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Date: Friday, 04 Jul 2014 13:13

"Tiens, et si on remplaçait cet intitulé trop long par une icône ? Ce serait plus court, plus convivial, plus rapide, plus..." Prudence. Dans sa dernière étude sur les icônes, l'agence Miratech montre qu'elles ne sont pas toujours bien comprises. Pour éviter les problèmes d'ergonomie, mieux vaut accompagner les icônes par un petit texte.

Et pour commencer, faites vous-même le test.

Remplacer un texte encombrant par un dessin. L'idée paraît tentante. La page est belle, propre, épurée. Certes, certaines icônes sont entrées dans les standards du web avec le temps. C'est le cas du petit "f" de facebook, blanc sur fond bleu, ou de la maison en haut à gauche des sites web qui symbolise l'Accueil. Mais pour les autres, c'est loin d'être aussi évident, comme le montre cette nouvelle étude.

Miratech a mené un test utilisateur à distance sur un panel de 150 participants, tous utilisateurs de smartphone/tablette ou ayant l’intention d’en utiliser plus tard. Ils ont choisi de tester les 30 icônes les plus utilisées sur le web. Ces icônes étaient présentées hors de leur contexte habituel. Résultat ? 1/3 de mauvaises réponses. Beaucoup d’icônes sont mal comprises des utilisateurs alors qu’elles sont pourtant très utilisées.

Résultat tests miratech

Voir tous les résultats par icône

Conclusion : avant de remplacer un texte par une icône, assurez-vous qu'elle soit parfaitement comprise de TOUS vos internautes. L'interprétation d'une icône est très subjective. Et pour éviter les ambiguïtés et plomber le taux de conversion, mieux vaut accompagner chaque icône de sa signification en texte.

icônes - sncf - étude miratech

Voir les autres newsletters de Miratech
Comment les pages web sont regardées ?
On ne lit pas les pages web de gauche à droite

 

Author: "evedemange" Tags: "Ergonomie éditoriale, ergonomie éditor..."
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Date: Friday, 06 Jun 2014 08:11

Comment rédiger une bonne newsletter ? Nature & Découvertes réussit son coup avec cette lettre thématique, commerciale certes, mais qui ne manque pas de style. Le texte redonne ses lettres de noblesse au couteau, ici suggéré comme cadeau pour la fête des pères, tout en renforçant l'identité du site grâce à un parti pris rédactionnel fort.

Pourquoi ça fonctionne ?

  • L'accroche inspirante

Le texte attaque en comparant le couteau à un compagnon, un alter ego : "Le couteau, plus qu'un outil, c'est un compagnon. Un alter ego." Le couteau, ce n'est pas un vulgaire ustensile. C'est l'objet précieux du baroudeur, limite le meilleur ami de l'homme ! Il lui permet de couper sa nourriture, de tailler des branches, des cordes, de cueillir des champignons, de sculpter. Le texte redonne du sens à l'objet, souligne sa valeur, non en tant que bien matériel, mais comme moyen universel de survie dans la nature.

#bémol, le titre "Au bonheur des lames", peu explicite sans le contexte. Il manque de mots-clés "couteau de poche", "couteau de survie", "cadeau fête des pères". Pas sûr que l'internaute clique en voyant ce titre dans sa boîte aux lettres. Un focus sur la fête des pères, repris ensuite dans l'accroche, aurait sans doute été plus efficace. A tester...

Newsletter N&D Juin 2014

  • L'histoire des marques

Le rédacteur met en valeur les produits, ici le couteau suisse, à travers l'histoire de leur marque. Ce couteau a été inventé en 1887 par Kerl Elsener, fournisseur officiel de l'armée suisse. Puis il a traversé l'atlantique dans les poches des GI après la seconde guerre mondiale. Le texte insiste non seulement sur la qualité et la longévité de la marque. Mais surtout, il ravive la dimension quasi légendaire de l'objet. 

Au final, il donne le sentiment à l'internaute qu'il n'offre pas n'importe quel couteau pour la fête des pères. Il offre LE couteau qui a libéré les français du joug de l'ennemi... Ici le couple histoire de la marque + présentation produit fonctionne à merveille.

#bémol : texte un peu long pour une newsletter et bouton d'appel à l'action trop discret

Newsletter N&D Juin 2014 - storytelling produit

Et vous, avez-vous des bonnes pratiques d'écriture pour la newsletter à nous donner ? Ou des liens vers des articles intéressants à ce sujet ? Si oui, merci d'avance pour le partage, je rajouterai les liens à la fin de l'article :-)

A lire aussi
Ce que 3 années d’expérience m’ont appris sur les newsletters, les bons conseils de "Ma boite cartonne"
Le storytelling : construire son identité grâce aux histoires
Success story : AirBnB, une newsletter qui nous fait voyager

 

Author: "evedemange" Tags: "Cas pratiques rédaction, newsletter, st..."
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Date: Monday, 19 May 2014 19:58

« Oh là là... Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir écrire sur ma page d'accueil ? » On est au mois de mai. Si vous êtes "normal", en septembre vous avez prévu de lancer un nouveau site web. Et donc, il faut se pencher sur les textes de la page d'accueil. Et là, vous craignez le syndrôme de la page blanche. Pour vous, voici quelques conseils nourris d'une longue expérience de l'exercice.

1-Avant d'écrire un seul mot, réfléchissez :

> Qui êtes-vous, quelle est votre identité ? 

> Quels sont les besoins en information de vos internautes ?

> Quels sont les objectifs de votre site web ?

Oui, je sais, c'est un peu frustrant mais c'est la base. On écrit mieux lorsque l'on a les idées claires. Si vous écrivez maintenant, il faudra tout jeter, recommencer et encore recommencer. C'est sûr, vous pouvez faire comme l'écrivain Fred Vargas. Elle se lance dans l'écriture d'un livre avec seulement deux idées en tête : le crime et le mobile. Mais au final, elle ne garde que 5% de son premier jet. Et franchement, l'écriture d'un roman policier comparé à la rédaction d'une page d'accueil web, c'est de la gnognotte ;-)

2- Ecrivez qui vous êtes en une phrase ou deux.

Imaginez, vous êtes au fin fond de la jungle, rescapé(e) d'un crash d'avion. Votre téléphone n'a presque plus de batteries et vous devez absolument décrire votre activité en une phrase simple (comment ça, c'est pas le plus urgent dans la situation ?) N'écrivez rien à ce stade, essayez d'expliquer clairement, puis réduisez, réduisez jusqu'à l'obtention d'une phrase, voire même de quelques mots. Vous pouvez aussi choisir les trois mots (clés) qui décrivent le mieux votre offre. ensuite, vous construisez votre message en les intégrant.

3- Sélectionnez les actions stratégiques pour votre site web.

Pourquoi, nom d'une pipe, suez-vous sang et eau pour concevoir ce site web ? Quelles actions attendez-vous de vos internautes : acheter un produit, demander un devis, s'informer, s'inscrire à une formation, réserver une chambre d'hôtel ? Vous devez vérifier que votre site web donne accès à ces actions stratégiques depuis votre page d'accueil. Cela vous facilitera grandement la vie pour l'écriture.

Voilà, vous avez clarifié tous ces points. Vous êtes à peu près prêt à écrire... Allez-y.

4- Ecrivez les actions stratégiques et votre message clé dans la zone éditoriale prioritaire, c'est-à-dire...

ImageZone éditoriale prioritaire

 

 

 

 

 

 

 

Dans la zone rouge ! Et de manière générale, au-dessus de la ligne de flottaison, cette ligne imaginaire qui délimite l'espace en dessous duquel vos internautes devront scroller pour continuer à lire. Pour bien écrire les textes d'une page d'accueil, il faut les penser dans l'espace de la page. On ne peut pas séparer le fond de la forme.

Pour cette raison précise, je vous conseille de travailler vos textes en binôme avec un designer web. En plus, cela vous permettra de tester vos phrases géniales sur lui. D'expérience, il faut toujours laisser reposer les idées "géniales". Elles le sont parfois, mais rarement. C'est le travail qui rend l'idée géniale :-)

 

5- Vérifiez que les mots choisis portent bien le sens.

Exemple, la page d'accueil de Contiki

Contiki

Magnifique image (aaah Santorin...). Quelques mots pour exprimer l'idée de partir "I want to go to". Philosophie très inspirante, rédigée en quelques mots puissants : "One life. One shot. #noregrets."

Oui mais on se demande : que fait Contiki exactement ? Quelle promesse fait le site web à l'internaute ? Location, billet d'avion, voyages organisés ? Presque involontairement, l'oeil cherche l'info. Et la trouve... Sous le logo, en baseline, en petit : "Holidays for 18-35's"  Mauvaise place pour la description de l'activité du site web. Elle devrait se trouver mieux mise en valeur, écrite plus gros, sur l'image.

