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Date: Thursday, 09 Jul 2009 08:26
La première chose que je me suis demandé est pourquoi s'être pendue dans les parties communes de l'immeuble. Là, juste à la sortie de la cage d'ascenseur, accrochée à la trappe qui mène au mécanisme. J'imagine la frayeur de l'ami qui l'a trouvé lorsqu'il est tombé nez à nez avec son corps de trente ans déjà tiède. Je me suis d'abord dis que c'était afin d'être retrouvée plus facilement, au lieu
Date: Thursday, 28 May 2009 08:49
Pour ce quarantième message, j'ai décidé de changer un peu de registre et de m'accorder un peu de temps au sujet de la musique, une de mes passions. Les archives de "Que Fait la Police" restent consultables et il n'est pas impossible que j'écrive un nouveau billet d'ici là. N'hésitez à faire circuler l'adresse sur les forums.Vous me retrouvez donc ici : http://queditlamusique.blogspot.com/
Date: Thursday, 30 Apr 2009 07:27
J'ai toujours eu une vision très manichéenne de la Société. Dans mon esprit, d'un point de vue sécuritaire, l'idée est aussi simple que niaise : la Société est constituée d'individus, qui, pour pouvoir vivre ensemble, éditent des lois indispensables à son équilibre, se fixent des règles naturelles de civilité, et se doivent de les respecter, faute de quoi, c'est l'anarchie et la loi du plus
Date: Wednesday, 08 Apr 2009 10:15
On passe nos journées à redoubler de vigilance. La vigilance est obsédante. Cette obsession est maladive. C'est l'attente permanente de l'inattendu. L'inattendu, c'est le danger.Lors d'un contrôle, les yeux ne quittent pas les gestes, observent attentivement les mains, devinent des objets dans les poches, examinent les regards qui cherchent un échappatoire, traduisent leurs mensonges, observent
Date: Tuesday, 31 Mar 2009 17:39
Cambriolage en cours. Quelle veine, on se trouve à deux rues de l'immeuble en question. Il suffit d'une simple succession de trois mots dans une radio pour basculer de la quiétude parfaite à l'incertitude totale. En quelques secondes, le rythme cardiaque s'accélère, la sueur chauffe désagréablement le gilet par balles, et le cerveau émet dans tous les sens des suppositions, échafaude des
Date: Tuesday, 03 Mar 2009 20:58
Je me souviens de cette porte comme si c'était hier. Ma tenue de flic sortait tout juste de sa housse et mes semelles n'étaient sans doute pas encore sauvagement usées d'avoir arpenté trop de bitume, ou de cages d'escaliers lugubres. Allons, j'avais quand même du poil au menton, une belle cravate, envie d'aider mon prochain, et sûrement un beau sourire niais des débuts.Aaah, l'uniforme des années
Date: Thursday, 19 Feb 2009 20:34
Généralement, on devine très vite ce qui nous attend aux sourires des pompiers. Dans ce type de cas, ils sont généralement les premiers à intervenir. Certes, la situation n'a rien de comique, mais ce qui est d'abord un rictus de défense pour cacher son émoi face à l'horreur devient vite un réflexe lorsque, à mesure du temps, de l'expérience acquise, l'horreur vous laisse indifférent.Synopsis de
Date: Wednesday, 07 Jan 2009 13:09
Sans autre forme de commentaire, j'aimerai partager avec vous (et plus particulièrement les flics) un texte de Louis Canler (1797-1865), ancien chef de la Sûreté Parisienne, tiré de ses mémoires ; texte que j'ai par ailleurs découvert dans un article de Marc Louboutin sur lepost.fr« La police doit être entièrement indépendante de la police politique, et sa spécialité doit en quelque sorte la
Date: Monday, 15 Dec 2008 08:04
Cela fait partie des petites interventions anonymes que l'on garde dans un coin de mémoire. Ces visages de victimes dont on ne distingue plus les traits, mais dont les paroles sont bien ancrées quelque part dans le cerveau. C'était une journée comme une autre, un samedi je crois, une belle après-midi ensoleillée synonyme peut-être de promenades, de jeux d'enfants, de repas de famille. Pour nous,
Date: Sunday, 08 Jun 2008 18:38
Décembre, les arbres plantés dans la forêt de ciment ne sont plus que des squelettes de bois. Les feuilles mortes décolorées sont balayées par une bise polluée, découvrant le bitume gris et glacé de la ville. Le froid se faisant pinçant, les sauvageons ont quitté les parcs et les bancs publics maculés de tags, et préfèrent s'offrir le confort des halls d'entrée anonymes où ils inonderont le sol
