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Date: Wednesday, 17 Mar 2010 13:52
<p>TANGI, Afghanistan, 15 mars (HCR) - Une cérémonie d'inauguration a eu lieu à Tangi la semaine dernière avec l'ouverture d'une nouvelle école primaire accueillant des fillettes, et ce à peine 18 mois après la venue d'Angelina Jolie dans cette installation accueillant des réfugiés récemment rapatriés. Elle avait alors fait part de sa préoccupation sur la pénurie d'écoles primaires.</p> <p>La célèbre Ambassadrice de bonne volonté du HCR a donné 75 000 dollars pour construire cette école, qui a été inaugurée mardi avant le début de l'année scolaire lundi prochain dans la province de Nangarhar à l'est de l'Afghanistan. Comptant huit salles de classe, quatre bâtiments administratifs, un puits et huit latrines, l'école pourra accueillir jusqu'à 800 fillettes dans un système de rotation où un même local est occupé en alternance par deux classes, l'une le matin et l'autre l'après-midi.</p> <p>L'ouverture de cette école a été favorablement accueillie par des parents habituellement réticents pour des motifs culturels à envoyer leurs fillettes dans une école fréquentée également par des garçons. Une autre école bâtie il y a eux ans par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) permet d'assurer une éducation primaire à plus de 1 300 enfants, les garçons étant scolarisés le matin et les fillettes l'après-midi.</p> <p>Toutefois cet arrangement ne satisfaisait pas la plupart des parents, car les installations ne répondaient pas aux besoins de la population croissante de rapatriés.</p> <p>Laïla, une jeune fille de 14 ans dont la famille est revenue en Afghanistan depuis le Pakistan voisin en 2008, fait partie des élèves qui seront scolarisées dans la nouvelle école. « J'ai toujours rêvé et espéré d'aller à l'école », a indiqué Laïla, ajoutant que « j'ai retrouvé l'espoir de devenir une enseignante qualifiée. »</p> <p>Hakima, également âgée de 14 ans, est scolarisée dans l'école existante, mais elle a expliqué que son éducation avait été menacée par le manque d'installations. « L'école dans laquelle j'étudie actuellement ne dispose pas de salles en nombre suffisant… six de nos classes étudient dans des tentes », a-t-elle expliqué, ajoutant : « A cause des barrières culturelles et de préoccupations sécuritaires, j'ai décidé d'arrêter. »</p> <p>Iqbal Azizi, directeur du rectorat de la province, a indiqué que le don d'Angelina Jolie était très important car il assurait un avenir plus décent à de nombreuses jeunes filles à Tangi qui « seraient sinon privées d'éducation en l'absence d'un bâtiment d'école primaire. »</p> <p>Il y a trois installations à Tangi, accueillant quelque 7 800 personnes (1 300 familles) rentrées du Pakistan ces cinq dernières années. La plupart sont originaires de la province de Kunar mais, après des années d'exil, elles ont perdu leurs réseaux sociaux et leurs systèmes de soutien ainsi que leurs biens dans les villages.</p> <p>Ces rapatriés recommencent leur vie à Nangarhar avec l'aide du HCR, d'autres agences humanitaires et les autorités locales, qui ont couvert leurs besoins élémentaires en termes d'abri, de systèmes de distribution d'eau et d'installations pour l'éducation.</p> <p>Parallèlement, le père de Laïla, Ustad, qui avait travaillé en tant qu'enseignant au Pakistan, a indiqué que la nouvelle école accueillant des fillettes était une étape importante pour la reconstruction de son pays. « C'est ce dont nous avions besoin ici et je suis convaincu que toutes les communautés en ont également besoin pour l'avenir de notre pays. Il nous faut construire des écoles et assurer une éducation », a-t-il indiqué lors de la cérémonie d'inauguration, à laquelle étaient présents des représentants du HCR.</p> <p>Le HCR travaille en liaison avec l'UNICEF et le rectorat afin de recruter des enseignantes et assurer une livraison de cahiers. Il y a également des projets pour un nouvel établissement secondaire accueillant des jeunes filles. Actuellement, seulement deux jeunes filles de Tangi sont scolarisées au lycée, qui est situé à 10 kilomètres.</p> <p><i>Par Mohammed Nader Farhad à Tangi, Afghanistan</i></p> <p>
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Date: Tuesday, 16 Mar 2010 11:58
<p>GENEVE, 12 mars (HCR) - Le HCR a fait part de son extrême préoccupation vendredi sur la dégradation de la situation pour les civils en Somalie, où la capitale Mogadiscio et d'autres parties du pays sont une nouvelle fois le théâtre de combats acharnés et de tirs aveugles.</p> <p>« Nous sommes tout spécialement préoccupés par la sécurité et le bien-être de quelque 8 300 personnes qui, n'ayant aucun moyen de quitter Mogadiscio, restent des déplacés au sein même de la capitale », a indiqué Andrej Mahecic, porte-parole du HCR aux journalistes à Genève. « Alors que les combats font rage, les agences humanitaires ne peuvent ni accéder ni porter assistance à ces déplacés internes extrêmement vulnérables », a-t-il ajouté.</p> <p>Le HCR estime que, depuis le début de l'année, plus de 100 000 civils somaliens ont été forcés de fuir leurs maisons à travers le pays.</p> <p>Les tout derniers combats entre les forces gouvernementales et les milices Al Shabaab se sont concentrés dans les banlieues nord de Mogadiscio, à Shangaani, Cabdulcasiis, Yaaqshiid et Kaaraan. Depuis février, quelque 33 000 Somaliens ont dû fuir leurs maisons du fait du conflit incessant à Mogadiscio. Près de 14 600 d'entre eux ont rejoint le corridor d'Afgooye, une bande de route d'environ 30 kilomètres à l'ouest de Mogadiscio. Ils s'y entassent dans des installations de fortune accueillant déjà plus de 366 000 déplacés internes. Des milliers de civils ont par ailleurs fui vers d'autres régions du pays.</p> <p>Parallèlement, de l'autre côté de la frontière au Kenya, près de 10 000 nouveaux réfugiés somaliens ont été enregistrés durant les neuf premières semaines de cette année. Au vu de la violence incessante en Somalie, le HCR craint que le complexe des trois camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya, accueillant déjà quelque 270&#160;000 réfugiés, ne voie une augmentation significative du nombre de nouveaux arrivants somaliens.</p> <p>La Somalie reste l'un des pays générant le plus grand nombre de déplacés internes et de réfugiés au monde. On compte plus de 1,4 million de déplacés internes en Somalie, alors que plus de 560&#160;000 Somaliens vivent en tant que réfugiés dans des pays proches et voisins.</p> <p>
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Date: Saturday, 13 Mar 2010 14:49
<p>SANTIAGO, Chili, 11 mars (HCR) - Le Sénat chilien a adopté une loi sur les réfugiés renforçant la réputation de l'Amérique du Sud comme étant un havre de paix pour des personnes forcées de fuir leur pays d'origine à cause de la violence ou de la persécution.</p> <p>La loi sur la protection des réfugiés, adoptée mardi par le Sénat, établit un cadre légal sur la protection des réfugiés au Chili et intègre les obligations de ce pays en vertu de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et de son Protocole de 1967. Le Parlement avait précédemment approuvé cette loi.</p> <p>Cette législation inclut entre autres des définitions universelles et régionales de qui est un réfugié, elle définit des guaranties et des obligations pour les réfugiés. Elle régularise par ailleurs des procédures et des directives pour la détermination du statut de réfugié. Elle doit être signée par le Président avant son entrée en vigueur.</p> <p>« Cette législation démontre que les problèmes de réfugiés sont de l'intérêt de tous les horizons politiques », a indiqué Fabio Varoli, attaché de liaison du HCR au Chili. « Nous apprécions que le débat et l'approbation du projet de loi aient été aussi rapides. »</p> <p>La loi sur les réfugiés a été proposée en avril 2009 par la Présidente chilienne Michelle Bachelet. Elle avait souligné que les gouvernements démocratiques de son pays avaient assuré la protection à des milliers de réfugiés, ajoutant que « lorsque l'état de droit avait été ignoré, des millers de Chiliens avaient alors bénéficié d'une protection [dans des pays étrangers]. » Le Chili accueille près de 2 000 réfugiés et demandeurs d'asile originaires de plus de 30 pays.</p> <p>L'adoption de la loi s'effectue alors que la Présidente Michelle Bachelet quitte le pouvoir avec une popularité record pour être remplacée par Sebastian Pinera et à un moment où l'attention de la nation reste concentrée sur la réponse à un puissant séisme le 27 février ayant causé la mort de plusieurs centaines de personnes.</p> <p>L'adoption de la loi sur les réfugiés au Chili ajoute à la réputation renouvelée de l'Amérique du Sud en tant que havre de paix pour des personnes forcées de fuir leur pays d'origine. Bien que la Colombie continue à être confrontée à des problèmes de déplacement interne, de nombreux pays accueillent des réfugiés du monde entier.</p> <p>En 1999, le Chili est devenu le premier pays sud-américain à lancer un programme de réinstallation en coopération avec le HCR. Le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay ont depuis initié des activités similaires ainsi que le Paraguay, bientôt.</p> <p>Cette sollicitude pour les personnes déplacées de force fait partie intégrante du Plan d'action de Mexico, qui a été adopté par 20 pays en 2004 pour protéger les réfugiés en Amérique latine et pour leur trouver des solutions durables. Le plan appelait entre autres au renforcement des lois pour la protection des réfugiés.</p> <p>Presque tous les pays de la région ont des structures, des législations et des procédures nationales pour la détermination du statut de réfugié. La plupart de ces pays ont signé la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967.</p> <p><em>Carolina Podestá à Buenos Aires, Argentine a contribué à cet article</em></p> <p>