Exemple AirBnB :

AirBnB

Le texte n'est pas très original mais il est parfaitement clair pour une page d'accueil :
"Trouvez un logement.
Louez à des personnes dans plus de 34 000 villes et 192 pays."
Le site s'adresse aux voyageurs qui cherchent des logement à louer (et non un hôtel) partout dans le monde. Et voilà le travail ! Ca paraît simple, mais je suis bien curieuse de savoir combien de temps le rédacteur ou la rédactrice a passé sur ces deux phrases...

Voilà, maintenant si vous avez bien suivi, votre travail devrait être une véritable tuerie (de mots).

Et vous, avez-vous des conseils à partager ? Comment procédez-vous pour l'écriture des textes d'une page d'accueil ?

A lire aussi
Conseils pour une page d'accueil efficace, de Sylvain Richard, du blog Axe-net
Quelques conseils d'ergonomie web - spéciale HP par l'ergonome Amélie Boucher

 

 

Author: "evedemange" Tags: "Ergonomie éditoriale, page d'accueil, R..."
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Date: Tuesday, 22 Apr 2014 12:16

 

photo_paul bongers

Paul Bongers travaille comme Global Succes manager chez Searchmetrics London. L’entreprise internationale, fondée en 2007 par Marcus Tober, offre une palette pointue de logiciels Search et Social Analytics Searchmetrics. Paul était invité au SEO Camp’us de Paris 2014 pour parler des nouvelles tendances du référencement. Et il a accepté de répondre à quelques questions en exclusivité pour les lecteurs de Plume Interactive ! Lire la version originale de l'interview

Bonjour Paul, peux-tu nous dire ce que l’arrivée de Google Hummingbird va changer pour le SEO ?
En fait, je pense que nous devons changer notre manière de penser le SEO. Les utilisateurs se posent des questions lorsqu’ils utilisent les moteurs de recherche. Nous devons répondre à ces questions. Google cherche à fournir une réponse pertinente, donc le moteur va mettre en avant les contenus qui répondent correctement aux questions des utilisateurs. Les mots-clés entrants deviennent invisibles depuis les outils de webanalytics à cause du « not provided ». Mais cela nous offre une belle opportunité de changer notre stratégie de contenu web. Cela nous oblige à construire quelque chose de nouveau, de plus efficace.

Que veux-tu dire exactement ?
Est-ce que les mots-clés comptent encore à l’époque de Google Hummingbird ? Oui. Mais nous devons penser de manière thématique, holistique. Une page web doit répondre à une série de mots-clés. Nous devons rassembler plusieurs questions autour d'un axe thématique. Et nous devons nous assurer que ces questions trouvent leur réponse sur une page web bien construite. Cela va permettre de créer des pages puissantes en SEO sur une thématique clé pour les utilisateurs. Nous devons cibler les gens, pas les moteurs. Le manager SEO devrait se demander « comment satisfaire au mieux l’utilisateur dans sa recherche ? » Puis, « quand l'internaute me trouve, comment lui offrir les meilleurs réponses ? »

Peux-tu nous donner un exemple ?
Prenons l'exemple du e-commerce. Google favorise les recherches qui amènent au bon endroit dans le cycle d’achat. Nous devons donc penser un contenu web calqué sur le cycle d’achat :

  • attention
  • intérêt
  • action

Chaque étape du cycle d’achat est connecté à un certain type de questions. Imaginons une personne qui ne connait rien aux smartphones. D’abord, elle va commencer par chercher des informations sur les marques. Quelles marques sont les meilleures, les plus sûres du marché, pour ce type de produit ? C’est assez difficile de mesurer l’attention portée aux marques. Mais ce qui est sûr, c'est que le site Internet de la marque de smartphone doit délivrer ce contenu générique sur son site web, construire des pages qui vont réagir à ce type de questions très en amont.

En tant que marque, vous devez vous assurer que les clients vous trouvent lors de cette première étape du cycle d’achat, sans quoi vous ne serez même pas considéré.

Ensuite, les clients veulent avoir plus d’informations sur ce smartphone. Quels modèles de smartphones correspondent à leurs besoins ? Puis vous devez délivrer des réponses pour des personnes qui se posent des questions de plus en plus précises : le budget, la taille, etc.

Au final, vos clients veulent acheter le smartphone. Ils vont faire des requêtes très précises. Et là, vous avez plutôt intérêt à avoir une fiche produit bien construite et bien écrite, où les besoins en information des clients vont être satisfaits !

Merci Paul d'avoir répondu à ces questions, et merci pour ton enthousiasme :-)

A lire aussi
Stéphane Bouchez, stratégie digitale : « Optimiser les balises sur Google, c’est hyper technique et ce n’est pas suffisant. »

 

Author: "evedemange" Tags: "Interview d'expert, rédaction référen..."
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Date: Tuesday, 22 Apr 2014 09:53

photo_paul bongers

Paul Bongers works for Searmetrics London as Global sucess manager. The international enterprise, founded in 2007 by Marcus Tober, provides SEO platform for search engine optimization tools. Paul was at the SEO Camp’us 2014. And he gave us really good insights into the process of managing SEO content after Google Hummingbird. I went to ask him a few more questions at the end of the conference. Here are his answers for you !

Hello Paul, can you tell us how we need to create SEO web content after Google Hummingbird ?
Well, I think we need to change the way we think SEO. People ask themselves questions when using search engines. We have to answer those questions. Google wants to deliver a relevant search result, so it will push web content that correctly answers to users’ intentions. The fact that keywords are “not provided” might actually give us a good opportunity to change our content strategy. We can build something new, and more efficient.

What do you mean exactly ?
Do keywords matter after Google Hummingbird ? Yes, but we need to think thematically, holistically. A web page should address a set of keywords around a user intention. We need to gather multiple questions on the same user intention and then make sure those questions are answered on one strong page. This will then create powerful SEO web page on a theme. We need to target people, not keywords. The SEO manager should ask himself “how can I best satisfy the users’ search ?” And then “when I am found, how do I deliver the best results ?”

Can you give us an example ?
Google rewards when a search leads to the right stage of the buying circle. So we have to think web content so that it matches the buying cycle :
> awareness
> interest
> action

Every stage of the buying circle is connected to questions. Let’s imagine someone who doesn’t know at all about smart phones. First of all, this customer will try to find information about brands. Which brands are the best, the more reliable, for this kind of goods ? It’s quite hard to measure brand awareness. But you need to deliver this generic content on your website, to build specific pages that will react to those types of broad questions.

As a brand you need to be found in the awareness stage, or you will not be deemed relevant.

Then your customer wants to have more information on this smart phone. What kind of phone matches his need ? Then you have to deliver results for people who looks for more specific answers : budget, size, so on.

In the end, your customer wants to buy the smartphone ! He will make a very precise request. You’d better have a very well designed and written product page where the customer’s needs will be satisfied.

Thank you Paul, for answering Plume Interactive questions :-)

More on Plume Interactive
Gerry McGovern : "I would never design a website from a purely SEO point of view."

En français
Le SEO Camp'us Paris 2014 vu par une rédactrice web

Author: "evedemange" Tags: "Interview d'expert, rédaction référen..."
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Date: Monday, 17 Mar 2014 15:04

La grand messe des référenceurs français s'est donc déroulée jeudi et vendredi 13 et 14 mars, et j'ai survécu au brouillard de pollution qui s'est abattu sur Paris ce jour-là. J'avais choisi d'assister à la journée du vendredi, avec une matinée entière consacrée au contenu web. Voici donc le SEO Camp'us raconté par une dingue d'écriture (web :-)

"Content marketing / rédaction web et SEO" par Olivier de Segonzac Directeur Associé de Resoneo 
Vous avez déjà lu un interview d'Olivier sur ce blog, génial expert en web analytics. Olivier, c'est simple, on pourrait l'écouter parler des heures lorsqu'il se lance dans l'explication des possibilités offertes par les web analytics. Son cerveau carbure au moins trois plus vite que la moyenne des gens et en plus, il vous ferait presque rêver en vous parlant de statistiques. Unique !

Et là ? J'ai été... un peu déçue. 30 minutes sur la stratégie de contenu web, rien de plus que ce que l'on peut trouver dans l'excellent livre rouge de Kristina Halvorson, sorti en 2010 "Content strategy for the web". En plus, j'avais l'impression que le sujet ne le faisait pas vraiment rêver pour le coup.

Bon voici quand même les piliers d'une stratégie de SEO réussie en 2014 :
>Valoriser son image de marque
>Optimiser son référencement naturel
>Développer son netlinking
> Favoriser son e-réputation

Ensuite, rencontre avec Aurélien Bardon avec qui nous avons discuté d'une conférence en préparation pour les Journées du contenu web (mais je ne dirai rien hé hé, c'est la surprise).


