial et froid ? Il faut réenchanter le lien entre les produits, les marques et les consommateurs. Cela reste un vrai enjeu de société et c’est passionnant.”
Merci à Julie pour l’interview.
Le web n’en finit pas de surprendre. Alors que l’on pourrait penser que, saturation de l’attention oblige, il n’était plus possible de créer de réseaux sociaux, voici qu’explose Pinterest, le nouveau réseau à la mode depuis quelques mois, qui permet aux utilisateurs de partager des photos qu’ils épinglent sur un tableau de liège virtuel. Plus étonnant, l’utilisation de Pinterest ne vient pas cannibaliser celle des autres réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.
Mais le plus étourdissant, c’est le résultat de l’enquête menée par PriceGrabber auprès de la population des Pinteresters (j’invente le mot) :
Selon elle, 21% des membres de Pinterest ont acheté un produit présenté sur le site par d’autres utilisateurs ou par les marques elles-mêmes. En effet, quand vous épinglez une photo que vous avez vu sur un site marchand (grâce à un petit outil glissé dans la barre d’outil de votre navigateur), l’image est liée directement au site, et donc à l’offre, s’il y en a une.
Le site Fab.com annonçait d’ailleurs récemment que Pinterest avait dépassé Twitter en apporteur de trafic (mais reste derrière Facebook). Avis aux sites marchands et aux marques…
En fait, Pinterest est l’une des approches les plus exemplaires de la “social curation” (le tri des contenus par des communautés). A l’heure où l’on remet en cause le niveau d’engagement réel des utilisateurs, on assiste ici à une activité de partage passionnée et visiblement trés ROIste.
Si l’utilisation semble évidente pour les marques et les magasins en ligne, qu’en est-il des médias ? Publier des photos à partager sur Pinterest permettra-t-il de renvoyer du trafic vers les sites d’infos ? Tout dépendra de la thématique.
Pour l’instant, les principaux centres d’intérêt des membres de Pinterest sont :
- la cuisine (70%)
- Mais aussi la décoration, le “crafting” (les objets à faire soi-même), la mode, le divertissement et le jardinage.
37% des utilisateurs se loguent sur le site quelques fois par semaine. 10% plusieurs fois par jour. Tous sont trés actifs, et ont créé entre 1 et 10 tableaux.
Evidemment, un tel Eldorado attire aussi les spammeurs. Daily Dot a publié il y a deux jours l’interview d’un jeune internaute qui affirme gagner 1000$ par jour sur Pinterest en envahissant le site avec des robots spammeurs.
La folie n’est pas prête de s’arrêter.
Un phénomène généralise. Il ne faudrait pas oublier Tumblr. Un site de “social curation” assez similaire, dont les images sont d’ailleurs régulièrement reprises sur Pinterest, mieux structuré (il serait intéressant d’ailleurs de voir combien d’utilisateurs utilisent les deux plateformes). Tumblr a doublé de volume dans les six derniers mois, avec plus 50 millions de blogs et 20 milliards de posts.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
8 millions d’internautes ont téléchargé l’application du Guardian sur Facebook.
Laquelle est téléchargée 40.000 fois chaque jour.
Les revenus publicitaires générés sur l’application ont déjà permis de rembourser les coûts de développement.
L’appli étant entièrement automatisée, elle ne coûte rien en édition.
Elle génère aussi du trafic pour le site.
Même s’il est difficile de lier les deux, en six mois, le trafic sur le site du Guardien en provenance de Facebook a explosé. Il a dépassé Google à plusieurs reprises en février.
La particularité de l’application Facebook est que l’on peut la comptabiliser dans le trafic global du média.
Autre élément intéressant, selon Tanya Cordrey, directrice du développement digital qui a présenté les résultats de l’opération lors du Guardian Changing Media summit, c’est que l’audience est trés différente de celle qui se rend quotidiennement sur le site.
Pour l’instant, l’opération est positive, puisque les cibles ne se croisent pas. Il s’agit d’une nouvelle audience pour The Guardian qui la monétise directement depuis l’application.