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Date: Friday, 12 Mar 2010 16:50
<p>Le HCR est extrêmement inquiet de la dégradation de la situation pour la population civile en Somalie. La capitale, Mogadiscio, et d'autres régions du pays sont, une fois de plus, le théâtre de combats acharnés et de tirs aveugles. Nous estimons que, depuis le début de l'année, plus de 100 000 civils somaliens ont été forcés à fuir leurs maisons à travers le pays.</p> <p>Les tout derniers combats entre les forces gouvernementales et les milices Al Shabaab se sont concentrés dans les banlieues nord de Mogadiscio, à Shangaani, Cabdulcasiis, Yaaqshiid et Kaaraan. Depuis février, quelque 33 000 Somaliens ont dû fuir leurs maisons du fait du conflit incessant à Mogadiscio. Près de 14 600 d'entre eux ont rejoint le corridor d'Afgooye, une bande de route d'environ 30 kilomètres à l'ouest de Mogadiscio. Ils s'y entassent dans des installations de fortune accueillant déjà plus de 366 000 déplacés internes. Des milliers de civils ont par ailleurs fui vers d'autres régions du pays.</p> <p>Nous sommes tout spécialement préoccupés par la sécurité et le bien-être de quelque 8 300 personnes qui, n'ayant aucun moyen de quitter Mogadiscio, restent des déplacés au sein même de la capitale. Alors que les combats font rage, des agences humanitaires ne peuvent accéder et porter assistance à ces déplacés internes extrêmement vulnérables.</p> <p>Parallèlement au Kenya, près de 10 000 nouveaux réfugiés somaliens ont été enregistrés durant les neuf premières semaines de cette année. Au vu de la violence incessante en Somalie, nous craignons que le complexe de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya, accueillant déjà quelque 270 000 réfugiés, n'ait à observer une augmentation significative du nombre de nouveaux arrivants somaliens.</p> <p>La Somalie reste l'un des pays générant le plus grand nombre de déplacés internes et de réfugiés au monde. On compte plus de 1,4 million de déplacés internes en Somalie, alors que plus de 560 000 Somaliens vivent en tant que réfugiés dans des pays proches et voisins.</p> <p>
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Date: Thursday, 11 Mar 2010 18:18
<p>BANGUI, République centrafricaine, 10 mars (HCR) - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a rencontré des réfugiés et des déplacés internes en République centrafricaine et il s'est engagé à améliorer les difficiles conditions de vie qu'ils endurent ainsi que leurs familles.</p> <p>António Guterres est rentré à Genève en Suisse mercredi, au terme d'une mission de quatre jours dans ce pays africain entouré de terres pour attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort de plus de 30 000 réfugiés et de quelque 183 000 déplacés internes auxquels le HCR assure protection et assistance. Les réfugiés sont majoritairement originaires de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Rwanda et du Soudan.</p> <p>Samedi, António Guterres a rencontré des déplacés internes dans les villes de Paoua et de Kabo, au nord-ouest du pays à environ 500 kilomètres de Bangui, la capitale. Des représentants des communautés déplacées lui ont fait part de leurs besoins immédiats, y compris des abris, de l'eau potable, des ustensiles de cuisine et des semences agricoles.</p> <p>« Nous avons tout perdu lorsque nous avons fui et nous avons retrouvé nos villages en ruines. Nous avons besoin de votre aide pour reconstruire nos cases », a expliqué Marie Koure au Haut Commissaire à Paoua. Elle parlait au nom des femmes qui, comme elle, étaient rentrées dans leurs villages détruits pour la première fois après avoir fui la violence il y a cinq ans. Elles vivaient auparavant dans la brousse à l'intérieur même de leur pays ou de l'autre côté de la frontière au sud du Tchad.</p> <p>Après s'être rendu dans des villages endommagés, António Guterres a indiqué avoir été choqué par les conditions épouvantables dans lesquelles vivent les populations déplacées, tout spécialement du fait du manque d'eau potable, d'écoles et de soins de santé. « Nous avons des ressources limitées, mais nous promettons de vous aider à reconstruire votre vie », a-t-il indiqué.</p> <p>Le nord de la République centrafricaine est en proie à l'insécurité chronique depuis 2005 du fait de la présence de rebelles et de bandits. Les civils de la région sont harcelés par ces groupes armés. Cependant, malgré l'instabilité, le nord accueille également des réfugiés originaires de la région du Darfour au Soudan voisin.</p> <p>Ils vivent dans le camp de Sam Ouandja, où ils craignent pour leur sécurité. Le Haut Commissaire s'est rendu dans ce camp dimanche. « Les rebelles nous menacent constamment et ne veulent pas nous voir sortir du camp. Ils nous accusent injustement, nous les réfugiés, d'être à l'origine des troubles à Sam Ouandja », a expliqué Moussa, un représentant de réfugiés, à António Guterres.</p> <p>« Nous avons dû vendre nos vivres pour payer injustement une amende que les rebelles nous imposent pour des crimes que nous n'avons pas commis », a affirmé Hawa, une autre réfugiée originaire du Darfour. « Nous n'avons plus rien à manger. Nous voulons partir loin d'ici », a-t-elle indiqué à António Guterres, qui a assuré aux réfugiés que le HCR travaillerait avec le Gouvernement centrafricain pour renforcer leur sécurité.</p> <p>Etabli en 2007, le camp de Sam Ouandja accueille quelque 3 500 réfugiés ayant fui la violence sévissant au Darfour. La plupart d'entre eux ont dû marcher ou ont voyagé à dos d'âne. Fatma, l'une des résidentes du camp, a indiqué avoir fui son village en 2007 après une attaque. « J'ai pris mes deux enfants dans mes bras et j'ai fui. Nous avons marché durant 10 jours avant de nous retrouver ici quelque part en République centrafricaine », a-t-elle indiqué, ajoutant : « Mon mari et mon fils aîné ont fui dans une autre direction et, depuis lors, je n'ai plus aucune nouvelle d'eux. »</p> <p>António Guterres a indiqué que la communauté internationale avait le devoir d'aider la République centrafricaine à gérer la crise humanitaire à laquelle sont confrontés les réfugiés et les déplacés internes. « Il est injuste que toute l'attention soit concentrée sur l'Iraq, l'Afghanistan et le Soudan alors que des dizaines de milliers de civils vivent dans des conditions épouvantables en République centrafricaine », a-t-il affirmé.</p> <p>Le Haut Commissaire a également rencontré le Président François Bozizé et d'autres représentants du gouvernement ainsi que des Nations Unies avant de quitter la capitale mardi.</p> <p><em>Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, République centrafricaine</em></p>
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Date: Wednesday, 10 Mar 2010 18:20
<p>GENEVE, 8 mars (HCR) &#150; Alors que tous les bureaux du HCR à travers le monde ont célébré la Journée internationale de la femme lundi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a indiqué qu'il était crucial que toutes les personnes relevant de la compétence du HCR, les hommes comme les femmes, jouissent de l'égalité des chances et de la possibilité d'exercer leurs droits sans discrimination.</p> <p>António Guterres, dans un message adressé à tout le personnel, a ajouté que le thème de cette année « Égalité des droits, égalité des chances : progrès pour tous » était « un principe que le HCR s'était déjà engagé à mettre en &#156;uvre, par exemple, via sa stratégie pour l'intégration des critères d'âge, de genre et de diversité. »</p> <p>Le Haut Commissaire, notant que près de la moitié de personnes déracinées par le conflit sont des femmes, a affirmé que l'inégalité entre les femmes et les hommes ainsi que la discrimination à l'égard des femmes surviennent à toutes les étapes du cycle de déplacement. « De plus, les difficultés à accéder et à jouir des droits ont tendance à empirer durant le déplacement aggravant encore l'inégalité », a-t-il ajouté.<BR /> <BR /> António Guterres a souligné que le HCR s'était également engagé à assurer l'égalité entre hommes et femmes au sein de son personnel. Il a indiqué que la politique du HCR menée depuis trois ans dans ce sens traduit la détermination de l'organisation à atteindre la parité au sein du personnel.<BR /> <BR /> Le personnel du HCR dans les bureaux et les camps de réfugiés à travers le monde ont organisé différents programmes pour aujourd'hui et le reste de la semaine afin de commémorer la Journée internationale de la femme. Au siège de l'agence à Genève, les membres du personnel féminin vendaient des produits artisanaux fabriqués par des réfugiées iraquiennes à Damas pour des programmes visant à la prévention et au traitement de la violence sexuelle.</p> <p>Plus tard cette semaine, la réfugiée ougandaise Kate Ofwono du camp de Kakuma au nord-ouest du Kenya devrait participer avec Erika Feller, la Haut Commissaire assistante en charge de la protection, à un débat à Genève sur le thème « Ecoutez les femmes pour le changement. » Kate Ofwono assistera également à la diffusion de son film, avec le soutien du HCR, sur sa vie et les défis qu'elle rencontre à Kakuma et comment elle a mis à profit toutes les possibilités qui s'offraient à elle en matière de formation et d'emploi.