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Date: Monday, 17 Mar 2014 15:04

La grand messe des référenceurs français s'est donc déroulée jeudi et vendredi 13 et 14 mars, et j'ai survécu au brouillard de pollution qui s'est abattu sur Paris ce jour-là. J'avais choisi d'assister à la journée du vendredi, avec une matinée entière consacrée au contenu web. Voici donc le SEO Camp'us raconté par une dingue d'écriture (web :-)

"Content marketing / rédaction web et SEO" par Olivier de Segonzac Directeur Associé de Resoneo 
Vous avez déjà lu un interview d'Olivier sur ce blog, génial expert en web analytics. Olivier, c'est simple, on pourrait l'écouter parler des heures lorsqu'il se lance dans l'explication des possibilités offertes par les web analytics. Son cerveau carbure au moins trois plus vite que la moyenne des gens et en plus, il vous ferait presque rêver en vous parlant de statistiques. Unique !

Et là ? J'ai été... un peu déçue. 30 minutes sur la stratégie de contenu web, rien de plus que ce que l'on peut trouver dans l'excellent livre rouge de Kristina Halvorson, sorti en 2010 "Content strategy for the web". En plus, j'avais l'impression que le sujet ne le faisait pas vraiment rêver pour le coup.

Bon voici quand même les piliers d'une stratégie de SEO réussie en 2014 :
>Valoriser son image de marque
>Optimiser son référencement naturel
>Développer son netlinking
> Favoriser son e-réputation

Ensuite, rencontre avec Aurélien Bardon avec qui nous avons discuté d'une conférence en préparation pour les Journées du contenu web (mais je ne dirai rien hé hé, c'est la surprise).


"Génération de textes automatique vs content spinning vs rédacteurs" 
par Claude de Loupy
Là, présentation de 4 moyens de créer du contenu original pas cher pour lancer de gros catalogues e-commerce en particulier. Avant de commencer, il précise bien que si on peut se payer les services d'un rédacteur web à domicile, c'est - de loin- la meilleure solution  :

1-Le content spinning : sorte de machine à laver automatique qui secoue les textes et les recrache dans le désordre. Résultat horrible, à déconseiller absolument même pour vendre des téléphones à son cheval.

2-La rédaction off-shore : ben oui, pas chère c'est sûr mais résultat et qualité très incertains selon le rédacteur à qui vous avez affaire. C'est comme prendre un chocolat dans une boîte de supermarché, "on ne sait jamais sur quoi on va tomber" (merci au passage à la maman de Forrest Gump).

3-La rédaction web en passant par des plateformes d'achat (genre TextMaster ou GretContent) : pas si mal, un peu plus cher

4-La génération automatique de contenu : vendue par lui-même et donc la meilleure solution, comme vous pouvez l'imaginer, en toute objectivité ;-)

Ceci dit, la démonstration était intéressante (voire carrément flippante pour l'avenir - le jour ou les ordinateurs communiqueront sans nous...) car elle montrait que la fabrication de textes avec des règles automatiques génère des résultats relativement corrects. Evidemment, on est loin d'une expérience de lecture, de l'émotion, d'un échange, du vrai conseil d'expert. Pour le SEO d'une fiche produit high tech, ça paraît peut-être un bon moyen de générer 60 000 fiches sans se ruiner avant même d'avoir lancé son site web.

En revanche, il me paraît essentiel :
1-de faire relire et corriger les 60 000 fiches produit par un véritable rédacteur, hé oui car les ordinateurs font encore beaucoup d'erreurs les vilains...
2- de compléter par du contenu de très grande qualité, des conseils d'experts par exemple, des guides ou des témoignages clients bien mis en valeur

"10 stratégies de netlinking à tester en 2014" par Olivier Andrieu
Aaaah Olivier Andrieu, on l'aime pour son sourire et son expérience, pour ses conseils qui ramènent toujours aux bases essentielles : publier du bon contenu :-) On n'a donc rien appris comme il nous l'avait prévenu en commençant mais quand même retrouvé quelques bonnes idées.

Voici sa présentation :

 

Seo campus netlinking from Olivier Andrieu

Là, pause au soleil et discussion animée avec Yann Lemort, prince des chapeaux blancs.