"Génération de textes automatique vs content spinning vs rédacteurs" 
par Claude de Loupy
Là, présentation de 4 moyens de créer du contenu original pas cher pour lancer de gros catalogues e-commerce en particulier. Avant de commencer, il précise bien que si on peut se payer les services d'un rédacteur web à domicile, c'est - de loin- la meilleure solution  :

1-Le content spinning : sorte de machine à laver automatique qui secoue les textes et les recrache dans le désordre. Résultat horrible, à déconseiller absolument même pour vendre des téléphones à son cheval.

2-La rédaction off-shore : ben oui, pas chère c'est sûr mais résultat et qualité très incertains selon le rédacteur à qui vous avez affaire. C'est comme prendre un chocolat dans une boîte de supermarché, "on ne sait jamais sur quoi on va tomber" (merci au passage à la maman de Forrest Gump).

3-La rédaction web en passant par des plateformes d'achat (genre TextMaster ou GretContent) : pas si mal, un peu plus cher

4-La génération automatique de contenu : vendue par lui-même et donc la meilleure solution, comme vous pouvez l'imaginer, en toute objectivité ;-)

Ceci dit, la démonstration était intéressante (voire carrément flippante pour l'avenir - le jour ou les ordinateurs communiqueront sans nous...) car elle montrait que la fabrication de textes avec des règles automatiques génère des résultats relativement corrects. Evidemment, on est loin d'une expérience de lecture, de l'émotion, d'un échange, du vrai conseil d'expert. Pour le SEO d'une fiche produit high tech, ça paraît peut-être un bon moyen de générer 60 000 fiches sans se ruiner avant même d'avoir lancé son site web.

En revanche, il me paraît essentiel :
1-de faire relire et corriger les 60 000 fiches produit par un véritable rédacteur, hé oui car les ordinateurs font encore beaucoup d'erreurs les vilains...
2- de compléter par du contenu de très grande qualité, des conseils d'experts par exemple, des guides ou des témoignages clients bien mis en valeur

"10 stratégies de netlinking à tester en 2014" par Olivier Andrieu
Aaaah Olivier Andrieu, on l'aime pour son sourire et son expérience, pour ses conseils qui ramènent toujours aux bases essentielles : publier du bon contenu :-) On n'a donc rien appris comme il nous l'avait prévenu en commençant mais quand même retrouvé quelques bonnes idées.

Voici sa présentation :

 

Seo campus netlinking from Olivier Andrieu

Là, pause au soleil et discussion animée avec Yann Lemort, prince des chapeaux blancs.

SEO rankings factors : what’s new in 2014  par Paul Bongers de Search Metrics London
C'est enfin là qu'un peu de vent frais a soufflé sur L'Usine à La Plaine Saint Denis :-)

Pour Paul, les Panda et Pingouin, ainsi que la cata des mots-clés "not-provided" nous offrent une opportunité de changer notre manière de faire du SEO. Au lieu de travailler mot-clé par mot-clé, il nous faut désormais nous placer au coeur de l'expérience de recherche de l'internaute. Nous devons comprendre comment cette recherche s'exprime en mots-clés selon les différents besoins de l'internaute. Nous devons penser les pages du site en fonction du besoin exprimé pour amener les internautes au bon endroit dans le tunnel d'achat.

"Google rewards when a search leads to the right stage of the buying cycle."

paul bongers

(Photo piquée à Miss SEO Girl)

Inutile de dire que je suis allée le trouver direct à la fin de sa conférence pour l'interviewer. Et comme il avait un peu de temps avant son vol pour Londres, il a gentiment accepté d'écourter sa pause déjeuner pour répondre (enfin après le selfie avec Miss SEO Girl). Vous pourrez lire l'interview dans quelques jours...

Là, conférence animée sur le thème "Comment dialoguer avec Google" et discussion animée avec Olivier Andrieu avant de passer pour la énième fois au stand de Synodiance afin de tester les fameuses lunettes Google glass, sans succès hélas...

En résumé, une bien belle journée de SEO, riche en discussions et en rencontres. J'ai hâte de recommencer cette semaine aux Journées du contenu web !

A lire aussi
Mon compte rendu SEOCampus 2014 et les slides des conférences – Partie II par Miss SEO Girl
SEO Campus : 10 stratégies de netlinking à tester en 2014

 

 

 

 

 

Author: "evedemange" Tags: "Rédaction & référencement, Olivier An..."
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Date: Thursday, 27 Feb 2014 22:50

Vous vous rappelez quand vous écriviez des questions sur un petit papier en classe et que vous le passiez à votre voisin de droite ? Et bien voilà, Sébastien Billard me met au défi de répondre à dix questions ! Comme je ne peux rien refuser à un expert du référencement sensible à la cause éditoriale, voilà mes réponses :-)

Si le Net n’existait pas, aurais-tu cherché malgré tout un moyen d’exprimer tes idées à l’attention des autres ?
Oui ! Ecrire est dans mon ADN. J'aime rassembler, ordonner mes idées par l'écriture, et plus encore les partager. Petite, j'inventais des histoires. J'entrainais ma soeur dans un monde imaginaire. Nous pouvions en parler des heures, comme s'il existait. J'aime aussi la poésie des mots, la façon dont les idées s'expriment dans le choix même du vocabulaire que nous employons. J'ai commencé à écrire pour le web en 1998, pour une librairie en ligne nommée BOL.fr (Bertelsmann on line). Ce sont les livres qui m'ont amenée au web.

Quand je suis arrivée en agence, j'ai été révoltée par le peu de considération accordé à l'écriture, à l'information. On pensait le design et la technique avant de réfléchir aux messages. Mais si on supprime les mots d'un site web, il ne reste... quasiment rien ! Les internautes ne viennent pas sur un site web pour admirer le design ou la performance technique, ils viennent parce qu'ils ont une envie ou un besoin précis qui s'exprime presque toujours dans les mots. J'ai donc noué mon bandeau de guerrière, sorti ma plus belle plume et créé Plume Interactive pour défendre la rédaction web, l'émotion, le sens et l'amour des mots :-)

A ton avis, le Web a-t-il créé du lien social ou contribué à éloigner les gens les uns des autres ?
Indéniablement, le web a créé du lien social virtuel. Il a transformé la façon dont nous échangeons. Il a permis à des personnes physiquement éloignées de se rassembler, d'échanger leurs idées, de mettre en commun leurs connaissances, de créer des communautés très puissantes. Mais les écrans peuvent nous isoler de la vraie vie, de ceux qui vivent avec nous au jour le jour. Le web peut nous couper de nos émotions sensorielles, d'une forme de communication vitale. Rien ne remplace le toucher, le regard, la perception du corps de l'autre, l'échange. J'en sais plus sur une personne en la regardant parler et en l'écoutant qu'en échangeant avec elle sur facebook.

Comment vois-tu ton avenir ?
Ma boule de cristal me dit : dans l'écriture, de plus en plus créative, dans la réflexion et dans l'enseignement. J'adore :-)

Si tu devais recommander 3 sites à des gens qui découvrent Internet ?
Google la porte de la connaissance mondiale, facebook la place publique du 21ème siècle et... marmiton.org pour l'incroyable recette des chouquettes au sucre ;-)

A choisir, tu préfères lire un livre sur un écran ou bien sur un truc avec des pages en papier qu’il faut tourner à la main ?
Sur un vrai livre qui sent le moisi, la poussière des greniers, les pages tournées puis cornées, le café renversé, le feu de cheminé et les rêveries entre deux averses de pluie. Hyper ergonomique, le livre. On n'a rien trouvé de mieux pour savourer une bonne histoire :-) Mais les liseuses présentent un réel intérêt lorsque l'on part pour un long voyage et que l'on ne peut emporter sa bibliothèque.

Au Boudoir écarlate

On t’offre la possibilité d’un voyage dans l’espace qui va durer plusieurs années et on ne t’autorise à emporter avec toi que 5 objets pour un poids maximum de 5 kg. Que choisis-tu ?
Un exemplaire papier des "Nourritures terrestres" de Gide, un crayon, un carnet de notes, une tablette et une pousse de mélisse. Pas dit que j'accepte le voyage dans l'espace... J'aime trop regarder les étoiles depuis la Terre.

Si tu devais dissuader quelqu’un de te fréquenter, que lui dirais-tu pour le décourager ?
Rien...

Penses-tu, comme certains experts, que l’économie numérique constitue la nouvelle « Révolution Industrielle » du XXIe siècle ?
Oui ! L'économie numérique transforme pour l'instant essentiellement des secteurs comme celui de l'information, de la communication ou du tourisme. Mais bientôt, elle va révolutionner ceux de l'énergie, du transport et l'organisation de nos sociétés dans son ensemble. Elle change la façon dont les gens communiquent, la façon dont ils s'informent, dont ils échangent les biens matériels et immatériels. A lire sur ce sujet, le passionnant ouvrage de Jeremy Rifkin "la troisième révolution industrielle" et le livre d'Anne-Sophie Novel La Vie share.