</p> <p>Luisa Cremonese, fonctionnaire du HCR spécialiste des questions d'égalité entre hommes et femmes, aide à organiser les événements à Genève. Elle a indiqué que le déplacement forcé mène généralement à de nombreuses violations des droits humains contre les femmes, à la fois durant la fuite et dans les camps. Elle a ajouté que, dans certains cas, les abus se sont déroulés « au retour même dans leur village d'origine et les droits qu'elles avaient gagnés en tant que réfugiées n'étaient plus respectés. »</p> <p>Parallèlement, à Islamabad, la capitale du Pakistan, le HCR et un partenaire local, Struggle for Change (SACH), ont organisé une réunion pour la Journée internationale de la femme lundi avec des femmes des communautés locale et réfugiée pour discuter du thème de l'égalité des droits et des chances.</p> <p>Une Somalienne âgée de 48 ans, Hadja, a indiqué lors de la réunion qu'elle avait été enlevée et détenue par un groupe de miliciens durant quatre ans dans son pays d'origine avant de réussir à s'échapper. « J'ai subi un grand nombre de violences physiques et mentales et les nombreuses cicatrices que je porte sur tout le corps témoignent des douleurs et des souffrances que j'ai endurées », a indiqué Hadja, qui vit à Islamabad depuis ces trois dernières années.</p> <p>Son mari, un ancien chauffeur des Nations Unies, a été tué par des miliciens en Somalie avec son père et son fils aîné. Elle a indiqué qu'elle avait reçu des menaces selon lesquelles elle serait tuée si elle rentrait en Somalie car Hadha avait refusé d'épouser son beau-frère. Elle vit au Pakistan avec l'une de ses filles, mais ses trois autres enfants sont restés en Afrique.</p> <p>Hadja survit majoritairement d'une allocation de 4 500 roupies pakistanaises (52 dollars) par mois reçue du SACH. Elle détient une carte de réfugié reçue du HCR, mais elle n'a pas le droit de travailler et elle n'a pas le droit à la résidence permanente. Malgré cela, la force de Hadja a fait d'elle une représentante des femmes somaliennes à Islamabadad.</p> <p>Elle a parlé de son histoire durant la réunion de lundi et elle a indiqué « que malgré son expérience traumatisante et la violence que j'ai subies, j'ai toujours envie de vivre et d'espérer pour l'avenir. » Elle a ajouté que sa « passion est de venir en aide aux personnes vulnérables, aux nécessiteux et aux sans voix. »</p> <p>Humaira, une réfugiée âgée de 21 ans originaire de l'Afghanistan voisin, a indiqué lors de la réunion qu'elle avait dû venir au Pakistan lorsqu'elle avait seulement quatre ans. « Je ressens que le Pakistan est mon pays. Je parle très bien l'ourdou », a indiqué ce professeur de mathématiques. « En tant que femme, je peux encore m'employer à me créer un avenir meilleur », a t-elle dit.<BR /> <BR /> A Bogota, le HCR a célébré cette journée en lançant une vidéo « Sin Nombre (Inconnu) », qui raconte l'histoire de femmes déplacées colombiennes. Les groupes Mesa Mujer et Armed Conflict, parallèlement, ont présenté leur neuvième rapport annuel sur la violence socio-politique contre les femmes en Colombie, démontrant que les femmes déplacées de force sont particulièrement vulnérables à la violence sexuelle.<BR /> <BR /> Au Vénézuela, le HCR a pris part à la foire de la Journée internationale de la femme à l'Université centrale du Vénézuela à Caracas. Le bureau du HCR à Zulia a organisé une présentation sur la législation internationale lors d'une conférence sur les droits de la femme, en mettant l'accent sur les communautés indigènes dans la région.</p> <p>
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Date: Wednesday, 10 Mar 2010 18:20
<p>KIBIZA, Rwanda, 9 mars (HCR) - Joan Laporta, le Président du FC Barcelone, le célèbre club espagnol de football, a inauguré un centre communautaire pour des réfugiés congolais durant une visite au camp de Kiziba au Rwanda début mars.</p> <p>Jean Laporta et des cadres du FC Barcelone, guidés par le personnel de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, ont visité un camp situé au sommet d'une colline dans le nord-ouest du pays jeudi dernier. Quelque 19 000 réfugiés originaires de République démocratique du Congo (RDC) sont hébergés à Kiziba, l'un des trois camps ayant bénéficié d'un partenariat spécifique entre le HCR, Nike et la Fondation du FC Barcelone.</p> <p>Le jeune directeur du FC Barcelone a reçu un accueil chaleureux de la part des résidents du camp, dont un grand nombre connaissait son équipe et attendaient impatiemment de le rencontrer. « Barcelone a beaucoup fait pour nous permettre de pratiquer le sport dans le camp », a expliqué Arsène, âgé de 17 ans, dont la famille a fui la RDC quand il avait seulement deux ans.</p> <p>Le point d'orgue de la visite a été l'ouverture du centre polyvalent, où des réfugiés pourront organiser des événements culturels ainsi que des jeux en salle ou regarder la télévision. Cette salle sera également utilisée à des fins d'éducation et pour des ateliers. Elle a été construite grâce à un financement de la Fondation du FC Barcelone.</p> <p>« Elle sera le point central permettant d'intensifier la vie de la communauté », a expliqué Manuel Dos Santos, chef du bureau du HCR sur le terrain à Kiziba, ajoutant que cette salle était déjà aussi célèbre que le stade du Barça.</p> <p>C'était la première fois que Joan Laporta visitait une opération du HCR sur le terrain ou un camp de réfugiés, mais Barcelone fournit un soutien aux réfugiés dans les camps de Kizimba, Nyabiheke et Gihembe depuis la signature d'un accord de partenariat de trois ans par le FC Barcelone avec le Haut Commissaire António Guterres en 2008.</p> <p>« Je vous remercie tous d'avoir participé à ce projet », a indiqué Joan Laporta lors d'un discours aux réfugiés. « La meilleure décision sportive que j'ai jamais prise a été de développer la Fondation pour aider des personnes comme vous. »</p> <p>Un grand nombre de réfugiés plus jeunes, comme Arsène, jouent au football dans le camp et suivent à la télévision le FC Barcelone et les autres grandes équipes européennes. « Je n'arrive pas à croire que le Président du Barça soit ici. Nous sommes très heureux. Cela signifie beaucoup pour nous », a expliqué Arsène.</p> <p>Joan Laporta s'est également rendu au mémorial de Kigali pour les victimes du génocide, ouvert en 2004, pour rendre hommage aux 800 000 personnes qui ont perdu la vie durant le nettoyage ethnique de 1994.</p> <p>A son retour en Espagne, Joan Laporta s'est rendu au port d'Almeria, dans le sud du pays, pour le départ dimanche du convoi Play4Africa, une initiative soutenue par le FC Barcelone et le HCR. Les véhicules Play4Africa traverseront 14 pays en direction du Cap où ils arriveront pour la Coupe du monde de football en juin.</p> <p>Ils s'arrêteront dans une dizaine de villes en route, pour distribuer des ballons de football, des chaussures et de l'aide humanitaire aux nécessiteux. Les bénéficiaires compteront des milliers de jeunes réfugiés amoureux de ce sport dans des pays comme le Soudan, le Rwanda et le Kenya. Le HCR fournit également un soutien logistique pour cette opération.</p> <p><em>Par Line Pedersen à Kibiza, Rwanda</em></p>
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Date: Tuesday, 09 Mar 2010 19:14
<p>Le HCR lance aujourd'hui un appel de fonds s'élevant à 20 millions de dollars qui l'aidera à combler au Congo les besoins de dizaines de milliers de réfugiés de RDC ayant récemment fui le conflit ethnique survenant dans la province de l'Equateur, en République démocratique du Congo.</p> <p>Cet appel du fonds du HCR fait partie d'un appel global lancé par les agences des Nations Unies, ayant été financé à ce jour seulement à hauteur de 17,3 millions de dollars sur un total de près de 59 millions de dollars nécessaire cette année pour répondre à cette crise humanitaire. Nous espérons que les donateurs répondront généreusement.</p> <p>Nous sommes préoccupés par le fait qu'après quatre mois d'exil, les réfugiés de RDC manquent toujours d'une aide humanitaire basique, et ce malgré nos efforts. A ce jour, nous n'avons pu combler que 30 pour cent des besoins de 110 000 réfugiés pour la nourriture, l'assainissement, l'abri, les soins de santé et l'enseignement primaire.</p> <p>Les 110 000 réfugiés se trouvent dans la province de Likouala au nord du Congo. La vaste majorité d'entre eux (82%) sont des femmes et des enfants. Ils vivent dans 100 sites différents localisés le long de la rivière Oubangui, sur une distance de 600 kilomètres, ce qui rend plus difficile pour les agences humanitaires de leur venir en aide. Le niveau bas des rivières empêche la navigation de bateaux lourds et il nous oblige à acheminer le matériel humanitaire en quantités limitées ou à le transporter par voie aérienne.</p> <p>Ces fonds sont nécessaires pour intensifier notre capacité globale en termes de protection et de logistique. Ils seront également utilisés pour assurer l'enseignement primaire à plus de 20 000 enfants réfugiés, pour fournir davantage d'abris, pour acheter des biens de secours supplémentaires, pour améliorer les systèmes d'assainissement et l'accès aux soins de santé. L'approvisionnement en eau potable est également urgent pour diminuer les maladies transmises par l'eau dont souffre une grande partie de la population qui n'a d'autre choix que de boire l'eau de la rivière.</p> <p>Les organisations des Nations Unies prenant également part à cet appel de fonds sont le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'UNESCO, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ainsi que le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).</p> <p>Les réfugiés ont fui la province de l'Equateur depuis le début des combats fin octobre 2009, lorsque des miliciens de l'ethnie enyele ont lancé des attaques meurtrières sur des membres de l'ethnie munzaya concernant les conditions d'exercice du droit de pêche et d'agriculture dans la région de Dongo. Depuis lors, les tensions se sont étendues dans la plupart de la province de l'Equateur en RDC et elles ont fait fuir 18 000 autres réfugiés vers la République centrafricaine.</p> <p>