SEO rankings factors : what’s new in 2014  par Paul Bongers de Search Metrics London
C'est enfin là qu'un peu de vent frais a soufflé sur L'Usine à La Plaine Saint Denis :-)

Pour Paul, les Panda et Pingouin, ainsi que la cata des mots-clés "not-provided" nous offrent une opportunité de changer notre manière de faire du SEO. Au lieu de travailler mot-clé par mot-clé, il nous faut désormais nous placer au coeur de l'expérience de recherche de l'internaute. Nous devons comprendre comment cette recherche s'exprime en mots-clés selon les différents besoins de l'internaute. Nous devons penser les pages du site en fonction du besoin exprimé pour amener les internautes au bon endroit dans le tunnel d'achat.

"Google rewards when a search leads to the right stage of the buying cycle."

paul bongers

(Photo piquée à Miss SEO Girl)

Inutile de dire que je suis allée le trouver direct à la fin de sa conférence pour l'interviewer. Et comme il avait un peu de temps avant son vol pour Londres, il a gentiment accepté d'écourter sa pause déjeuner pour répondre (enfin après le selfie avec Miss SEO Girl). Vous pourrez lire l'interview dans quelques jours...

Là, conférence animée sur le thème "Comment dialoguer avec Google" et discussion animée avec Olivier Andrieu avant de passer pour la énième fois au stand de Synodiance afin de tester les fameuses lunettes Google glass, sans succès hélas...

En résumé, une bien belle journée de SEO, riche en discussions et en rencontres. J'ai hâte de recommencer cette semaine aux Journées du contenu web !

A lire aussi
Mon compte rendu SEOCampus 2014 et les slides des conférences – Partie II par Miss SEO Girl
SEO Campus : 10 stratégies de netlinking à tester en 2014

 

 

 

 

 

Author: "evedemange" Tags: "Rédaction & référencement, Olivier An..."
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Date: Thursday, 27 Feb 2014 22:50

Vous vous rappelez quand vous écriviez des questions sur un petit papier en classe et que vous le passiez à votre voisin de droite ? Et bien voilà, Sébastien Billard me met au défi de répondre à dix questions ! Comme je ne peux rien refuser à un expert du référencement sensible à la cause éditoriale, voilà mes réponses :-)

Si le Net n’existait pas, aurais-tu cherché malgré tout un moyen d’exprimer tes idées à l’attention des autres ?
Oui ! Ecrire est dans mon ADN. J'aime rassembler, ordonner mes idées par l'écriture, et plus encore les partager. Petite, j'inventais des histoires. J'entrainais ma soeur dans un monde imaginaire. Nous pouvions en parler des heures, comme s'il existait. J'aime aussi la poésie des mots, la façon dont les idées s'expriment dans le choix même du vocabulaire que nous employons. J'ai commencé à écrire pour le web en 1998, pour une librairie en ligne nommée BOL.fr (Bertelsmann on line). Ce sont les livres qui m'ont amenée au web.

Quand je suis arrivée en agence, j'ai été révoltée par le peu de considération accordé à l'écriture, à l'information. On pensait le design et la technique avant de réfléchir aux messages. Mais si on supprime les mots d'un site web, il ne reste... quasiment rien ! Les internautes ne viennent pas sur un site web pour admirer le design ou la performance technique, ils viennent parce qu'ils ont une envie ou un besoin précis qui s'exprime presque toujours dans les mots. J'ai donc noué mon bandeau de guerrière, sorti ma plus belle plume et créé Plume Interactive pour défendre la rédaction web, l'émotion, le sens et l'amour des mots :-)

A ton avis, le Web a-t-il créé du lien social ou contribué à éloigner les gens les uns des autres ?
Indéniablement, le web a créé du lien social virtuel. Il a transformé la façon dont nous échangeons. Il a permis à des personnes physiquement éloignées de se rassembler, d'échanger leurs idées, de mettre en commun leurs connaissances, de créer des communautés très puissantes. Mais les écrans peuvent nous isoler de la vraie vie, de ceux qui vivent avec nous au jour le jour. Le web peut nous couper de nos émotions sensorielles, d'une forme de communication vitale. Rien ne remplace le toucher, le regard, la perception du corps de l'autre, l'échange. J'en sais plus sur une personne en la regardant parler et en l'écoutant qu'en échangeant avec elle sur facebook.

