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Quand le ménage ne profite pas au porte-monnaie, qui crie d'angoisse lorsque se profile la période des soldes... Un coup d'oeil dans une vitrine et me voilà lestée d'un cadeau, le moral un peu remonté.
Après quelques semaines de silence, je reviens, cher lecteur, brièvement. En effet, c'est l'heure du grand ménage dans ma vie qui prend ainsi des allures de torrent impétueux : un grand chambardement, une nouvelle organisation à trouver, une concertation pas forcément facile mais inévitable pour éviter à mon fils un grand traumatisme...
A suivre...
Aujourd'hui était un grand jour, puisque j'ai eu droit, comme environ une dizaine de millions de collègues, à mon petit cadeau et à ma petite poésie, dont voici la dernière strophe :
"Je n'ai qu'un petit coeur d'enfant
Mais le plus joli que j'aime tant,
Mais le plus joli est pour maman."
Je précise, ô lecteur qui comme moi dois être passablement gêné aux entournures par le sens de ces mots qui suppose une anatomie pour le moins particulière (pour donner le plus joli coeur à sa maman, il doit en avoir plusieurs, cet enfant, non ?), je précise donc que les deux autres strophes racontent que l'enfant en question a d'abord trouvé trois cailloux blancs, puis cueilli trois fleurs des champs, et qu'à chaque fois il garde le/la plus joli(e) pour sa maman. Ce qui ne résoud pas le problème des triples coeurs - appelons cela la licence poétique...
Quant au cadeau, une petite primevère dans un cache pot en balsa peint par les petites mains de La Globule himself (les coeurs relevant eux de la dextérité de la maîtresse), il a passé deux jours dans une cachette absolument inviolable, en l'occurence juste à côté du lit où, en mère scrupuleuse et aimante que je suis, je ne daignais pas jeter un seul oeil.
Sentiment mitigé au final : si je n'ai pu empêcher une petite larme de venir à l'écoute du poème, je ne peux m'empêcher de compatir à l'angoisse qui doit ronger les maîtresses à partir du mois d'avril en prévision de cette date fatidique : où trouver l'idée géniale pas chère et qui ne finira pas à la poubelle ? Comment éviter le collier de nouilles ou de perles en fimo ? Comment récupérer intelligemment du "déjà-fait" en évitant de reprendre la même poésie pour le petit frère de la grande qu'on a eue trois ans plus tôt ? Arghh, quel cauchemar !
Surtout que nos chers petits, s'ils avaient le choix, ils jetteraient bien tous ces petits coeurs et cet amour pour nous offrir un truc un peu plus gore...
(reporte-toi, cher lecteur, à la note précédente)
Visite de l'exposition "Un costume, une histoire" aux archives municipales de Strasbourg cet après-midi, avec les commentaires de Cathy Strub, chef costumière, herself. Il s'agit de quelques-uns des costumes d'opéra portés par des chanteurs, danseurs ou figurants au cours des dix dernières années, et qui d'habitude vieillissent tranquillement sous leur housse dans l'entrepôt de l'Opéra national du Rhin. Pour d'obscures raisons de droit d'auteur, ils ne peuvent être ni vendus ni cédés. Jamais plus portés, il ne leur reste plus, pour les plus chanceux choisis par Mme Strub, que le loisir d'être admirés par les visiteurs de l'expo (on les retrouve ici).
Profitant du parrainage existant entre l'Opéra du Rhin et l'Ecole, j'ai donc pu admirer, en compagnie de quelques collègues, ces merveilles, accompagnée par un Globule peu inspiré par les tenues de Lady Mac Beth ou de l'Empereur chinois de Turandot, et bien plus intéressé par la tête de Jean-Baptiste présentée sur un plateau dans Salomé, ou par le chien à corps d'agneau juste derrière nous, avec les deux enfants quelque peu gnomesques...
A la demande de Fanette, la recette des choux qui brûlent les doigts (et qui musclent les bras) :
Ingrédients pour la pâte à choux (une quarantaine) :
- 100 gr de beurre
- 125 gr de farine
- 4 oeufs
- 1 c à café de sucre en poudre
- 1 pincée de sel
Dans une casserole, faire chauffer un quart de litre d'eau avec sucre, sel et beurre. Dès que celui-ci est fondu, retirer la casserole du feu. Y jeter la farine d'un seul coup. Mélanger, puis reporter sur le feu. Remuer énergiquement avec une cuillère en bois, jusqu'à ce que la pâte n'adhère plus, ni à la cuillère, ni à la casserole. Hors du feu, ajouter les oeufs un à un, en battant vigoureusement.
Allumer le bas du four. Beurrer une tôle à pâtisserie (inutile si plaque de cuisson anti adhésive), et y disposer de petites noix de pâte, en les espaçant pour leur permettre de gonfler. Faire cuire à four moyen (150-180°, à chaleur tournante c'est mieux) de 20 à 25 minutes. Sortir les choux du four lorsqu'ils sont assez durs pour résister à la pression du doigt.*
Pour le caramel :
- 200 gr de sucre en poudre
- 4 c à soupe d'eau
Préparer un caramel blond. Hors du feu, y tremper les choux tête en bas** et les poser du côté caramélisé sur une plaque beurrée. Laisser refroidir.
*Alerte orange : premier risque de brûlure
**Alerte rouge : c'est très très chaud. Je n'ai toujours pas trouvé le moyen d'empêcher le caramel de durcir tout en restant blond. Si tu as un truc, cher lecteur, tu seras en tête de liste de mes blogs préférés.