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Date: Tuesday, 09 Mar 2010 19:14
<p>WASHINGTON DC, Etats-Unis, 5 mars (HCR) - Une employée du HCR, Tina Hinh, fait partie des milliers de réfugiés vietnamiens ayant bénéficié d'une réinstallation aux Etats-Unis. En 1978, sa mère était enceinte et la famille a fui le Vietnam par bateau. Ils ont rejoint Palau Bidong en Malaisie, une île qui est devenue l'un des plus importants camps de réfugiés d'Indochine. Sa famille a été acceptée pour une réinstallation aux Etats-Unis en 1979. Tina s'est récemment entretenue avec Lilli Tnaïb, assistante d'information au HCR.</p> <p><strong>Que vous ont raconté vos parents de la vie à Palau Bidong ?</strong></p> <p>Ma mère m'a dit que la vie était très inconfortable et difficile au camp. Je suis née en pleine nuit avec l'aide d'une sage-femme dans des circonstances très difficiles. Nous dormions dans des huttes de fortune. Mes parents nageaient depuis l'île vers des bateaux, utilisant de l'or comme monnaie, pour acheter des marchandises et les revendre à d'autres réfugiés pour gagner un peu d'argent. Je suis tombée malade et ma mère a dû m'emmener dans un bateau médical français jusqu'à ma guérison.</p> <p>Lorsque ma famille se trouvait à Palau Bidong, le HCR avait une présence à Kuala Lumpur. Des membres du personnel du HCR venaient dans les camps par bateau, pour enregistrer les réfugiés et leur porter assistance. Plus tard, c'est devenu un site majeur de traitement des demandes pour la réinstallation, mais lorsque mes parents étaient sur place en 1979, la réinstallation s'effectuait à très petite échelle, voire au cas par cas.</p> <p><strong>Comment êtes-vous venue aux Etats-Unis ?</strong></p> <p>Toute ma famille élargie, du côté de mon père, a quitté le Vietnam, et ce à différentes périodes. Ma famille et les soeurs de mon père sont parties ensemble en Malaisie. Mes grands-parents et le reste de ma famille ont rejoint Hong Kong. Grâce à des programmes de réinstallation, nous avons pu tous nous retrouver. J'avais une tante qui avait bénéficié de la réinstallation aux Etats-Unis dans l'Etat du Michigan grâce à l'aide de Church World Service. Avec l'aide du service de recherche du HCR pour le regroupement familial, un pasteur du Michigan a aidé à nous retrouver en Malaisie. Nous avons rejoint ma tante à l'été 1979, avant que le programme officiel de réinstallation des Etats-Unis ne débute dans les années 80.</p> <p><strong>Racontez-nous les premiers défis auxquels ont été confrontés votre famille aux Etats-Unis.</strong></p> <p>Lorsque mes parents sont arrivés il y a 30 ans, ils ne parlaient pas l'anglais et ils n'avaient pas d'argent. Ils avaient arrêté leurs études au niveau du lycée, mais ils ont travaillé dur et ils ont pu se construire une vie agréable ainsi que pour mon frère [aîné] et moi. Durant les 10 premières années, la situation a été très difficile car ils devaient travailler six jours par semaine, douze heures par jour. Ils ont occupé des emplois précaires et non qualifiés jusqu'à ce que leur anglais s'améliore. Il y a environ 20 ans, ils ont ouvert leur propre affaire. Comme ils travaillaient très dur, j'ai grandi en étant souvent seule à la maison. Leur histoire est devenue le rêve américain. Ils ont pu reconstruire leur vie et offrir une éducation à leurs enfants. Il y a quinze ans, la famille de ma mère est venue nous rejoindre depuis le Vietnam. Mes parents les ont d'abord embauchés et, maintenant, ils sont également à la tête de leurs propres entreprises.</p> <p><strong>Décrivez-nous votre travail au bénéfice des réfugiés au HCR ou dans d'autres organisations.</strong></p> <p>J'ai travaillé principalement dans le domaine de la réinstallation, tout d'abord le long de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar avec International Rescue Committee pour aider à la réinstallation de réfugiés du Myanmar aux Etats-Unis. Puis j'ai rejoint le HCR. J'ai interviewé des réfugiés qui partaient pour les Etats-Unis. Désormais, je travaille en tant qu'assistante pour la réinstallation au bureau du HCR à Washington sur les statistiques mondiales ainsi que des dossiers de réinstallation.</p> <p><strong>Pensez-vous que votre histoire personnelle ait influencé votre travail ?</strong></p> <p>Oui, en effet. Mes parents m'ont toujours dit quand j'étais enfant combien ils étaient surpris du nombre de personnes les ayant aidés quand ils avaient des ennuis et qu'ils étaient dans le besoin… Un si grand nombre de personnes qu'ils n'ont jamais connues et qui les ont aidés depuis les coulisses.</p> <p>J'ai toujours été intéressée par les problèmes des réfugiés. Je me suis sentie le plus connectée - entre là d'où je viens et ce que je fais maintenant - quand je parlais avec des familles au Myanmar pesant le pour et le contre pour savoir si elles devaient rester ou si elles devaient choisir la réinstallation aux Etats-Unis. Je leur disais que j'étais une réfugiée comme elles et que je venais d'un pays comme le leur. Je leur disais que ma famille avait pris la décision de venir aux Etats-Unis et qu'elle l'avait fait pour nous, les enfants. Mes parents ont vécu des moments difficiles. Cela n'a pas été facile au début, mais les Etats-Unis sont notre pays. Parfois, quand je leur avais dit ça, je percevais un espoir dans leurs yeux.</p> <p>
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Date: Monday, 08 Mar 2010 19:40
<p>BERTOUA, Cameroun, 5 mars (HCR) - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a rendu visite à des réfugiés mbororos originaires de la République centrafricaine pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la « tragédie oubliée » de ces personnes accueillies au Cameroun.</p> <p>António Guterres s'est entretenu avec certains des réfugiés durant des visites cette semaine dans les installations de Mandjou et Boulembé situées à 350 kilomètres à l'est de Yaoundé, la capitale du Cameroun, et au sein desquelles sont hébergés quelque 3 000 réfugiés.</p> <p>« Je suis ici pour témoigner ma gratitude au peuple et au Gouvernement camerounais [qui accueillent plus de 100 000 réfugiés et demandeurs d'asile originaires d'environ 30 pays, y compris 80 880 d'entre eux originaires de la République centrafricaine voisine] », a indiqué António Guterres durant sa visite à Mandjou, où il a été accueilli par une foule chamarrée.</p> <p>Le Haut Commissaire a souligné qu'il avait également décidé de se rendre visite aux réfugiés centrafricains « pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la tragédie oubliée des réfugiés mbororos. » António Guterres a indiqué qu'il espérait que la paix et la démocratie seraient rétablies dans leur pays, où il avait prévu de se rendre vendredi.</p> <p>Les Mboboros sont principalement des communautés pastorales nomades, qui sont originaires de l'ouest et du nord-ouest de la République centrafricaine. Ceux qui ont fui le Cameroun depuis 2005 indiquent que les Mbororos ont été visés par de fréquentes attaques menées par des groupes rebelles et des bandits qui volent leur bétail et kidnappent leurs femmes et leurs enfants contre des rançons.</p> <p>Les réfugiés mbororos sont hébergés dans des dizaines d'installations localisées dans l'est du Cameroun, rendant ainsi difficile pour le personnel du HCR basé dans la ville de Bertoua de contrôler leur situation, d'enregistrer les nouveaux arrivants et de distribuer de l'aide. Le Gouvernement camerounais accorde le statut de réfugié sur une base prima facie à cette population.</p> <p>Durant sa visite dans l'installation de Boulembé, où sont hébergés quelque 1 150 réfugiés mbororos, António Guterres a fait part de son admiration aux réfugiés, qui lui ont indiqué n'avoir aucun problème de cohabitation avec leurs hôtes camerounais. «&#160;Cela fait des années que nous vivons ensemble, que nous partageons l'eau, les salles de classe et les équipements mis à notre disposition », a indiqué Aliou Nassé, le représentant des 1 150 réfugiés centrafricains de Boulembé.</p> <p>António Guterres s'est entretenu avec Hadja Adama qui vit depuis cinq ans sur le site de Boulembé avec ses onze enfants, ses quatre neveux et nièces. A 45 ans, elle en paraît davantage et porte sur son visage les stigmates d'une vie jalonnée de malheurs. Son mari a été tué en République centrafricaine par des bandits coupeurs de routes qui cherchaient à lui voler son bétail. Elle élève désormais seule sa progéniture à laquelle sont venus s'ajouter les enfants d'un frère décédé brutalement des suites d'une maladie.</p> <p>António Guterres a été visiblement très ému par le témoignage de Hadja Adama. « C'est une honte que pareille tragédie ne suscite pas davantage d'intérêt. Il est urgent de mettre la communauté internationale face à ses responsabilités. Ces gens ont traversé des épreuves inimaginables », a-t-il indiqué. « On a du mal à entrevoir le bout du tunnel car tout indique que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour qu'on puisse envisager leur retour en République centrafricaine. »</p> <p>Un enregistrement mené par le HCR en octobre 2009 avait attesté de l'afflux constant et d'une augmentation du nombre de réfugiés centrafricains au Cameroun durant les douze derniers mois.</p> <p>Au Cameroun, leur pays d'accueil, les réfugiés centrafricains et leurs hôtes sont également confrontés à des problèmes et ils mettent en exergue l'insuffisance des points de distribution d'eau potable et des salles de classe ainsi que l'éloignement des centres de santé. « Ce sont des problèmes auxquels nous essayons de faire face avec des ressources limitées », a souligné la déléguée du HCR au Cameroun, Aïda Haïle Mariam. «&#160;La visite du Haut Commissaire offre une occasion supplémentaire de tirer la sonnette d'alarme pour que la communauté internationale soit plus attentive au désespoir des réfugiés centrafricains.&#160;»</p> <p>Avant de se rendre en République centrafricaine, António Guterres s'est entretenu avec des représentants du Gouvernement camerounais, y compris le chef de l'Etat, Paul Biya, et son Premier ministre, Philémon Yang.</p> <p><em>Par Francis Kpatindé à Bertoua, Cameroun</em></p>