Si tu devais corriger quelque chose dans ton parcours professionnel ou personnel, ce serait quoi ?
Je me hâterais de rejoindre une amie pour l'empêcher de traverser la route qui mène à une piscine, un jour d'automne 1999 aux Etats Unis.

Qu’aurais-tu aimé inventer ? Sherlock Holmes, ou Alice aux pays des merveilles

A mon tour maintenant ! Je lance cette patate chaude à... Anne Lataillade et Eric Delcroix :-)

Author: "evedemange" Tags: "Veille contenu éditorial, lecture web, ..."
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Date: Tuesday, 11 Feb 2014 11:00

Depuis plusieurs années, Libération bataille pour traverser l'ouragan qui secoue la presse dans son ensemble. Le mythique journal français a ainsi tenté de nombreuses innovations, dont une refonte complète de la version web en responsive design, la réalisation de podcasts et de vidéos, la présence sur les réseaux sociaux facebook ou twitter. Mais rien n'y fait. Le journal vit actuellement des heures sombres. Alors quoi ?

LibérationLa fausse couv' du journaliste Stefan de Vries en réponse à la Une concoctée par les journalistes de Libé, samedi 8 février 2014

Pour sauver Libé, les actionnaires proposent de le transformer en un « réseau social, créateur de contenus, monétisable sur une large palette de supports multimédias ». Le siège historique du quotidien, rue Béranger, deviendrait un espace culturel-restaurant-bar-studio radio-incubateur de start-up... « Un “Flore du XXIe siècle” », dixit les actionnaires. » Révoltés par ce plan, les journalistes répondent en écrivant "Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel..."

Sans connaître le débat de fond qui oppose les journalistes de Libé à leurs actionnaires, je trouve la réponse du journaliste Stefan de Vries particulièrement intéressante : "Nous sommes au 21ème siècle, souvent au restaurant, actifs sur les réseaux sociaux..." Elle souligne le caractère "dépassé" de cette Une. Un bon journal d'actu au 21ème siècle peut-il écrire "Nous sommes un journal," point ? Je partage l'avis exprimé par Anne-Sophie Novel, spécialiste du web et de l'économie collaborative, sur son blog du Monde (Lire La crise et la revanche du rameur) :

"En tant que journaliste multimédia et blogueuse, je sens à quel point la logique du web est parfois difficile à transmettre pour ceux qui ont toujours connu ou préféré le papier. Avec le web, on ne réfléchit plus pareil, on ne trouve plus l'information de la même manière, l'écriture n'est pas la même, on enrichit un texte autrement, on invente de nouveaux contenus, on angle différemment et on adopte de nouveaux modes d'échange avec les lecteurs... qui peu à peu deviennent des contributeurs. >>

Les brillants journalistes de Libération assistent impuissants au naufrage de leur beau bateau. Mais j'ai le sentiment qu'ils payent aujourd'hui le déni collectif pratiqué depuis 10 ans. En 2009, je m'interrogeais déjà sur l'immobilisme de la presse en France "Mais que font les journalistes ?" L'absence de réaction des grands journalistes face à une révolution en marche m'effrayait. Elle paraissait mortifère, dangeureuse. Depuis, ils ont réagi heureusement. La presse dans son ensemble se remet en question. Le web n'a plus le statut de "version dégradée du papier" qu'il pouvait avoir autrefois. Et Libération possède maintenant une page facebook. Et même une page Twitter. Oui mais quoi ?

Pas de prise de position, pas d'ouverture au dialogue, pas de réel esprit "web". Là où des journaux comme Rue89 inventent, innovent, proposent des rencontres entre journalistes et lecteurs, ouvrent leur rédaction régulièrement, les journalistes de Libé se contentent trop souvent de relayer "l'actu". Ils travaillent toujours l'information dans une logique "descendante" et non participative, c'est-à-dire en intégrant l'énergie éditoriale insufflée par les lecteurs désormais contributeurs du journal. 

Jugez plutôt :
2 posts au hasard, page facebook Libé
- "Le chef de l’Etat entame ce soir une visite d'Etat aux Etats-Unis. Récit des grandes et petites histoires de ce voyage." 2 partages, 5 commentaires, 11 likes
- "Commentnet passer de 200 pulsations à 140" (coquilles comprises) 8 likes, 1 commentaire 

2 posts au hasard, page Facebook Rue89
-"[Témoignage] Raphaël pensait passer des vacances au calme, dans un petit chalet avec des marmottes à la porte et une cheminée qui fume.... Ma traque à l'arnaque du chalet sur Leboncoin" 145 likes, 69 commentaires
- "Notre journaliste a demandé à des femmes, jeunes et moins jeunes, de raconter ce qui leur passe par la tête quand elles ont peur en ville. Hélène : "Je mets mon doigt dans le trou de la clé et je me fais une sorte de poing américain." 595 likes, 174 commentaires, 159 partages

Là où les journalistes de Libération s'enroulent dans leurs écharpes et se retranchent derrière un journalisme "traditionnel", les confrères de Rue89 se mouillent, descendent dans l'arène, prennent position, discutent avec leurs lecteurs. Même chez les vétérans du Monde.fr, on innove plus, on s'ouvre plus (notamment grâce aux excellents blogs).

Entre les 2, il existe un monde, un état d'esprit que maîtrise la nouvelle génération comme l'exprime bien Audrey Etner, rédactrice en chef de Femininbio, ancienne blogueuse. "Aujourd’hui, les lecteurs sont aussi acteurs de l’information. Ils influencent l’information sur les réseaux sociaux en choisissant ce qu’ils vont partager ou pas, et en interprétant l’info." Lire son interview

Alors, sans forcément réinventer la roue, il s'avère essentiel que les journalistes de Libé intégrent enfin "l'esprit du web", qu'ils viennent un peu sur facebook échanger avec leurs lecteurs, qu'ils écoutent leurs angoisses profondes et leurs espoirs par rapport à l'avenir, qu'ils sortent des sujets plan-plan pour fouiller là où ça fait mal, qu'ils prennent position, qu'ils écrivent des articles fouillés et des analyses sur les grands défis de notre époque, avec ou sans mots-clés d'ailleurs (Lire à ce sujet "Journalistes engagés, mais Quelle mouche les pique ?).

Bref, qu'ils continuent à faire du bon journalisme mais du "journalisme moins chiant" comme le préconise Eric Scherer sur son cultissime blog Meta-Media (et je ne parle pas des nouveaux formats à tester !) Cela nécessite une réelle prise de conscience, une r"évolution". La secousse terrible produira t-elle un électrochoc salutaire à Libération ? Je croise les doigts...

Et vous, qu'en pensez-vous ?

A lire en plus

Pour ceux qui n'auraient pas suivi la crise, petite revue de réactions, ici et là : Libération : les actionnaires veulent un réseau social, les confrères de l'Express font un point sur la question"Les ventes du quotidien de gauche, qui fête ses 40 ans, ont chuté de plus de 15% sur les 11 premiers mois de 2013 et sont tombées en novembre sous les 100.000 exemplaires, à 97.299, le pire score depuis au moins 15 ans. "

Arrière les corbeaux de la mise en marque, par Michel Crépu "Ce n’est pas la même chose d’incarner son époque ou de lui courir après, fût-ce en parlant fort dans le micro, comme M. Demorand, piètre plume par ailleurs. Un éclectisme branchouillé, frotté d’un antifascisme de cour d’école, cela ne fait pas un rendez-vous. A vrai dire, cela ne fait rien. Alors quoi ?" >>

Libération en danger de mort, la fameuse couv' de Stefan de Vries en réponse à la Une concoctée par les journalistes de Libé "il y a quelque chose de pourri dans l'état de Libération". Si la direction a manifestement des méthodes de management arriérées (processus descendants obscurs et ultra-hiérarchiques), les journalistes ont aussi entre leurs mains une part de responsabilité et des éléments de réponse."


"Crise à Libération : pour l'electrochoc, c'est réussi."

Le passionnant témoignage de l'agence Nealite sur la refonte du site de Libé "Renouveau de l'expérience utilisateur" .

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Date: Tuesday, 04 Feb 2014 10:54

Deux jours de conférences et de tables rondes à Lille autour de l'écrit web, du référencement naturel et des webanalytics. A vous le bouillonnement d'idées, la richesse d'échanges, la dégustation du Welsh et autres surprenantes spécialités du nord :-) Alors, viendrez-vous cette année aux Journées du contenu web ? 

Cette nouvelle édition 2014 des Journées du contenu web aura lieu dans les magnifiques locaux d'Euratechnologies. Le référenceur préféré des rédacteurs web Olivier Andrieu sera fidèle au rendez-vous, ainsi que l'équipe belge vitaminée de l'agence We are the words, Romain Hourtiguet et les ondes positives de Muriel Vandermeulen en pleine forme, la formatrice et spécialiste des réseaux sociaux Marina Aubert, les référenceurs Yann Lemort et Aurélien Bardon, le spécialiste du numérique Cédric Naux, le storyteller Stéphane Dangel, le chef de file des webanalystes du nord Nicolas Malo et bien d'autres encore.
Plume Interactive sera là aussi, pour mettre son grain de sel dans cette vivante et belle salade ;-)

Les grandes thématiques du programme, concocté comme chaque année par Eric Delcroix, tisseur de liens en chef !