Comment vois-tu ton avenir ?
Ma boule de cristal me dit : dans l'écriture, de plus en plus créative, dans la réflexion et dans l'enseignement. J'adore :-)

Si tu devais recommander 3 sites à des gens qui découvrent Internet ?
Google la porte de la connaissance mondiale, facebook la place publique du 21ème siècle et... marmiton.org pour l'incroyable recette des chouquettes au sucre ;-)

A choisir, tu préfères lire un livre sur un écran ou bien sur un truc avec des pages en papier qu’il faut tourner à la main ?
Sur un vrai livre qui sent le moisi, la poussière des greniers, les pages tournées puis cornées, le café renversé, le feu de cheminé et les rêveries entre deux averses de pluie. Hyper ergonomique, le livre. On n'a rien trouvé de mieux pour savourer une bonne histoire :-) Mais les liseuses présentent un réel intérêt lorsque l'on part pour un long voyage et que l'on ne peut emporter sa bibliothèque.

Au Boudoir écarlate

On t’offre la possibilité d’un voyage dans l’espace qui va durer plusieurs années et on ne t’autorise à emporter avec toi que 5 objets pour un poids maximum de 5 kg. Que choisis-tu ?
Un exemplaire papier des "Nourritures terrestres" de Gide, un crayon, un carnet de notes, une tablette et une pousse de mélisse. Pas dit que j'accepte le voyage dans l'espace... J'aime trop regarder les étoiles depuis la Terre.

Si tu devais dissuader quelqu’un de te fréquenter, que lui dirais-tu pour le décourager ?
Rien...

Penses-tu, comme certains experts, que l’économie numérique constitue la nouvelle « Révolution Industrielle » du XXIe siècle ?
Oui ! L'économie numérique transforme pour l'instant essentiellement des secteurs comme celui de l'information, de la communication ou du tourisme. Mais bientôt, elle va révolutionner ceux de l'énergie, du transport et l'organisation de nos sociétés dans son ensemble. Elle change la façon dont les gens communiquent, la façon dont ils s'informent, dont ils échangent les biens matériels et immatériels. A lire sur ce sujet, le passionnant ouvrage de Jeremy Rifkin "la troisième révolution industrielle" et le livre d'Anne-Sophie Novel La Vie share.

Si tu devais corriger quelque chose dans ton parcours professionnel ou personnel, ce serait quoi ?
Je me hâterais de rejoindre une amie pour l'empêcher de traverser la route qui mène à une piscine, un jour d'automne 1999 aux Etats Unis.

Qu’aurais-tu aimé inventer ? Sherlock Holmes, ou Alice aux pays des merveilles

A mon tour maintenant ! Je lance cette patate chaude à... Anne Lataillade et Eric Delcroix :-)

Author: "evedemange" Tags: "Veille contenu éditorial, lecture web, ..."
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Date: Tuesday, 11 Feb 2014 11:00

Depuis plusieurs années, Libération bataille pour traverser l'ouragan qui secoue la presse dans son ensemble. Le mythique journal français a ainsi tenté de nombreuses innovations, dont une refonte complète de la version web en responsive design, la réalisation de podcasts et de vidéos, la présence sur les réseaux sociaux facebook ou twitter. Mais rien n'y fait. Le journal vit actuellement des heures sombres. Alors quoi ?

LibérationLa fausse couv' du journaliste Stefan de Vries en réponse à la Une concoctée par les journalistes de Libé, samedi 8 février 2014

Pour sauver Libé, les actionnaires proposent de le transformer en un « réseau social, créateur de contenus, monétisable sur une large palette de supports multimédias ». Le siège historique du quotidien, rue Béranger, deviendrait un espace culturel-restaurant-bar-studio radio-incubateur de start-up... « Un “Flore du XXIe siècle” », dixit les actionnaires. » Révoltés par ce plan, les journalistes répondent en écrivant "Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel..."

Sans connaître le débat de fond qui oppose les journalistes de Libé à leurs actionnaires, je trouve la réponse du journaliste Stefan de Vries particulièrement intéressante : "Nous sommes au 21ème siècle, souvent au restaurant, actifs sur les réseaux sociaux..." Elle souligne le caractère "dépassé" de cette Une. Un bon journal d'actu au 21ème siècle peut-il écrire "Nous sommes un journal," point ? Je partage l'avis exprimé par Anne-Sophie Novel, spécialiste du web et de l'économie collaborative, sur son blog du Monde (Lire La crise et la revanche du rameur) :