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Date: Friday, 05 Mar 2010 18:22
<p>PARIS, France, 3 mars (HCR) - Plus de deux millions de spectateurs seront plongés dans l'univers des personnes déracinées à partir d'aujourd'hui dans 680 salles de cinéma en France grâce à un spot de 30 secondes « Solidarité en action ».</p> <p>Des images sombres défilent rapidement à l'écran, la bande-son est inquiétante. Des milliers de personnes fuient avec quelques effets sous le bras, puis c'est l'attente de l'assistance dans la dignité. Ce que voit le public, ce ne sont pas des acteurs qui jouent dans un film, mais bien la réalité.</p> <p>Le clip « Solidarité en action » vise à sensibiliser et à informer le public du travail conjoint du HCR et du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) visant à apporter une assistance aux personnes qui fuient le conflit ou les persécutions. Une campagne similaire a déjà été menée avec succès en 2009 en Grèce, en Irlande et aux Pays-Bas ainsi que cette année en Italie. En France, la campagne de communication durera tout le mois de mars.</p> <p>Le délégué du HCR à Paris, Francisco Galindo-Velez, salue cette initiative conjointe d’ECHO et du HCR. Il remercie ECHO de sa contribution pour la mise en œuvre de cette campagne. « La diffusion de ce spot permettra, sans aucun doute, de sensibiliser sur la question des personnes déracinées. Les spectateurs pourront, à travers ces images, découvrir ou reconnaître la dure réalité de la condition des réfugiés et des personnes contraintes de quitter leur terre natale », a-t-il déclaré.</p> <p>Médiavision, la régie publicitaire assurant la diffusion dans de nombreuses salles de cinéma à travers la France, a souhaité s'associer à ce partenariat. Sophie Tchakgarian, du service commercial Médiavision, a expliqué que le cinéma permet à une création publicitaire de prendre toute son ampleur.</p> <p>« L'impact sur le spectateur est tel au cinéma que c'est le support de communication idéal pour diffuser un message percutant. Nous sommes ravis de notre collaboration avec le HCR pour cette campagne de sensibilisation », a-t-elle ajouté.</p> <p>Le HCR et ECHO collaborent étroitement pour assurer la protection et fournir une assistance aux personnes déracinées à travers le monde, lors de crises d'urgence ou dans le cadre de situations de réfugiés prolongées. L'aide humanitaire inclut une réponse immédiate aux besoins fondamentaux, y compris l'accès à l'eau, à la nourriture, à un abri, à l'éducation et aux soins médicaux. Les deux organisations financent également des activités de déminage et des programmes de réinstallation ou de retour volontaire.</p> <p><em>Par Fadma Moumtaz à Paris</em></p> <p>Pour visionner le clip « Solidarité en Action », cliquez <a href="http://www.unhcr.fr/news/EC-Cinema.wmv">ici.</a></p> <p>
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Date: Friday, 05 Mar 2010 18:22
<p>BERTOUA, Cameroun, 5 mars (HCR) - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a rendu visite à des réfugiés de l'ethnie mbororo originaires de la République centrafricaine pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la « tragédie oubliée » de ces personnes accueillies au Cameroun.</p> <p>António Guterres s'est entretenu avec certains des réfugiés durant des visites cette semaine dans les installations de Mandjou et Boulembé situées à 350 kilomètres à l'est de Yaoundé, la capitale du Cameroun, et au sein desquelles sont hébergés quelque 3 000 réfugiés.</p> <p>« Je suis ici pour témoigner ma gratitude au peuple et au Gouvernement camerounais [qui accueillent plus de 100 000 réfugiés et demandeurs d'asile originaires d'environ 30 pays, y compris 80 880 d'entre eux originaires de la République centrafricaine voisine] », a indiqué António Guterres durant sa visite à Mandjou, où il a été accueilli par une foule chamarrée.</p> <p>Le Haut Commissaire a souligné qu'il avait également décidé de se rendre visite aux réfugiés centrafricains « pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la tragédie oubliée des réfugiés de l'ethnie mbororo. » António Guterres a indiqué qu'il espérait que la paix et la démocratie seraient rétablies dans leur pays, où il avait prévu de se rendre vendredi.</p> <p>Les Mboboros sont principalement des éleveurs nomades originaires de l'ouest et du nord-ouest de la République centrafricaine. Ceux qui ont fui le Cameroun depuis 2005 indiquent que les membres de leur ethnie ont été visés par de fréquentes attaques par des groupes rebelles et des bandits qui volent leur bétail et kidnappent leurs femmes et leurs enfants contre des rançons.</p> <p>Les réfugiés de l'ethnie mbororo sont hébergés dans des dizaines d'installations localisées dans l'est du Cameroun, rendant ainsi difficile pour le personnel du HCR basé dans la ville de Bertoua de contrôler leur situation, d'enregistrer les nouveaux arrivants et de distribuer de l'aide. Le Gouvernement camerounais accorde le statut de réfugié sur une base prima facie à cette population.</p> <p>Durant sa visite dans l'installation de Boulembé, où sont hébergés quelque 1 150 Mbororos, António Guterres a fait part de son admiration aux réfugiés, qui lui ont dit n'avoir aucun problème de cohabitation avec leurs hôtes camerounais. « Cela fait des années que nous vivons ensemble, que nous partageons l'eau, les salles de classe et les équipements mis à notre disposition », a indiqué Aliou Nassé, le représentant des 1 150 réfugiés centrafricains de Boulembé.</p> <p>António Guterres s'est entretenu avec Hadja Adama qui vit depuis cinq ans sur le site de Boulembé avec ses onze enfants, ses quatre neveux et nièces. A 45 ans, elle en paraît davantage et porte sur son visage les stigmates d'une vie jalonnée de malheurs. Son mari a été tué en République centrafricaine par des coupeurs de routes qui cherchaient à lui voler son bétail. Elle élève désormais seule sa progéniture à laquelle sont venus s'ajouter les enfants d'un frère décédé brutalement à la suite d'une maladie.</p> <p>António Guterres a été visiblement très ému par le témoignage de Hadja Adama. « C'est une honte que pareille tragédie ne suscite pas davantage d'intérêt. Il est urgent de mettre la communauté internationale face à ses responsabilités. Ces gens ont traversé des épreuves inimaginables », a-t-il indiqué. « On a du mal à entrevoir le bout du tunnel car tout indique que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour qu'on puisse envisager leur retour en République centrafricaine. »</p> <p>Un enregistrement mené par le HCR en octobre 2009 avait attesté de l'afflux constant et d'une augmentation du nombre de réfugiés centrafricains au Cameroun durant les douze derniers mois.</p> <p>Au Cameroun, leur pays d'accueil, les réfugiés centrafricains et leurs hôtes sont également confrontés à des problèmes et ils mettent en exergue l'insuffisance des points de distribution d'eau potable et des salles de classe ainsi que l'éloignement des centres de santé. « Ce sont des problèmes auxquels nous essayons de faire face avec des ressources limitées », a souligné la déléguée du HCR au Cameroun, Aïda Haïle Mariam. « La visite du Haut Commissaire offre une occasion supplémentaire de tirer la sonnette d'alarme pour que la communauté internationale soit plus attentive au désespoir des réfugiés centrafricains. »</p> <p>Avant de se rendre en République centrafricaine, António Guterres s'est entretenu avec des représentants du Gouvernement camerounais, y compris le chef de l'Etat, Paul Biya, et son Premier ministre, Philémon Yang.</p> <p><em>Par Francis Kpatindé à Bertoua, Cameroun</em></p>
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Date: Thursday, 04 Mar 2010 16:06