Photo Journées du contenu web

> Storytelling
> Creating content or curating it ? (ou les deux)
> Ecrire pour le web et les mobiles
> Métamorphoses dans les médias
> Pour quelle génération écrire ? (et comment)
> Sex'écriture (non, on veut dire l'autre sex'écriture)
> Etat du référencement en 2014
> Veille et référencement
> Disparition du SEO simple au profit de l'inbound marketing (traduction : faire venir les clients à soi grâce à une stratégie marketing web complète : produire du contenu de qualité, utile, avec une identité forte, dans le but de générer du partage sur les réseaux sociaux et un bon positionnement sur les moteurs de recherche)
> Etat des webanalytics en 2014
Et bien d'autres sujets échangés dans les salles de conférences, les couloirs, la cafétéria, au soleil sur la terrasse...

Nouveau : cette année vous pouvez sponsoriser l'évènement ! L'enjeu est grand : la pérénnité des Journées du contenu web, un rendez-vous francophone international pour les spécialistes du contenu web. Les Journées rassemblent des participants de France, de Belgique, du Canada et de Tunisie. Vous pouvez également devenir ange gardien, entreprise sponsor, et associer votre marque à un évènement professionnel de référence.

Si vous souhaitez en savoir plus, tout est expliqué sur le blog en nord d'Eric Delcroix.

A très bientôt aux Journées du contenu web :-) S'inscrire

Pour tout savoir
Rejoindre le groupe facebook des Journées du contenu web
Lire une présentationd de la table ronde du jeudi matin Creating content or curating it ?
Sinon pour le welsh, c'est là !

 

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Date: Tuesday, 28 Jan 2014 15:15

J'ai longtemps cherché une rime en "orze" avant d'écrire ce billet. Avec quoi donc faire (algo)rimer 2014 ? Google n'en finit plus de bousculer le marché avec son panda cobra et ses copains pingouins. Mes amis référenceurs s'arrachent les cheveux sous leurs chapeaux blancs, les yeux rivés à leurs mots-clés "not provided", en se demandant quelle diablerie le géant tyran va t-il encore sortir de sa ménagerie. Alors, finie la poésie ? Pas si sûr...

Résultat ? Tout le monde se rue sur la stratégie de contenu web, y compris ceux qui n'ont jamais rédigé un article de leur vie. Restons calme.

Je profite d'ailleurs de ce billet pour faire une petite mise au point. La stratégie de contenu ne se limite pas à penser l'information sur son site web pour booster son référencement. La stratégie de contenu (qui existe depuis les débuts du web) consiste avant tout à imaginer des contenus transverses adaptés aux besoins des internautes, puis de bien organiser les moyens de production pour y parvenir. L'objectif ultime ? Produire une information de qualité, visible (certes) et efficace grâce à une équipe de rédacteurs bien formés, inspirés et motivés.

Que faire dans cette époque épique ? Personnellement, je ne vois pas de formules magiques mais quand même une bonne recette anti-panique : la CREATIVITE. Créatif, créatif, qu'est-ce que ça signifie me direz-vous ? Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévision, véritable penseur des nouveaux medias web, prône pour un "journalisme moins chiant". Aurélien Viers, directeur adjoint numérique au Nouvel Obs, donne ses meilleurs conseils pour exceller dans l'art du titre web.

Partout, on s'interroge : comment se distinguer ? Sortir d'une écriture formatée pour aller vers l'originalité, l'identité. Comment se démarquer ? Le rédacteur web n'est certes pas un écrivain (> "le rédacteur web serait-il un écrivain ou un journaliste ?"). Il ne manie pas sa plume pour exprimer sa vision du monde, pour construire une œuvre créative originale qu’il cherche à partager avec un lecteur. Il rédige pour le compte d’un tiers qui le paye (souvent mal - A ce propos, lire "De quoi vivent les journalistes ?") pour exprimer ses idées, communiquer. Mais rien ne l'empêche d'utiliser des techniques littéraires éprouvées pour sortir sa prose du flot des pages web.

Alors, chers rédacteurs et rédactrices web, blogueurs, blogueuses, journalistes, auteur(e)s, vous qui passez votre temps dans le cambouis des mots, par passion et par coeur, vous qui savez qu'originalité rime avec ténacité, je vous souhaite donc une très belle nouvelle année sous le signe de la créativité :-)

Et si vous avez d'autres idées, venez donc les échanger...

A lire, pour la pratique : 
L'article SnowFall du NewYork Times, une pépite créative
La version frenchie "A main nue" sur L'Equipe, pas mal non plus...
Et la énième version du livre culte d'Olivier Andrieu "Réussir son référencement web", cru 2014 :-)

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Date: Friday, 20 Dec 2013 09:58

Pour tous les rédacteurs et rédactrices web qui se seraient aperçus lundi que Noël c'est la semaine prochaine, pour tous ceux et celles qui courent, qui touillent la dernière gelée de coings à la vanille en réfléchissant à la meilleure manière de structurer une fiche produit, voici quelques petites idées de cadeaux de dernière minute...

Question de style, manuel d'écriture par Dane Cuypers aux Editions du CFPJ 

CFPJOu comment avoir du style en écriture ? Un petit bonheur à lire, un classique du CFPJ

Un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche, un peu avant la dinde et les chocolats : "On est d'accord, il y a tout le reste qu'il faut d'abord maîtriser : structure d'un papier, rigueur, clarté. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Pourquoi ne pas s'autoriser à oublier un peu le rédacteur en chef, surtout celui que l'on a intériorisé, ce surmoi jamais satisfait qui juge votre écriture médiocre, au mieux correcte. S'accorder cette potentialité d'une patte, d'une plume. S'offrir le plaisir des mots qui roulent, des phrases qui balancent."

Un jour, je vous raconterai comment les rédacteurs du Guide du routard nous font rire et rêver sur les hôtels et les gîtes en 3 phrases. Je vous montrerai la différence entre une description basique et une description sensorielle d'un endroit. Et vous verrez comment quelques mots bien choisis font toute la différence...

 

Un atelier d'écriture chez Aleph

Aleph

Allez donc y faire un tour ! Pour l'écriture web on repassera (leur site Internet aurait bien besoin des talents d'un rédacteur web) mais il paraît que leurs ateliers d'écriture créative sont formidables. Les écrivains se forment là-bas. Et franchement, sur les réseaux sociaux, une belle plume avec une histoire, ça fait ses preuves. Lire à ce propos "Comment fédérer sur facebook avec une bonne histoire"

 

L'édition 2014 de "Réussir son référencement web" d'Olivier Andrieu, qui vient de sortir !

O andrieu

Parce que, tout de même, il ne faut pas oublier ses classiques ! Et parce qu'on ne se lasse pas du style pédagogique, accessible, de la star du référencement en France.
Attention, cette année Olivier Andrieu a rajouté un sous-titre : "Stratégies et techniques SEO". Une petite phrase en plus, un grand pas pour le SEO :-)

A lire aussi : De la stratégie de contenu web à la stratégie d'information web
J'aimerais bien avoir votre avis sur la question...

 

 

 
Un stage "Ecrire pour les réseaux sociaux" au Benchmark Group

Facebook

Facebook, Twitter, LinkedIn, c'est déjà l'avenir. Oui mais où être présent ? Que dire ? Comment aller à la rencontre de ses clients, de ses lecteurs par l'écriture ? Comment maîtriser l'art du titre, de l'accroche ? Comment modérer ? Gérer une communication de crise ? Offrez-vous une journée pour travailler votre style sur les réseaux sociaux. En plus ce sera l'occasion de se rencontrer et d'échanger dans la vraie vie. Et les croissants du Benchmark group croustillent sous la dent :-)

 

 

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année ! Rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures en écriture web :-)

Et sinon
"Nos livres subversifs pour s'engueuler sous le sapin", Rue89
Menu de Noël forestier d'Antigone XXI

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Date: Wednesday, 04 Dec 2013 08:48

Ce matin comme tous les matins, Le Monde m'envoie une lettre d'information. Et vous savez quoi ? Ce matin, comme tous les matins, la lettre va peser non ouverte dans ma boîte mail. Chers lecteurs aux yeux web bioniques, qu'en pensez-vous ? A votre avis avisé, comment pourrait-on retravailler ces textes pour améliorer la lisibilité de l'information ? (Une idée par personne...)