"En tant que journaliste multimédia et blogueuse, je sens à quel point la logique du web est parfois difficile à transmettre pour ceux qui ont toujours connu ou préféré le papier. Avec le web, on ne réfléchit plus pareil, on ne trouve plus l'information de la même manière, l'écriture n'est pas la même, on enrichit un texte autrement, on invente de nouveaux contenus, on angle différemment et on adopte de nouveaux modes d'échange avec les lecteurs... qui peu à peu deviennent des contributeurs. >>

Les brillants journalistes de Libération assistent impuissants au naufrage de leur beau bateau. Mais j'ai le sentiment qu'ils payent aujourd'hui le déni collectif pratiqué depuis 10 ans. En 2009, je m'interrogeais déjà sur l'immobilisme de la presse en France "Mais que font les journalistes ?" L'absence de réaction des grands journalistes face à une révolution en marche m'effrayait. Elle paraissait mortifère, dangeureuse. Depuis, ils ont réagi heureusement. La presse dans son ensemble se remet en question. Le web n'a plus le statut de "version dégradée du papier" qu'il pouvait avoir autrefois. Et Libération possède maintenant une page facebook. Et même une page Twitter. Oui mais quoi ?

Pas de prise de position, pas d'ouverture au dialogue, pas de réel esprit "web". Là où des journaux comme Rue89 inventent, innovent, proposent des rencontres entre journalistes et lecteurs, ouvrent leur rédaction régulièrement, les journalistes de Libé se contentent trop souvent de relayer "l'actu". Ils travaillent toujours l'information dans une logique "descendante" et non participative, c'est-à-dire en intégrant l'énergie éditoriale insufflée par les lecteurs désormais contributeurs du journal. 

Jugez plutôt :
2 posts au hasard, page facebook Libé
- "Le chef de l’Etat entame ce soir une visite d'Etat aux Etats-Unis. Récit des grandes et petites histoires de ce voyage." 2 partages, 5 commentaires, 11 likes
- "Commentnet passer de 200 pulsations à 140" (coquilles comprises) 8 likes, 1 commentaire 

2 posts au hasard, page Facebook Rue89
-"[Témoignage] Raphaël pensait passer des vacances au calme, dans un petit chalet avec des marmottes à la porte et une cheminée qui fume.... Ma traque à l'arnaque du chalet sur Leboncoin" 145 likes, 69 commentaires
- "Notre journaliste a demandé à des femmes, jeunes et moins jeunes, de raconter ce qui leur passe par la tête quand elles ont peur en ville. Hélène : "Je mets mon doigt dans le trou de la clé et je me fais une sorte de poing américain." 595 likes, 174 commentaires, 159 partages

Là où les journalistes de Libération s'enroulent dans leurs écharpes et se retranchent derrière un journalisme "traditionnel", les confrères de Rue89 se mouillent, descendent dans l'arène, prennent position, discutent avec leurs lecteurs. Même chez les vétérans du Monde.fr, on innove plus, on s'ouvre plus (notamment grâce aux excellents blogs).

Entre les 2, il existe un monde, un état d'esprit que maîtrise la nouvelle génération comme l'exprime bien Audrey Etner, rédactrice en chef de Femininbio, ancienne blogueuse. "Aujourd’hui, les lecteurs sont aussi acteurs de l’information. Ils influencent l’information sur les réseaux sociaux en choisissant ce qu’ils vont partager ou pas, et en interprétant l’info." Lire son interview

Alors, sans forcément réinventer la roue, il s'avère essentiel que les journalistes de Libé intégrent enfin "l'esprit du web", qu'ils viennent un peu sur facebook échanger avec leurs lecteurs, qu'ils écoutent leurs angoisses profondes et leurs espoirs par rapport à l'avenir, qu'ils sortent des sujets plan-plan pour fouiller là où ça fait mal, qu'ils prennent position, qu'ils écrivent des articles fouillés et des analyses sur les grands défis de notre époque, avec ou sans mots-clés d'ailleurs (Lire à ce sujet "Journalistes engagés, mais Quelle mouche les pique ?).

Bref, qu'ils continuent à faire du bon journalisme mais du "journalisme moins chiant" comme le préconise Eric Scherer sur son cultissime blog Meta-Media (et je ne parle pas des nouveaux formats à tester !) Cela nécessite une réelle prise de conscience, une r"évolution". La secousse terrible produira t-elle un électrochoc salutaire à Libération ? Je croise les doigts...

Et vous, qu'en pensez-vous ?