<p>Paris, France, 3 mars (HCR) - Nadjib Sirat a fui l'Afghanistan en 1998, quand il avait 18 ans et il s'est installé en France où il a obtenu le statut de réfugié. Il est ensuite devenu citoyen français. Aujourd'hui, il est engagé dans plusieurs projets d'alpinisme avec l'aventurier français Charles Hedrich, leur objectif étant de présenter une image différente et positive de l'Afghanistan. Dans ce but, le projet « L'Afghan le plus haut du monde » devrait conduire Nadjib Sirat au sommet du Cho Oyu, situé à la frontière entre le Tibet et le Népal, à 8201 mètres d'altitude, en mai puis au sommet de l'Everest en septembre 2010. En février, Nadjib Sirat s'est rendu en Afghanistan où il est devenu le président de la fédération afghane d'alpinisme à Kaboul. Il espère faire naître un intérêt en Afghanistan pour le ski et les sports de montagne. Il s'est récemment entretenu avec Hannane Boulmaoui, stagiaire au HCR à Paris.</p> <p><strong>Comment êtes-vous arrivé en France ?</strong></p> <p>En 1997, j'ai commencé à travailler avec l'AFRANE (Amitié franco-afghane), une ONG française à Kaboul spécialisée dans les domaines pédagogique et humanitaire. Cette collaboration avec une ONG française m'a posé des problèmes avec le gouvernement taliban, parce que je travaillais avec des étrangers mais aussi car l'AFRANE aidait des jeunes filles à accéder à l'éducation. C'est pourquoi j'ai fui vers le Pakistan, où le chef de mission de l'AFRANE m'a aidé à obtenir un visa d'étudiant pour aller en France.</p> <p>Après mon arrivée en France en octobre 1998, j'ai passé trois ans au lycée pour obtenir mon baccalauréat. Puis j'ai intégré une formation de prothésiste dentaire tout en suivant des cours du soir en licence d'économie et de gestion. J'ai présenté ma demande d'asile politique en 1999. En septembre 2000, l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) m'a accordé le statut de réfugié politique. En 2009, je suis devenu citoyen français.</p> <p><strong>Comment avez-vous vécu votre réinstallation en France ?</strong></p> <p>Ma première année a été très difficile. Je n'étais en contact quasiment qu'avec des élèves français. Comme j'étais arrivé seul, je n'étais pas intégré à la communauté afghane. Alors je me suis ouvert à la culture française, j'ai appris à l'apprécier au point de laisser provisoirement de côté l'Afghanistan et les préoccupations qui m'y rattachaient.</p> <p>Pour subvenir à mes besoins, j'ai choisi de demander l'asile après mon arrivée en France avec un visa étudiant. Celui-ci me permettait de travailler vingt heures par semaine. Je me dis que je n'ai pas beaucoup coûté à mon pays d'adoption, j'ai toujours travaillé et payé mes impôts.</p> <p><strong>Quelle relation avez-vous maintenu avec l'Afghanistan ?</strong></p> <p>Dans un premier temps, j'ai coupé tout contact avec mon pays car j'étais trop préoccupé par ma vie d'étudiant. J'ai ensuite renoué des liens avec l'Afghanistan, après l'obtention de mon statut de réfugié. Ensuite j'ai eu de nombreux projets en tête pour préserver des liens avec l'Afghanistan. Je me disais que je pourrais ouvrir une clinique dentaire ou alors rentrer et travailler pour une ONG. J'ai également gardé un contact étroit avec mes parents, mes frères et soeurs en Afghanistan.</p> <p>Quand j'ai voulu fuir le pays, mon père ne l'avait pas accepté. Comme j'étais encore jeune, il craignait que je sois manipulé. Mon père est aujourd'hui décédé, mais dans les années où j'étudiais en France et que j'y menais une vraie vie, il était heureux pour moi.</p> <p><strong>Parlez-nous de votre partenariat avec Charles Hedrich</strong></p> <p>Il y a un an, Charles Hedrich a contacté l'ambassade d'Afghanistan en France afin de trouver un sportif afghan acceptant de relever le défi d'être le premier Afghan à escalader l'Everest. J'ai accepté car j'étais convaincu que ce projet pouvait véhiculer une image positive de l'Afghanistan, faisant enfin parler de l'Afghanistan différemment.</p> <p>L'alpinisme permettrait de dire qu'il existe autre chose que la guerre et les talibans, et notamment de magnifiques montagnes et du sport. Je veux intéresser les jeunes Afghans qui regardent le ski à la télévision et qui rêvent de quitter le pays. Je veux leur montrer que la neige et la montagne sont là, chez eux en Afghanistan, et qu'ils peuvent également accéder à ces sports.</p> <p>L'escalade pourrait aussi faire prendre conscience aux gens qu'il est nécessaire d'éliminer les mines antipersonnel dans les régions de haute montagne en Afghanistan. De plus, les sports pourraient aider à promouvoir la paix.</p> <p><strong>Quel serait votre message aux Afghans recherchant l'asile en Europe ?</strong></p> <p>Quand je suis arrivé en France, j'ai ressenti combien il est difficile d'être un étranger en France. Alors j'ai compris que je serai toujours un Afghan. Même si mon pays d'adoption est la France, mon pays, c'est aussi l'Afghanistan. J'espère qu'un jour l'Afghanistan deviendra un pays où les Afghans exilés auront envie de rentrer et que d'autres auront également envie de visiter.</p>
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Date: Thursday, 04 Mar 2010 16:06
<p>Genève - Le HCR a accepté de fournir une assistance d'urgence aux Ougandais sans abri suite aux glissements de terrain majeurs survenus dans l'est du pays. Notre équipe en Ouganda a préparé un stock initial de tentes et bâches en plastique pour des abris d'urgence, afin de répondre aux besoins de 5 000 personnes.</p> <p>Ces glissements de terrain désastreux, signalés mardi, sont consécutifs à plusieurs jours de pluies torrentielles et d'inondations et ils ont tout emporté sur leur passage - les personnes et les biens - principalement dans le district de Bududa, à environ 275 kilomètres au nord-est de Kampala. Selon les premières estimations de source gouvernementale, quelque 55 personnes ont trouvé la mort à Bududa alors que 300 autres sont portées disparues. Cette catastrophe naturelle a également frappé des districts voisins. Nous craignons que le nombre total de déplacés n'augmente et que le bilan ne s'alourdisse au fur et à mesure que des équipes d'évaluation envoyées par les autorités ougandaises atteignent d'autres zones touchées.</p> <p>« C'est une tragédie humaine sur laquelle nous ne pouvons fermer les yeux », a indiqué António Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés dont l'organisation porte assistance aux victimes de ces glissements de terrain pour des motifs humanitaires. « C'est un triste rappel des souffrances provoquées par des catastrophes naturelles affectant un nombre croissant de personnes démunies à travers le monde. »</p> <p>Depuis octobre dernier, l'Ouganda subit des pluies torrentielles qui seraient une possible conséquence du phénomène El Nino, qui devrait durer encore un mois.</p> <p>
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Date: Wednesday, 03 Mar 2010 17:34
<p>KASIC, Croatie, 2 mars (HCR) - Nikola Lakic possède un vieux tracteur rouge vif, qui fait sa fierté et sa joie. Ce véhicule les a emmenés, lui et sa famille, vers un lieu en sécurité lorsqu'ils ont dû fuir leur village croate en 1995. Il a également été un moyen d'existence en exil. Lorsque ce père de deux enfants, âgé de 52 ans, est finalement rentré dans son village d'origine, le véhicule a commencé à montrer des signes de faiblesse. Nicola Lakic s'est alors adressé au HCR pour demander une aide.</p> <p>Il avait acheté en 1981 cet antique Zetor 6911 fabriqué en Tchécoslovaquie, lorsqu'il travaillait comme producteur de fruits et légumes à Kasic, un village situé dans une région vallonnée à environ 100 kilomètres au nord de Split. Il vendait alors sa production aux hôtels et aux restaurants des stations touristiques très fréquentées de la côte dalmatienne.</p> <p>Il travaillait dur, mais Nikola, grâce à son solide tracteur, faisait vivre décemment sa famille dans cette région agricole fertile. Toutefois, en 1995, le conflit régional a touché Kasic, forçant Nikola et d'autres Serbes de Croatie à fuir pour sauver leur vie.</p> <p>La famille Lakic a voyagé sur le tracteur avec ses bagages durant 11 jours à travers la Bosnie-Herzégovine vers la province serbe de Vojvodina. Grâce à son tracteur, Nikola a pu gagner sa vie en tant qu'ouvrier agricole dans cette région productrice de maïs.</p> <p>En 2008, le Gouvernement croate a procédé à la rénovation de maisons endommagées par la guerre à Kasic et dans d'autres villages de la région de Zadar, également jonchés de mines antipersonnel. Nikola a décidé de rentrer et de recommencer un commerce de fruits et légumes.</p> <p>De nombreux autres Serbes de Croatie ayant également demandé une aide pour retourner en Croatie, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés a décidé de leur fournir un moyen de transport et des équipements pour la ferme, principalement des tracteurs. Nikola s'est fait ramener dans son village d'origine par le HCR.</p> <p>Il y a toutefois eu un coût caché, a-t-il expliqué. «&#160;Le voyage à travers la Bosnie et les travaux de la terre à Vojvodina ont endommagé le moteur du tracteur et, lorsque le HCR nous a aidés pour rentrer à Kasic, le tracteur était déjà mal en point.&#160;»</p> <p>Nikola avait déjà commencé à remettre ses champs en état à l'aide de son fidèle destrier rouge. Toutefois il n'a pas fallu attendre longtemps pour que le moteur robuste et le système de freinage ne tombent en panne après des années de service.</p> <p>Avec des ressources financières limitées après avoir planté 200 pêchers, Nikola avait besoin d'aide car il savait qu'il n'obtiendrait pas de retour sur investissement durant quatre ans. Il a expliqué son problème au HCR et l'agence pour les réfugiés a «&#160;reconnu combien cette période était cruciale pour moi et elle m'a aidé.&#160;» Le HCR a accepté de payer les réparations de son tracteur, y compris le moteur et les freins.</p> <p>« La petite population rapatriée de Kasic est confrontée à des difficultés pour restaurer ce qui était alors une zone agricole prospère et pour renouer des liens commerciaux » avec les stations touristiques côtières à nouveau florissantes, a expliqué Tanja Kale, chef du bureau du HCR sur le terrain à Knin. « Le HCR a démontré qu'avec une aide à petite échelle, la situation de ces personnes peut changer et qu'elles peuvent reconstruire leur vie. »</p> <p>Avec l'aide du gouvernement, le HCR et d'autres organisations, des personnes comme Nikola peuvent effectuer un retour durable. Grâce à son tracteur à nouveau utilisable, il prépare avec son frère un important travail dans les champs avant le printemps. Et il espère que sa famille pourra le rejoindre cette année.</p> <p><em>Par Dorijan Klasnic à Kasic, Croatie</em></p>
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Date: Wednesday, 03 Mar 2010 17:34