Je suis une fidèle lectrice du journal Le Monde pour le sérieux des articles depuis des années. J'ai longtemps cherché à m'abonner uniquement à leur magazine M, version papier (et oui c'est comme ça, j'aime l'odeur et l'ergonomie du vieux papier...). Mais devant la difficulté que représente l'abonnement au magazine SANS le reste de l'offre éditoriale (= des kilos de journaux dans ma pauvre boîte aux lettres), j'ai finalement opté pour la version numérique. Je reçois donc chaque jour une lettre d'information. Je suis pour la presse indépendante, que je soutiens à coup d'abonnement de tous les côtés.

Mais franchement là, j'hésite à me désabonner. Devinez pourquoi...

Le Monde peut mieux faire

 

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Police, couleur : quel code typo choisir pour vos textes web ?

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Date: Friday, 22 Nov 2013 09:28

Dans quel ordre penser l'information sur le web ? Ou comment imaginer un contenu web pertinent pour les internautes, et visible sur les moteurs. Pour appuyer votre réflexion (et la mienne), j'ai imaginé cette fleur du contenu web : six pétales et un coeur pour un contenu vivant, intéressant, inspirant, essaimant...

Il manque quand même un peu de soleil et de pluie pour faire pousser tout ça, et surtout une bonne terre. Mais là je vous fais confiance :-)

Le cycle de vie du contenu web -ok

Note : cette fleur reste volontairement ciblée sur "l'écrit", la réflexion éditoriale. Mais la démarche reste identique pour la production de vidéos, ou d'iconographies. Ces formats de récits riches proposent d'autres formes narratives et nécessitent une écriture spécifique avant la production.

A lire aussi
La rédaction web, une étape dans la vie du contenu web
Le cycle de vie du contenu web

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Date: Sunday, 17 Nov 2013 21:53

Comment développer son audience sur les réseaux sociaux grâce à des contenus performants ? Comment bien écrire pour être lu, partagé, commenté ? Comment modérer efficacement les discussions et comment gérer les crises grâce aux réseaux sociaux ? Autant de sujets que nous aborderons mardi 10 décembre 2013 lors de la formation "Ecrire sur les réseaux sociaux" au Benchmark Group. Il reste encore des places, dépêchez-vous !

Cette formation s'adresse aux rédacteurs et responsables de la communication digitale, qu'ils soient community managers ou chargés de communication.

réseaux sociaux-Benchmark Group

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Comment mesurer le ROI des médias sociaux ?
Comment fédérer sur facebook avec une bonne histoire ?

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Date: Wednesday, 13 Nov 2013 15:21

Comment faire pour construire une ligne éditoriale solide lorsque l’on arrive à la rédaction d’un site Internet ? C’est l’expérience d’Audrey Etner, rédactrice en chef de femininbio.com. Depuis son arrivée en 2012, elle gère la ligne éditoriale du magazine d’une plume engagée et enthousiaste. Elle nous parle de son expérience.

Photo Audrey Etner

Bonjour Audrey, peux-tu nous présenter femininbio.com ?
Femininbio.com, c’est le premier magazine français consacré à l’écologie au féminin. C’est une communauté de femmes engagées, fondée par Anne Ghesquière en 2007. Leur objectif, leur envie commune, c’est de donner un sens à leur vie, de rendre leur famille, leur planète, leur vie plus durable, plus désirable. Le site web offre un lieu d’échange, de partage d’astuces, de trucs pour changer ses habitudes en douceur.

En mai 2012, après 5 ans d’existence (une éternité sur le web – NDPI ;-), le magazine s’associe au groupe Palpix, spécialisé en stratégie numérique, co-fondé par Michaël Amand. A cette occasion, FemininBio se refait une beauté avec un nouveau site en novembre 2012 et un magazine gratuit sur iPad, avec plusieurs hors séries payants. C’est à ce moment que je suis arrivée avec pour mission d'affirmer la ligne éditoriale magazine.

Quelle était ton expérience, ta vision lorsque tu es arrivée ?
En réalité, j’ai un parcours plutôt atypique. Avant de me lancer dans le journalisme féminin écolo, j’ai travaillé pendant 8 ans en finance ! Je n’avais pas choisi ce métier en toute conscience. J’avais écouté les conseils des uns et des autres. Et j’étais arrivée là un peu par hasard. J’étais donc perdue dans un domaine que je n’avais pas spécialement choisi, à faire des tâches qui ne m’intéressaient pas. Mais à l’époque ce poste me laissait du temps libre. Il m’a permis de lancer le blog « Paris by light », dans lequel je racontais mes pérégrinations parisiennes dans les magasins bio. Là, je me sentais vraiment dans mon élément.

Il faut dire qu’à 22 ans, j’ai découvert que j’avais une intolérance au gluten, aussi appelée maladie cœliaque. C’est comme ça que j’ai poussé la porte d’un magasin bio la première fois. J’ai découvert un univers nouveau, avec des odeurs et des saveurs incroyables ! J’ai commencé à chercher des recettes sur les blogs de cuisine comme celui de Valérie Cupillard, Anne Lataillade Papilles & Pupilles, ou encore Clea Cuisine.  Au début, ces sites m’ont aidé à me nourrir.

Mon blog « Paris by light », a participé toujours par hasard aux Golden Blog Awards et j'ai commencé à travailler régulièrement avec un journaliste de l’Express, Eric Lecluyse, auteur du blog Bienbeau.fr. C'est lui qui m'a mis sur le chemin d'Anne Ghesquière au moment où sa responsable éditoriale d'alors, Stéphanie Jarroux, partait en congé maternité. Grâce à la confiance d'Anne Ghesquière et de Michaël Amand, j'ai atterri à la rédaction de femininbio.com !

Comment imprimer sa marque lorsque l’on arrive aux commandes éditoriales d’un site web ?
Quand je suis arrivée, j’ai passé pas mal de temps à m’imprégner de l’âme du site, de son histoire. J’ai beaucoup discuté avec Anne, ce qui m’a permis de comprendre l’angle que nous allions donner aux articles. J’ai lu aussi la charte éditoriale. Mais la transmission s’est effectuée surtout par l’échange. Comme c’était une période de transition pour le magazine, j’avais une carte à jouer. Je devais insuffler une nouvelle jeunesse, une nouvelle énergie au site. Je me suis basée sur mon expérience de blogueuse et j’ai eu besoin d’écrire en plus une sorte de fiche éditoriale pour avoir les idées bien claires.

Ensuite, je me suis lancée en faisant confiance à mon instinct. Quand j’écris, je me demande toujours « qu’est-ce que j’aimerais lire ? » Quand je lis quelque chose, j’étudie mon comportement. Pourquoi est-ce que je me suis attardée sur cet article ? Qu’est-ce qui m’a intéressé ici, plus qu’ailleurs ?

Mon expérience de blogueuse m’a également beaucoup servie. C’est là que j’ai fait mes armes. Sur un blog, et de manière générale sur le web, on a l’échange et la réaction des lecteurs en direct. On a tout de suite les retours positifs et négatifs. Je savais ce qui plaisait à mes lectrices et ce qui les laissait indifférentes.

D’une manière générale, j’écoute toujours beaucoup les commentaires. Sur le web, on est toujours bousculé par ses lecteurs. Dès que l’on a l’impression de rentrer dans une zone de confort, ils nous réveillent.

Et puis, je suis bien entourée avec l’équipe de Femininbio. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est vraiment un travail d’équipe. 

Concrètement, comment allez-vous traiter un sujet sur FemininBio ?
Le site FemininBio s’engage mais nous ne souhaitons pas aller vers le militantisme. Tout l’enjeu consiste donc à traiter un sujet en veillant à toujours proposer des solutions. Ne pas laisser les lectrices dans le flou ou dans l'inquiétude, leur fournir des réponses. Par exemple, quand UFC Que Choisir publie un dossier sur les produits toxiques dans les lingettes, nous en profitons pour relayer l’information et publier en même temps un autre article sur les façons bio de nettoyer les fesses des bébés.

Pour le choix des couvertures de magazine, nous réfléchissons beaucoup avec Anne. Nous alternons les visages plus ou moins connus. Nous prenons soin de toujours choisir des  personnalités qui vont porter la parole de FemininBio. Si nous choisissons des actrices, nous voulons qu’elles soient réellement engagées comme Vahina Giocante. Nous avons publié les interviews de Christophe André sur la méditation ou d’Emily Loizeau, artiste engagée. Le dernier numéro de FemininBio met la blogueuse Antigone XXI à l’honneur avec sa démarche anticonformiste.  Nous cherchons toujours à amener les personnes interviewées sur un terrain moins codifié, plus personnel et plus profond.

Quelle place ont les réseaux sociaux dans la stratégie éditoriale de FemininBio ?
Lorsque je suis arrivée, la page Facebook de FemininBio comptait 2500 fans. Aujourd’hui, nous avons dépassé les 10 000 fans. Les réseaux sociaux sont un excellent indicateur de tendance. Dès que l’on poste un sujet, on voit tout de suite si ça va marcher ou pas. J’étudie beaucoup les réactions des membres de la communauté, mais aussi les pages des autres sur Facebook ! Cela me permet de sentir de quoi on va parler. Aujourd’hui, les lecteurs sont aussi acteurs de l’information. Ils influencent l’information sur les réseaux sociaux en choisissant ce qu’ils vont partager ou pas, et en interprétant l’info.