A lire en plus

Pour ceux qui n'auraient pas suivi la crise, petite revue de réactions, ici et là : Libération : les actionnaires veulent un réseau social, les confrères de l'Express font un point sur la question"Les ventes du quotidien de gauche, qui fête ses 40 ans, ont chuté de plus de 15% sur les 11 premiers mois de 2013 et sont tombées en novembre sous les 100.000 exemplaires, à 97.299, le pire score depuis au moins 15 ans. "

Arrière les corbeaux de la mise en marque, par Michel Crépu "Ce n’est pas la même chose d’incarner son époque ou de lui courir après, fût-ce en parlant fort dans le micro, comme M. Demorand, piètre plume par ailleurs. Un éclectisme branchouillé, frotté d’un antifascisme de cour d’école, cela ne fait pas un rendez-vous. A vrai dire, cela ne fait rien. Alors quoi ?" >>

Libération en danger de mort, la fameuse couv' de Stefan de Vries en réponse à la Une concoctée par les journalistes de Libé "il y a quelque chose de pourri dans l'état de Libération". Si la direction a manifestement des méthodes de management arriérées (processus descendants obscurs et ultra-hiérarchiques), les journalistes ont aussi entre leurs mains une part de responsabilité et des éléments de réponse."


"Crise à Libération : pour l'electrochoc, c'est réussi."

Le passionnant témoignage de l'agence Nealite sur la refonte du site de Libé "Renouveau de l'expérience utilisateur" .

Author: "evedemange" Tags: "Veille contenu éditorial, ergonomie éd..."
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Date: Tuesday, 04 Feb 2014 10:54

Deux jours de conférences et de tables rondes à Lille autour de l'écrit web, du référencement naturel et des webanalytics. A vous le bouillonnement d'idées, la richesse d'échanges, la dégustation du Welsh et autres surprenantes spécialités du nord :-) Alors, viendrez-vous cette année aux Journées du contenu web ? 

Cette nouvelle édition 2014 des Journées du contenu web aura lieu dans les magnifiques locaux d'Euratechnologies. Le référenceur préféré des rédacteurs web Olivier Andrieu sera fidèle au rendez-vous, ainsi que l'équipe belge vitaminée de l'agence We are the words, Romain Hourtiguet et les ondes positives de Muriel Vandermeulen en pleine forme, la formatrice et spécialiste des réseaux sociaux Marina Aubert, les référenceurs Yann Lemort et Aurélien Bardon, le spécialiste du numérique Cédric Naux, le storyteller Stéphane Dangel, le chef de file des webanalystes du nord Nicolas Malo et bien d'autres encore.
Plume Interactive sera là aussi, pour mettre son grain de sel dans cette vivante et belle salade ;-)

Les grandes thématiques du programme, concocté comme chaque année par Eric Delcroix, tisseur de liens en chef !

Photo Journées du contenu web

> Storytelling
> Creating content or curating it ? (ou les deux)
> Ecrire pour le web et les mobiles
> Métamorphoses dans les médias
> Pour quelle génération écrire ? (et comment)
> Sex'écriture (non, on veut dire l'autre sex'écriture)
> Etat du référencement en 2014
> Veille et référencement
> Disparition du SEO simple au profit de l'inbound marketing (traduction : faire venir les clients à soi grâce à une stratégie marketing web complète : produire du contenu de qualité, utile, avec une identité forte, dans le but de générer du partage sur les réseaux sociaux et un bon positionnement sur les moteurs de recherche)
> Etat des webanalytics en 2014
Et bien d'autres sujets échangés dans les salles de conférences, les couloirs, la cafétéria, au soleil sur la terrasse...

Nouveau : cette année vous pouvez sponsoriser l'évènement ! L'enjeu est grand : la pérénnité des Journées du contenu web, un rendez-vous francophone international pour les spécialistes du contenu web. Les Journées rassemblent des participants de France, de Belgique, du Canada et de Tunisie. Vous pouvez également devenir ange gardien, entreprise sponsor, et associer votre marque à un évènement professionnel de référence.

Si vous souhaitez en savoir plus, tout est expliqué sur le blog en nord d'Eric Delcroix.

A très bientôt aux Journées du contenu web :-) S'inscrire

Pour tout savoir
Rejoindre le groupe facebook des Journées du contenu web
Lire une présentationd de la table ronde du jeudi matin Creating content or curating it ?
Sinon pour le welsh, c'est là !