<p>PARIS, France, 3 mars (HCR) - Plus de deux millions de spectateurs seront plongés dans l'univers des personnes déracinées à partir d'aujourd'hui dans 680 salles de cinéma en France grâce à un spot de 30 secondes « Solidarité en action ».</p> <p>Des images sombres défilent rapidement à l'écran, la bande-son est inquiétante. Des milliers de personnes fuient avec quelques effets sous le bras, puis c'est l'attente de l'assistance dans la dignité. Ce que voit le public, ce ne sont pas des acteurs qui jouent dans un film, mais bien la réalité.</p> <p>Le clip « Solidarité en action » vise à sensibiliser et à informer le public du travail conjoint du HCR et du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) visant à apporter une assistance aux personnes qui fuient le conflit ou les persécutions. Une campagne similaire a déjà été menée avec succès en 2009 en Grèce, en Irlande et aux Pays-Bas ainsi que cette année en Italie. En France, la campagne de communication durera tout le mois de mars.</p> <p>Le délégué du HCR à Paris, Francisco Galindo-Velez, salue cette initiative conjointe d'ECHO et du HCR. Il remercie ECHO de sa contribution pour la mise en oeuvre de cette campagne. « La diffusion de ce spot permettra, sans aucun doute, de sensibiliser sur la question des personnes déracinées. Les spectateurs pourront, à travers ces images, découvrir ou reconnaître la dure réalité de la condition des réfugiés et des personnes contrainte de quitter leur terre natale », a-t-il déclaré.</p> <p>Médiavision, la régie publicitaire assurant la diffusion dans de nombreuses salles de cinéma à travers la France, a souhaité s'associer à ce partenariat. Sophie Tchakgarian, du service commercial Médiavision, a expliqué que le cinéma permet à une création publicitaire de prendre toute son ampleur.</p> <p>« L'impact sur le spectateur est tel au cinéma que c'est le support de communication idéal pour diffuser un message percutant. Nous sommes ravis de notre collaboration avec le HCR pour cette campagne de sensibilisation », a-t-elle ajouté.</p> <p>Le HCR et ECHO collaborent étroitement pour assurer la protection et fournir une assistance aux personnes déracinées à travers le monde, lors de crises d'urgence ou dans le cadre de situations de réfugiés prolongées. L'aide humanitaire inclut une réponse immédiate aux besoins fondamentaux, y compris l'accès à l'eau, à la nourriture, à un abri, à l'éducation et aux soins médicaux. Les deux organisations financent également des activités de déminage et des programmes de réinstallation ou de retour volontaire.</p> <p><em>Par Fadma Moumtaz à Paris</em></p> <p>Pour visionner le clip « Solidarité en Action », cliquez <a href="http://www.unhcr.fr/news/EC-Cinema.wmv">ici.</a></p> <p>
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Date: Tuesday, 02 Mar 2010 20:41
<p>BEYROUTH, Liban, 1er mars (HCR) - Comme de nombreux réfugiés iraquiens forcés à quitter leur pays natal du fait de la guerre et du conflit sectaire, Murtada espère que les élections parlementaires du 7 mars prochain rétabliront la sécurité en Iraq et faciliteront un retour sûr pour des centaines de milliers d'Iraquiens vivant dans des pays hôtes à travers le Moyen-Orient.</p> <p>Des réfugiés iraquiens en Jordanie, au Liban, en Syrie et en Egypte sont divisés sur le fait de participer ou non à ces élections parlementaires en Iraq. Nombre de ceux qui sont enregistrés auprès du HCR doutent que les élections mettront fin aux enlèvements aux meurtres et aux attentats suicide qui les ont poussés à quitter leur pays.</p> <p>Un grand nombre préfère soit rester dans les pays hôtes soit être réinstallés dans des pays tiers. Le retour en Iraq dans les conditions actuelles d'insécurité et d'instabilité n'est pas une solution pour de nombreux réfugiés iraquiens.</p> <p>« Si l'Iraq était un pays sûr, nous serions de retour aujourd'hui même. Malheureusement la situation sécuritaire dangereuse y prévalant nous a forcés à chercher refuge en dehors de l'Iraq. Nous ne sommes pas optimistes sur le fait que les élections restaurent la sécurité, mais j'espère que mon vote fera avancer les choses et amènera le changement », a indiqué Murtada, âgé de 26 ans, un réfugié iraquien au Liban.</p> <p>Des menaces et des attaques ont fait fuir Murtada en 2004 vers le Liban, où il est enregistré en tant que réfugié au bureau du HCR à Beyrouth.</p> <p>« J'avais perdu espoir pour la réinstallation et j'étais confronté à des conditions de vie difficiles sans permis de résidence au Liban, alors j'ai pris le risque et je suis rentré en Iraq en 2009 », a-t-il dit. « Une semaine après, j'étais enlevé et j'ai été battu. Un mois après, ma femme est morte durant un attentat suicide. J'ai fui à nouveau et j'ai décidé que je ne rentrerai pas tant que l'Iraq ne serait pas un pays où on peut vivre en sécurité. »</p> <p>A la fin 2009, le HCR avait dans ses bases de données quelque 300 000 Iraquiens qui avaient été enregistrés et qui vivraient toujours dans la région, y compris plus de 210 000 d'entre eux en Syrie. Près de 190 000 réfugiés iraquiens sont en âge de voter. De plus, selon des sources provenant des gouvernements des pays hôtes, leur nombre au total serait bien supérieur, car des centaines de milliers d'entre eux ne s'enregistrent pas auprès du HCR pour une multitude de raisons.</p> <p>Environ 35 000 réfugiés iraquiens ont déjà été réinstallés aux Etats-Unis et en Europe, mais ce ne sera jamais une solution permettant de venir en aide à l'ensemble des réfugiés. La plupart d'entre eux continueront à attendre que la situation en Iraq s'améliore pour qu'ils puissent rentrer dans leur pays.</p> <p>Sur demande de la Commission électorale iraquienne, le HCR a indiqué qu'il se tient prêt à aider à la participation des réfugiés iraquiens vivant dans des pays voisins de l'Iraq pour les élections. Ces personnes sont considérées comme étant une opportunité majeure pour consolider la réconciliation nationale.</p> <p>« Dans le cadre d'une étroite coopération avec les autorités iraquiennes compétentes et les gouvernements des pays hôtes, l'assistance du HCR sera limitée à fournir des données démographiques sur les Iraquiens enregistrés, à les informer sur leurs droits de participer aux élections et à fournir un soutien logistique qui pourrait être nécessaire pour un processus électoral pacifique et ordonné », avait indiqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR aux journalistes à Genève après la demande de l'Iraq.</p> <p>Les élections du mois de mars 2010 en Iraq constitueront un test pour ce pays qui pourrait avancer vers la démocratisation et la paix ou glisser de nouveau vers la violence ethnique et sectaire. La sécurité reste fragile. La violence s'accroît dans plusieurs parties du pays avant les élections, alors que les Etats-Unis se prépare à réduire progressivement leur présence militaire en Iraq dès le milieu de cette année.</p> <p>« Je ne participerai pas à cette élection. Pourquoi devrais-je voter et qu'est-ce que je gagnerai en votant ? Rien », a expliqué Haidar, un réfugié iraquien âgé de 60 ans qui vit en Syrie. Tendu et en colère, il reste sceptique sur le fait que l'élection amènerait une amélioration de la situation de sécurité en Iraq. « Je ne crois pas que les élections nous aideront à rentrer en Iraq. Je ne rentrerai pas en Iraq dans la situation actuelle d'insécurité », a-t-il ajouté.</p> <p>Les réfugiés iraquiens présents dans différents pays ont cité la violence sectaire comme étant la plus importante menace s'ils retournaient dans leur pays. Malgré des conditions de vie fréquemment misérables dans les pays d'accueil, ils indiquent que le retour dans leur pays d'origine est trop dangereux.</p> <p>Un grand nombre de personnes ont été traumatisées en Iraq par les souffrances qu'elles y ont subi et la violence qui les a privées de leurs proches. Le HCR a assuré une aide psychologique et des soins de santé pour les blessures physiques à de nombreux Iraquiens via des partenaires locaux.</p> <p>Durant une réunion avec un chargé du HCR pour les services communautaires et des réfugiés iraquiens dans une banlieue de Beyrouth, ils ont discuté des problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés et de la façon de les résoudre. La protection via la réinstallation est leur demande prioritaire, suivie par des préoccupations sur la sécurité économique, l'éducation pour leurs enfants et les soins de santé.</p> <p>« Nous sommes pris entre le marteau et l'enclume », a expliqué Nada, qui a trois enfants et un mari alité. Elle est sans emploi et elle est terrifiée par le risque de détention par les autorités qui pourraient ne pas distinguer les réfugiés des migrants illégaux. « Je voterai car j'ai toujours espoir qu'un jour la sécurité pourrait être restaurée en Iraq. »</p> <p><em>Par Wafa Amr à Beyrouth, Liban</em></p>
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Date: Monday, 01 Mar 2010 23:30