Date: Saturday, 29 Mar 2008 05:45
16H00, je réquisitionne temporairement le local d'une agence immobilière. Avec ma casquette des Yankees et mon sweat à capuche, la demoiselle qui se trouve à l'accueil regarde à plusieurs reprises mon visage et ma carte de police. Elle peine à croire ce qu'elle a l'habitude de voir dans une série B policière. Le responsable ne fait pas obstacle. But du jeu : observer depuis leur salle de repos un
Date: Thursday, 14 Feb 2008 20:23
18H00, il fait déjà nuit, et on ne s'ennuie pas. Nous venons de passer une heure à maintenir l'ordre en plein centre-ville où deux bandes se sont affrontées pour une raison qui échappe encore à bien du monde. Concrètement, cela donne une centaine d'individus masqués, très mobiles, qui se courent après avec des armes de fortune ; la présence d'uniformes par dizaines, ça et là, ne dérange
Date: Thursday, 24 Jan 2008 21:08
Tapage nocturne, les voisins se plaignent de bruits de dispute à l'étage supérieur. On frappe à la porte en soufflant. Là, l'horreur dans toute sa splendeur. Une femme de 20 ans nous ouvre, en robe de chambre, un bleu plutôt noir apparant entre les yeux. En plus du nez cassé, elle est complètement ivre, tient à peine sur ses jambes, et fume copieusement une cigarette qui n'a même pas de filtre.
Date: Thursday, 10 Jan 2008 07:00
Au début, c'est vrai, le côté grotesque de l'affaire a fait sourire tout le commissariat. La pauvre victime était entrée dans le poste par la grande porte et avait commencé par s'excuser mille fois avant d'exposer son histoire, pensant que l'on avait sûrement mieux à faire. Si elle savait... au poste, nos collègues en voient de toutes les couleurs.Lorsque ce quadragénaire, accompagné de son jeune
Date: Sunday, 30 Dec 2007 15:00
Fin de vacation d'après-midi. On se traîne à 30km/h sur le boulevard dans notre véhicule banalisé. Une nouvelle nuit hivernale commence à tomber lentement sur la ville ; sur le tableau de bord, les degrés chutent dans les valeures négatives. On pousse la clim', en luttant contre la fatigue par des baillements à se casser la machoire. Notre stock de sujets de conversations est lui aussi épuisé.
Date: Saturday, 29 Dec 2007 11:52
Journal télévisé de septembre 1981, à méditer...Mettez la musique sur pause, au besoin.
Date: Monday, 17 Dec 2007 21:20
Ca commence par l'effet de surprise, puis le dégoût, et enfin - quand ce n'est tout simplement pas un rire jaune - un regard frippé et accusateur vous jette un "Comment tu fais pour faire un métier aussi anti-social ? Moi je ne supporterai pas d'être contre les gens toute la journée." J'avais 20 ans, deux minutes de police à mon actif, et commençais à comprendre, que désormais, le regard des
Date: Thursday, 13 Dec 2007 00:00
Appel d'un équipage en difficulté, en cours d'interpellation dans une cité. Lorsque l'on arrive, sur un gigantesque parking à quelques mètres des barres, une trentaine d'individus menaçants, tous âges confondus, encerclent le premier véhicule d'intervenants dans le but d'empêcher l'arrestation de l'un des leurs, pour un simple défaut de permis de conduire. Dès les premières minutes du contrôle,
Date: Tuesday, 11 Dec 2007 23:45
1H45, faute d'équipage police-secours disponible, on nous envoie sur un bon vieux tapage nocturne au centre-ville. C'est le genre de petites interventions que j'ai choisi de fuir, il y a deux ans maintenant, au profit du travail en civil et du flagrant délit. La Police Secours,... trop épuisante pour le moral... Il s'agit pourtant de la facette majoritaire de notre métier, la moins représentée
Date: Friday, 07 Dec 2007 13:49
Soir de match, l'air est chargé d'une odeur de kebab-frites, et un brouhaha intense émane du stade illuminé et débordant de foules. Les rues à proximité du stade regorgent de véhicules stationnés dans tous les sens possibles, sur les trottoirs, les jardins, face aux sorties de garage, dans les cours privées, etc. Les supporters ont filé en vitesse jusqu'aux guichets, sans s'inquiéter des objets
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