“Nous apprenons énormément de cette nouvelle audience”.
Par exemple la vie privée. Très peu de gens désactivent la fonctionnalité qui permet de partager ses lectures automatiquement avec ses amis. Ces utilisateurs veulent être influents dans leur communauté. Partager ses lecteurs fait partie de ce processus.
Il est d’ailleurs intéressant de voir comment a été structurée l’application. La home est très simple et bénéficie d’une hiérarchisation qui va à l’encontre des sites traditionnelle. La hiérarchie est exclusivement sociale :
- Les articles les plus populaires “right now” (maintenant), avec la photo de mes amis s’ils ont lu l’un de ces contenus.
- Les vidéos les plus populaires “right now”
- Les diaporamas les plus populaires “right now”
- Et les débats les plus populaires “right now.”
A gauche, sous forme de liens, le fil des derniers contenus publiés. Au dessous : le fil de l’activité de mes amis sur l’application. Que pensez-vous de cette façon de présenter l’info ?
Je suis très très fier aujourd’hui de parler de la première réalisation de la branche française de Revsquare qui vient de sortir aujourd’hui sur l’App Store.
Fier parce qu’il s’agit du premier média grand public de l’AFP en partenariat avec Radio France. Une application iPad, personnalisée, audacieuse, qui réunit le meilleur de France Info, France Inter, France Culture et de l’AFP sur les élections présidentielle et législatives.
Fier parce que la conception et le développement de cette application ont été une course contre la montre : moins de deux mois de développement (nous avons lancé le développement fin janvier et démarré la conception mi-décembre).
L’application France 2012 s’appuie sur la technologie Trensboard, un algorithme sémantique qui analyse et hiérarchise en temps réel les contenus de Radio France et de l’AFP en fonction des conversations les plus partagées sur Internet (je lancerai Trensboard en avril prochain à destination des rédactions et des marques).
Grâce à cette technologie, l’utilisateur peut piloter son info grâce à trois filtres (thèmes de campagne / candidats / et bientôt géolocalisation), comme dans un jeu vidéo. Il dispose du meilleur des contenus texte, photo, audio et vidéo de ces deux grands groupes médias de façon personnalisée.
La volonté de Radio France et de l’AFP était de proposer une expérience de l’info complètement pensée pour les tablettes, à la différence de la plupart des plateformes d’info d’abord conçues pour le web et déclinés sur le mobile. Nous avons donc dû penser l’expérience de façon radicalement nouvelle : une vision synthétique personnalisée, mais aussi une utilisation du geste pour permettre à l’utilisateur d’approfondir l’info sur les sujets qui l’intéressent.
Une fonctionnalité ludique permet également aux mobinautes de partager leur humeur en fonction du candidat qui les convainc le plus durant la campagne.
L’application sera optimisée dans les prochains jours. Une version mobile iPhone et Android est déjà en cours de finalisation.
Sur ce projet, Revsquare (qui vient d’installer ses bureaux à Paris) a travaillé avec ses collaborateurs locaux : l’incroyable Julien Tauvel au design de l’interface et à la gestion de projet, Matthieu Stéfani (co-fondateur de Citizen Side) à la conception éditoriale, le maître Jean Véronis aux commandes de l’algorithme, avec la participation de Jeff Mignon, Stéphane Lagrange et Dave Wang à New York. Un projet que j’ai eu le plaisir de diriger.
En face, une équipe trés mobilisée et créative. Avec, côté Radio France, l’ami Joël Ronez, nouveau directeur des nouveaux médias de Radio France, et véritable formule 1 des médias digitaux français, assisté d’Alexandre Albert-Stewart. Et côté AFP, Bernard Pellegrin, adjoint au directeur de l’info, dont l’esprit disruptif donne un vrai coup de jeune à l’institution.
A découvrir ici, sur iTune. C’est gratuit, et déjà en cours d’optimisation pour la V2 dans une dizaine de jours…






