<p>ISLAMABAD, Pakistan, 26 février (HCR) - Asadullah Salarzaï pensait qu'il n'aurait plus aucune chance de devenir un agronome qualifié lorsque son frère a été tué dans le sud de l'Afghanistan il y a cinq ans. Son frère, Hayatullah, était travailleur humanitaire et il subvenait aux besoins de la famille quand il a été tué par balles à Kandahar.</p> <p>Asadullah et la plupart de sa famille vivaient alors dans le camp de réfugiés de Toor situé au nord du Pakistan. Ses parents avaient fui vers le Pakistan au début des années 80 durant l'occupation soviétique de l'Afghanistan et la guerre civile qui a suivi.</p> <p>Cet homme de 24 ans est né dans le camp et il a étudié à l'école locale. A la fin de son adolescence, il savait qu'il voulait étudier l'agriculture à l'université pour rejoindre l'Afghanistan et aider à la reconstruction de ce pays ravagé par le conflit.</p> <p>C'est alors que la famille a été frappée par la tragédie. Le frère envoyait régulièrement de l'argent à sa famille au Pakistan, et une partie servait à financer l'éducation d'Asadullah. « Mon rêve d'étudier l'agriculture s'est presque écroulé », s'est-il rappelé.</p> <p>Il a alors pensé à l'initiative académique allemande pour les réfugiés Albert Einstein (DAFI), grâce à laquelle des milliers de réfugiés - y compris son frère ayant été tué - ont suivi des études supérieures. Financé par le Gouvernement allemand et géré par le HCR, le programme vise à promouvoir l'autosuffisance parmi les réfugiés et à accroître leurs chances de trouver une solution durable.</p> <p>Asadullah a postulé en 2006 et il a obtenu une bourse pour une licence en entomologie agricole dans les universités de Faisalabad et Peshawar. Il a été diplômé trois ans après et il travaille désormais en Afghanistan en tant que chargé de gestion des ressources naturelles pour la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.</p> <p>Il se rend dans des villages de cinq provinces du nord - Kaboul, Kunduz, Badakhshan, Baghlan et Mazar-e-Sharif - et il conseille des fermiers sur les meilleures techniques agricoles, en particulier le traitement antiparasitaire et la culture d'amandiers, de noisetiers et de pistachiers. « Je suis vraiment très heureux de travailler pour mes concitoyens, de partager mon expérience avec eux et de les conseiller pour une gestion optimale de leurs cultures », a indiqué Asadallah, qui s'est entretenu avec le HCR lors d'un récent voyage à Peshawar pour rendre visite à sa famille.</p> <p>Asadullah compte parmi plus de 650 réfugiés afghans au Pakistan ayant bénéficié de l'initiative DAFI depuis le début de ce programme en 1992. Ils ont obtenu des bourses d'étude dans un large éventail de spécialités et pour une durée allant d'une à quatre années. Des réfugiés afghans en Iran ont également été lauréats de bourses DAFI.</p> <p>Nazir Sahibzada, un assistant de programme pour le HCR à Peshawar, a relevé que « certains des étudiants ayant bénéficié d'une bourse DAFI servent désormais l'Afghanistan, et ce à des positions clés.&#160;» Il a noté que des étudiants DAFI ont eu des trajectoires modèles pour la communauté des réfugiés afghans. « DAFI est une fenêtre d'espoir et un outil pour le changement, la paix et la reconstruction », a indiqué Sahibzada.</p> <p>Asadullah est reconnaissant d'avoir obtenu cette aide et il tente de donner en retour. Conscient de l'importance de la bourse DAFI l'ayant aidé à atteindre son objectif et à devenir un expert agricole, il prend actuellement en charge le financement de l'éducation de deux Afghans orphelins vivant dans le camp de Toor. L'un étudie l'économie à l'université de Peshawar et l'autre est scolarisé près du camp.</p> <p>On compte plus de 1,7 million d'Afghans enregistrés vivant toujours au Pakistan. Quelque 3,5 millions sont rentrés dans leur pays avec l'aide du HCR depuis 2002. Asadullah espère qu'un jour, il pourra faire revenir sa famille dans leur village d'origine à Kunduz, mais le Pakistan - le pays où il est né et où il a été élevé - tiendra toujours une place de choix dans son coeur.</p> <p><em>Par Rabia Ali à Peshawar, Pakistan</em></p>
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Date: Saturday, 27 Feb 2010 10:44
<p>OXFORD, Royaume-Uni, 17 février (HCR) – Le tout dernier numéro de la revue Migration forcée traite du déplacement forcé en milieu urbain. On peut notamment y lire des articles écrits par plusieurs responsables du HCR, y compris le Haut Commissaire António Guterres.</p> <p>Cette publication du Centre d'Etudes sur les Réfugiés de l'université d'Oxford souligne qu'à travers le monde, le mouvement des personnes vers les villes et les agglomérations continue de croître et que de plus en plus de personnes déracinées, qu'elles soient des réfugiés ou des déplacés internes, résident désormais plutôt en milieu urbain que dans des camps.</p> <p>« On en sait relativement peu sur leur nombre précis, les données démographiques sur leur population, leurs besoins fondamentaux et leurs problèmes en protection », peut-on y lire.</p> <p>Les 26 articles publiés sur ce thème – y compris ceux écrits par le Haut Commissaire du HCR ; par Jeff Crisp, chef du service de l'évaluation et de l'élaboration de la politique générale au HCR ; par Paul Spiegel et par le service du HCR pour la Santé publique et la lutte contre le VIH/SIDA – débattent de nouvelles approches, présentent des études de cas, décrivent des préoccupations et formulent des recommandations.</p> <p>Ce numéro inclut également un dossier spécial sur Haïti après le séisme ainsi que des articles sur la Mauritanie, l'Afrique du Sud, le Timor-Leste, la Colombie, le Pakistan, la nouvelle Convention de Kampala, l'éclatement des familles au Royaume-Uni, la mobilité transfrontalière des réfugiés iraquiens et la mortalité maternelle parmi les populations affectées par le conflit.</p>
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Date: Friday, 26 Feb 2010 10:38
<p>DADAAB, Kenya, 24 février (HCR) – On dit souvent que lire permet de s'échapper dans un autre monde. C'est certainement le cas pour quatre jeunes réfugiés somaliens dont l'attrait pour les manuels scolaires les a aidés à devenir lauréats de bourses d'étude vers les meilleurs lycées du Kenya.</p> <p>Trois des adolescents, Mohamed Abdi Samatar, Amino Mohamed Mohamud et Abdullahi Mohamed Yussuf, ont passé toute leur vie ou une grande partie de leur vie à Hagadera, l'un des trois camps hébergeant quelque 300 000 réfugiés principalement des Somaliens à proximité de la ville kényane de Dadaab. Le quatrième élève, Hassan Muktar Abdi, est né au camp d'Ifo également à Dadaab.</p> <p>« C'est un fantastique aboutissement », a indiqué Maureen Kopiyo, fonctionnaire du HCR en charge de l'éducation et des services communautaires à Dadaab, au sujet des quatre adolescents, qui ont commencé au début du mois dans leurs nouveaux lycées où ils sont pensionnaires. L'organisation Windle Trust Kenya finance les études d'Amino, alors que le HCR a pris en charge les frais de scolarité des trois garçons pour cette année et recherche des fonds pour les trois autres années de leur éducation secondaire.</p> <p>Ces bibliophiles passionnés ont reçu leur certificat kenyan d'éducation primaire en décembre et ils se préparaient à entrer dans l'une des deux écoles secondaires de Hagadera.</p> <p>L'année dernière, Mohamed et Amino étaient en concurrence pour être les premiers de leur classe à l'école primaire Amani, une école financée par le HCR à Hagadera.</p> <p>Amino pensait qu'elle continuerait ses études dans le camp tentaculaire, sa maison depuis que sa famille a fui vers le Kenya en 2000. Elle est rentrée rapidement chez elle après l'examen final et elle a demandé à son père de lui acheter un nouvel uniforme d'écolière. « Haraka, haraka haina baraka », l'a-t-il exhorté, en citant un proverbe swahili se traduisant par « Il faut savoir patienter dans la vie. »</p> <p>Peu après, on a fait savoir à Amino, remplie de fierté, qu'elle était lauréate d'une bourse d'études pour la prestigieuse Kenya High School à Nairobi. Mohamed, qui est né à Hagadera, a appris qu'il étudierait l'année prochaine au côté de son camarade rival à la Nairobi School. Ce sera une nouvelle aventure et une opportunité pour cet élève brillant âgé de 14 ans, qui ne s'est jamais aventuré en dehors du sol rouge et sableux d'Hagadera.</p> <p>« Ma famille m'a toujours enjoint à travailler dur, à mieux réussir et à être un bon exemple pour mes frères et mes sœurs », a expliqué Mohamed Abdi Samatar, l'aîné de sept enfants. « Ma famille est triste que je les quitte pour aller au lycée, mais leur joie de me voir réussir est plus importante. »</p> <p>Amino Mohamed Mohamud manquera aussi à sa famille et à ses amis, mais elle sait qu'elle a une opportunité en or. Et les deux anciens élèves de l'école primaire Amani Primary School partiront avec un souvenir de leurs anciens camarades de classe – un album photo préparé par le directeur. Leurs propres photos seront affichées bien en vue dans leur école primaire comme source d'inspiration à l'excellence pour les élèves.</p> <p>Abdullahi Mohamed Yussuf est un autre élève méritant et il vit à Hagadera. Il a été scolarisé à l'école primaire centrale et il s'est assuré une place à l'Alliance High School à Nairobi. Ce futur ingénieur est venu à Dadaab en 2002 depuis la région Ogaden en Ethiopie et il attend impatiemment d'étudier les mathématiques et les sciences.</p> <p>Parallèlement, Hassan Muktar Abdi est le premier élève du camp d'Ifo à être lauréat d'une bourse d'études pour aller au lycée. Plus tard, cet adolescent confiant souhaite aider les autres, en devenant médecin ou travailleur humanitaire. « Les réfugiés peuvent faire aussi bien que les autres s'ils travaillent dur et à leur propre rythme », a-t-il indiqué, ajoutant : « Je peux faire encore mieux dans les années qui viennent. »</p> <p>Aucun des quatre étudiants ne semblaient appréhender ce nouveau chapitre de leur vie. « Nous nous adapterons et nous serons amis avec les gens », a indiqué Abdullahi Mohamed Yussuf.</p> <p>Maureen Kopiyo, fonctionnaire du HCR, a indiqué que les quatre élèves bénéficiaires d'une bourse étaient « un exemple éclatant pour d'autres élèves dans les camps de ce qui peut être accompli grâce à un travail acharné et consciencieux. » Les écoles dans les camps de Dadaab sont gérées par CARE, un partenaire d'exécution du HCR.</p> <p><em>Par Andy Needham à Dadaab, Kenya</em></p>
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