Ils peuvent s’enflammer dans un sens ou dans l’autre. Il faut faire attention à ce que l’on dit, aux positions que l’on prend sur les réseaux sociaux, tout en gardant à l'esprit qu'une position affirmée ne plaît pas forcément à tout le monde.

Est-ce tu penses avoir finalement trouvé ta voie ?
Je me sens sur un nuage. Je n’ai jamais l’impression de travailler. Pour moi, ce poste chez FemininBio, ce n’est pas un job, c’est un chemin de vie !

Merci Audrey pour cette belle interview, tu m'as offert l'occasion de parler de FemininBio, un magazine cher à mon coeur puisque j'ai participé à la grande aventure du lancement ;-)

A lire aussi sur Plume Interactive les interviews de :
Beatrice Toulon, ex-rédactrice en chef de Phosphore 
David Straus, rédacteur en chef de TF1 News
Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévisions

Author: "evedemange" Tags: "Interview d'expert, Facebook, FemininBio..."
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Date: Wednesday, 30 Oct 2013 09:53

C'est l'histoire d'un jeune photographe américain, Brandon Stanton. En août 2010, il débarque à New York City et décide de prendre en photo les new-yorkais. Il poste ses images sur les réseaux sociaux avec une petite histoire. Trois ans plus tard, 1,6 million d'internautes suivent sa page facebook. C'est le projet "Human Of New York", HONY, ou l'art de fédérer une communauté grâce au contenu sur le web. Décryptage...

 

Human of new york - facebook
 
La recette de base sur les réseaux sociaux : photo + histoire
Brandon Stanton, un jeune américain originaire d'Atlanta, avait tenté sa chance comme trader à Chicago. Malheureusement, en 2010 il se retrouve ruiné. Il débarque alors à New York City sans un sou, avec un appareil photo et une grande idée. Chaque jour il va photographier les gens dans la rue. Petit à petit, il commence à les interviewer et poste le tout, l'image accompagnée d'une petite histoire sur un blog et sur les réseaux sociaux. Son objectif ? Photographier 10 000 new-yorkais, épingler tous ces portraits sur une grande carte de New York.
 
Les images sont drôles, émouvantes. Les visages montrent la vie sans fard. Mais ce qui fait la magie du projet, ce sont les histoires. Chaque personne a une belle histoire à raconter ou une maxime personnelle héritée de l'existence à transmettre. Tout le talent du photographe réside dans cette capacité à saisir cette étincelle. L'image et l'histoire forment une multitude de clichés vivants. Le tout témoigne de l'extraordinaire diversité des expériences humaines, et d'une connexion sur des valeurs communes : l'amour, la famille, l'espoir, les doutes, l'aventure.
 
Human of new york - facebook2

1,6 million d'amis en moins de 3 ans
La mayonnaise prend rapidement. Ces valeurs communes rassemblent non seulement les new-yorkais, mais aussi les internautes partout dans le monde. Et bientôt la page facebook du projet, baptisé "Human Of New York, ou HONY" explose. Aujourd'hui 1,6 million de personnes suivent cette page et se partagent les photos tous les jours.

Brandon veut publier un livre. Les éditeurs commencent par refuser ce projet parce que, disent-ils "les portraits n'intéressent pas les lecteurs". Mais l'opiniâtre photographe autodidacte ne se laisse pas décourager. Il parvient à convaincre la célèbre maison d'édition St. Martin's Press. Début octobre 2013, l'heureux et fûté éditeur américain avait déjà vendu 30 000 copies en pré-commande avant la parution. Le rêve ! Chaque déplacement de Brandon dans une librairie Barnes & nobles déclenche une marée humaine.

 
73 274$ levés en moins de 10h00
Le 29 octobre 2013, Brandon poste un nouveau portrait sur facebook. C'est l'histoire d'un caméraman nommé Duane. Il raconte comment il a fini par se laisser convaincre par sa femme d'adopter une petite fille éthiopienne de 7 ans, aveugle d'un oeil. Comment cette petite fille triste a retrouvé le sourire et la joie de vivre. Puis il explique que la famille souhaite adopter un autre enfant, un petit garçon. Mais le voyage et l'adoption coûtent cher et ils ont du mal à rassembler l'argent.

Brandon Stanton se contente de mettre un lien vers un site de finance participative (crowdfunding) indiegogo "Let's bring Richard Home". A l'heure où je vous écris, soit moins de 24h00 après le post du premier portrait de Duane, la famille avait levé 73 274$, offerts par 3894 personnes différentes.

 

Human of new york - facebook4
 

C'est absolument incroyable ce que peut réaliser un groupe de personnes soudées par l'émotion sur Internet. Jonah Berger, professeur associé de Marketing à la Wharton School a parfaitement décortiqué le processus à l'oeuvre dans son livre : Contagious: Why Things Catch On.

Les 6 facteurs de réussite sur les réseaux sociaux

> Emotions : les contenus suscitant l'émotion sont les plus partagés et commentés
> Storytelling : une bonne histoire booste les partages
> Valorisation sociale et collective : les gens partagent les contenus qui les rendent plus intelligents, plus tendances, plus engagés, plus respectueux, plus...
> Valeurs pratiques : les gens partagent des informations qu'ils jugent utiles pour eux-mêmes ou pour leur entourage
> Visibilité : plus un contenu est visible, populaire, plus il est partagé
> Déclencheur : les gens partagent des contenus associés à des moments forts de la vie et du quotidien, comme la réussite, la naissance, l'amour, la mort, les soins, le repos.

 
Et ils vécurent longtemps, heureux, riches et avec beaucoup d'amis sur facebook...
 
Et vous, avez-vous des exemples de réussite sur les réseaux sociaux à nous raconter ?
 
Author: "evedemange" Tags: "Secrets de rédacteurs, réseaux sociaux..."
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Date: Monday, 23 Sep 2013 12:27

Hervé Kempf quitte Le Monde pour s'engager chez Reporterre.net. Mediapart creuse son rôle de contre-pouvoir en prenant sa liberté de ton sur le web. L'ONG Reporters d'Espoir refuse l'immobilisme induit par le journalisme "classique" et sa culture sensationnaliste. L'heure est à l'engagement dans l'information et à la valorisation des initiatives positives. Mais quelle mouche a donc piqué les journalistes à l'heure du web ?

Reporters d'espoir

Ce matin Benoît Hautot, issu de la très dynamique équipe éditoriale de l'agence WAW, s'interroge : "L'information positive : gros mensonge ou petit bobard ?" Le billet souligne la transformation en cours dans le métier même du journalisme : "Du «Trop de voiture, trop de pollution», on va passer à du «La pollution, elle existe, mais on peut y remédier»."

D’un journalisme soi-disant « neutre » mais en fait très « commercial », en retrait mais axé sur le sensationnalisme, nous sommes en train de passer à un journalisme plus engagé, plus mordant et moins conformiste. A l’image d’Hervé Kempf, qui quitte avec fracas Le Monde pour Reporterre, media engagé sur l’écologie, de nombreux journalistes veulent proposer aux citoyens une autre lecture de l'information. 

Le départ brutal d'Hervé Kempf a suscité un vif débat au sein du Monde. Le principal motif du divorce ? Le rédacteur en chef, Didier Pourquery, avait interdit au journaliste de couvrir un sujet (NDPI : la mobilisation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) au motif que le journaliste serait trop engagé, et donc partisan : "les jeux sont faits, le verdict est rendu: Kempf se serait égaré sur les chemins du militantisme, se serait placé au service d’une cause, inféodant sa liberté de pensée et égarant au final ses lecteurs, reproche implicite qui clignote derrière cette salve de reproches." A lire sur Mediapart "Journalistes et écologie, le malentendu".

Au début du siècle dernier, le grand journaliste Albert Londres écrivait « notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie. » Or aujourd’hui grâce au web, tout le monde peut porter la plume, ou l'image, dans la plaie. Les témoignages des victimes de conflits affluent sur le web. Les vidéos prises par les rebelles syriens rendent compte de la réalité au coeur des plaies du monde. Des violeurs viennent témoigner du point de vue de celui qui a commis un crime. Lire sur rue89 "A 20 ans j'ai commis un viol. Méritais-je d'être abattu ?"

Alors, où se positionne le journaliste à l'heure du web ? Quel est son rôle désormais ?

Certes, la frontière reste très mince entre engagement nécessaire et aveuglement idéologique. Si le journaliste s'engage trop, il risque de virer dans la propagande. Mais à trop peu s'engager, les professionnels de l'info ne s'étaient-ils pas endormis dans un journalisme ronronnant, "officiel", véhicule malgré lui d'une manière de penser conformiste ? Nous avons tous une "grille de lecture" sur le monde, une façon de comprendre l'actualité qui tient à notre propre histoire. Mettre l'accent sur un sujet précis, n'est-ce pas déjà induire un angle éditorial invisible ? Donner l'impression qu'à part les conflits identifiés ailleurs, ici tout va bien ? N'est-il pas plus sincère d'assumer son point de vue ? Plus sain de provoquer une réflexion réelle des lecteurs, un échange, un débat ?

Marie-Monique Robin, la célèbre journaliste d'investigation, a tranché. Depuis ses débuts, et avec Le Monde selon Monsanto, elle s'engage dans l'information qu'elle transmet. Elle décrypte la communication employée par certaines multinationales pour cacher des activités peu avouables. Elle passe de l'image parfaite et lisse présentée sur le web à la réalité, moins simple. Elle utilise ce même web pour aller chercher des informations essentielles à l'autre bout du monde. Elle nous entraîne avec elle de l'autre côté de l'information pour nous permettre de saisir la réalité dans toute sa complexité. Son journalisme EST militant et c'est sa raison d'être. Elle annonce la couleur et personne n'y trouve rien à redire.

Je crois que nous assistons à une transformation profonde du métier de journaliste, à une réflexion vitale sur le rôle de passeur d'information et sur sa mission dans une société médiatique, en mutation. C’est un débat réellement passionnant à la fois sur l'angle éditorial, sur la façon dont les journalistes et les rédacteurs transmettent l'information, et sur les actions qui en découlent.

A lire aussi
A-t-on encore besoin des journalistes aujourd'hui ? par Eric Scherer
Est-ce que les journalistes restent utiles aujourd'hui pour comprendre le monde ?
 

 

Author: "evedemange" Tags: "Veille contenu éditorial, angle éditor..."
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Date: Friday, 13 Sep 2013 02:52

Ce vendredi 13 septembre au Benchmark Group, c'est la formation "Ecrire pour les réseaux sociaux". On y parlera ligne éditoriale, ton rédactionnel, modération des conversations, titres accrocheurs, style original... On partagera les expériences et comme toujours, ce sera riche et sympa :-)

Si vous avez manqué cette date, la prochaine session aura lieu le 10 décembre 2013 !

Ecrire pour les réseaux sociaux cartouche


Le plan de la formation

> Penser stratégie sur les réseaux sociaux

> Ecrire vite, bien et original

> Gérer la modération

> Mettre en place sa propre méthode de publication

> Mesurer les impacts de sa communication sur les réseaux

Conclusion, outils et ressources

Voir le programme complet

Cette formation a été imaginée dans la bonne humeur avec Pascal Maupas, de l'agence Hypertexte, formateur au Benchmark Group depuis... les débuts du web ;-) J'espère qu'aucun seau ne me tombera sur la tête ce vendredi 13 2013.

En attendant, je vous souhaite à tous BONNE CHANCE pour ce dernier trimestre 2013 !

coccinelle sur trèfle



S'inscrire à une session

Author: "evedemange" Tags: "Conseils écriture web, Benchmark Group,..."
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Date: Friday, 19 Jul 2013 10:10

En 2013, je m'étonne toujours de voir du lorem ipsum sur des maquettes de pages web. Or, le choix des mots s'avère structurant pour le design même de la page ! Quand les graphistes web auront-ils des cours à l'écrit web dans leur cursus de formation ? Objectif : valoriser les unités d'information et les mots qui structurent la page, grâce au design.


Tout est parti d'un article posté sur l'excellent magazine Télérama, "Graphiste en colère : pourquoi ils ne veulent plus fermer leur gueule." Les graphistes français se plaignent du manque de culture graphique en général, des responsables marketing qui demandent des visuels "sexy" (ie lobotomisés de la création), du manque de considération de leur travail et des projets mal payés.

Au delà de l'article, dont je vous conseille la lecture, le partage du lien a donné lieu à un échange sur la sensibilité au design d'information chez les graphistes web sur le profil facebook de Marina Aubert (spécialiste de l'écrit web, conférencière aux Journées du contenu web), et Plume Interactive :

Facebook graphistes en colère


Sur une page épurée, le choix des mots est essentiel
C'est vrai qu'un bon design web, c'est essentiel. Les couleurs et les images fabriquent une identité forte qui s'exprime au delà des mots, qui marque nos inconscients. Mais les mots structurent l'espace sur le web. Et ça, les designers, les ergonomes, les chefs de projets, les managers web, les développeurs et certains mauvais référenceurs, l'oublient trop souvent.

Les pages web deviennent de plus en plus épurées. Et sur une page épurée, les mots doivent être longuement pesés. Si le rédacteur a bien fait son travail, il a passé quelques heures à méditer sur le choix de tel ou tel mot.

Monologue intérieur d'un rédacteur web en action :
"-de 55 ans, à chaque âge ses besoins, à chaque budget ses priorités !"
>pas assez précis ça, aucun mot-clé significatif, trop long pour un sous-titre de produit...
"-de 55 ans" ouch, n'attire pas la cible jeune...

>Bon, on revoit !
"De 18 à 55 ans"
> ah là c'est mieux !

"la mutuelle adaptée"
> mouich, c'est mieux mais est-ce que ça accroche assez ? Peut-être pas encore assez précis...

"la complémentaire santé qui tue !"
>ah ben non, là ça va pas...

"la complémentaire santé qu'il vous faut !"
>pourquoi pas ? Mais est-ce que l'on ne pourrait pas trouver encore mieux ?

Et caetera, et caetera (image d'une souris pédalant dans un rouleau...)


Page web, vue coté rédacteur : structure d'unités de sens séparées par des espaces et des couleurs
Les textes d'une page web ont donc "normalement "été conçus pour être d'une limpidité cristalline. Ils ont été pensés comme une structure d'unités de sens, séparées par des espaces et des couleurs. Or, ce travail laborieux peut être réduit à néant par un designer web mal formé à la hiérarchie de l'information. Un gros pâté rouge, un titre mal positionné dans une police illisible, un bouton d'action mal placé, mal identifié ? Voilà la page rendue inefficace. L'information ne passe plus...

Je constate souvent le manque de sensibilité -de formation- des designers web à l'information sur le web, et cela même sur les sites web de grandes marques.

Pour vous en convaincre, voici une petite capture d'écran :

photos zadig & voltaire

Formation à la lisibilité web
Auriez-vous envie de lire le texte de l'interview écrit en capitales ? Probablement pas. Les 3 colonnes ? bof. Et le texte descriptif du costume, entièrement souligné, avec une couleur de police blanche sur fond gris ? Non plus. Le design n'engage pas l'internaute dans la lecture. Pourtant, ce que vous voyez, c'est une page d'aterrissage de la nouvelle campagne web de la marque Zadig & Voltaire. Une page clé, mal pensée pour le web, sans bouton d'action, ni lien réel vers d'autres pages du site pour transformer la visite, ou donner envie de poursuivre la lecture.

Conclusion : les graphistes web sont en colère après les responsables marketing, je comprends. Ils font un travail formidable, et meilleure sera la culture graphique en France, mieux ce sera. Il faut de bonnes formations à l'identité graphique, c'est clair. Mais, chers graphistes web, si vous pouviez aussi intégrer des cours sur la lisibilité de l'information et l'écrit web dans vos écoles, ce serait vraiment formidable :-)

Et vous, avez-vous des exemples comme celui de Zadig & Voltaire ?

A lire aussi

Ecrire pour le web : "c'est la structure imbécile !"
Pourquoi les agences d'ergonomie web devraient toujours travailler avec un rédacteur
L'art de faire de l'espace

 

Author: "evedemange" Tags: "Ergonomie éditoriale, design, ergonomie..."
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Date: Thursday, 27 Jun 2013 10:43

C'est les soldes !!! Avec le retour du soleil, voilà une belle occasion pour les commerçants et les e-commerçants de rattraper une mauvaise saison : -50% de chiffre d'affaires pour certains. Les newsletters pleuvent dans les messageries, histoire de battre le rappel auprès des clientes fidèles (ou pas). Oui mais voilà, ne mégotez pas sur la rédaction web...

Dans ma boîte mail, je reçois ça :

NL soldes fautes

"Jusqu'à -50poucent, dépéchez-vous !" Est-ce que j'ai envie de cliquer ? Bof... J'ai l'impression de tomber sur un site d'arnaque.

Dommage, car la marque (haut de gamme) s'est donnée beaucoup de mal derrière pour présenter une belle newsletter épurée :

NL soldes fautes 2

Conclusion, confiez les titres de vos newsletters à un rédacteur web sérieux...

Et vous, avez-vous des histoires de fautes d'orthographe à raconter ? Je suis sûre que oui !

A lire
Comment casser son image avec des fautes 
Une faute d'orthographe dans le dos des joueurs de l'OM

Author: "evedemange"
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