 

Author: "evedemange" Tags: "Veille contenu éditorial, Journées du ..."
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Date: Tuesday, 28 Jan 2014 15:15

J'ai longtemps cherché une rime en "orze" avant d'écrire ce billet. Avec quoi donc faire (algo)rimer 2014 ? Google n'en finit plus de bousculer le marché avec son panda cobra et ses copains pingouins. Mes amis référenceurs s'arrachent les cheveux sous leurs chapeaux blancs, les yeux rivés à leurs mots-clés "not provided", en se demandant quelle diablerie le géant tyran va t-il encore sortir de sa ménagerie. Alors, finie la poésie ? Pas si sûr...

Résultat ? Tout le monde se rue sur la stratégie de contenu web, y compris ceux qui n'ont jamais rédigé un article de leur vie. Restons calme.

Je profite d'ailleurs de ce billet pour faire une petite mise au point. La stratégie de contenu ne se limite pas à penser l'information sur son site web pour booster son référencement. La stratégie de contenu (qui existe depuis les débuts du web) consiste avant tout à imaginer des contenus transverses adaptés aux besoins des internautes, puis de bien organiser les moyens de production pour y parvenir. L'objectif ultime ? Produire une information de qualité, visible (certes) et efficace grâce à une équipe de rédacteurs bien formés, inspirés et motivés.

Que faire dans cette époque épique ? Personnellement, je ne vois pas de formules magiques mais quand même une bonne recette anti-panique : la CREATIVITE. Créatif, créatif, qu'est-ce que ça signifie me direz-vous ? Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévision, véritable penseur des nouveaux medias web, prône pour un "journalisme moins chiant". Aurélien Viers, directeur adjoint numérique au Nouvel Obs, donne ses meilleurs conseils pour exceller dans l'art du titre web.

Partout, on s'interroge : comment se distinguer ? Sortir d'une écriture formatée pour aller vers l'originalité, l'identité. Comment se démarquer ? Le rédacteur web n'est certes pas un écrivain (> "le rédacteur web serait-il un écrivain ou un journaliste ?"). Il ne manie pas sa plume pour exprimer sa vision du monde, pour construire une œuvre créative originale qu’il cherche à partager avec un lecteur. Il rédige pour le compte d’un tiers qui le paye (souvent mal - A ce propos, lire "De quoi vivent les journalistes ?") pour exprimer ses idées, communiquer. Mais rien ne l'empêche d'utiliser des techniques littéraires éprouvées pour sortir sa prose du flot des pages web.

Alors, chers rédacteurs et rédactrices web, blogueurs, blogueuses, journalistes, auteur(e)s, vous qui passez votre temps dans le cambouis des mots, par passion et par coeur, vous qui savez qu'originalité rime avec ténacité, je vous souhaite donc une très belle nouvelle année sous le signe de la créativité :-)

Et si vous avez d'autres idées, venez donc les échanger...

A lire, pour la pratique : 
L'article SnowFall du NewYork Times, une pépite créative
La version frenchie "A main nue" sur L'Equipe, pas mal non plus...
Et la énième version du livre culte d'Olivier Andrieu "Réussir son référencement web", cru 2014 :-)

Author: "evedemange" Tags: "Conseils écriture web, charte éditoria..."
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Date: Friday, 20 Dec 2013 09:58

Pour tous les rédacteurs et rédactrices web qui se seraient aperçus lundi que Noël c'est la semaine prochaine, pour tous ceux et celles qui courent, qui touillent la dernière gelée de coings à la vanille en réfléchissant à la meilleure manière de structurer une fiche produit, voici quelques petites idées de cadeaux de dernière minute...

Question de style, manuel d'écriture par Dane Cuypers aux Editions du CFPJ 

CFPJOu comment avoir du style en écriture ? Un petit bonheur à lire, un classique du CFPJ

Un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche, un peu avant la dinde et les chocolats : "On est d'accord, il y a tout le reste qu'il faut d'abord maîtriser : structure d'un papier, rigueur, clarté. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Pourquoi ne pas s'autoriser à oublier un peu le rédacteur en chef, surtout celui que l'on a intériorisé, ce surmoi jamais satisfait qui juge votre écriture médiocre, au mieux correcte. S'accorder cette potentialité d'une patte, d'une plume. S'offrir le plaisir des mots qui roulent, des phrases qui balancent."

Un jour, je vous raconterai comment les rédacteurs du Guide du routard nous font rire et rêver sur les hôtels et les gîtes en 3 phrases. Je vous montrerai la différence entre une description basique et une description sensorielle d'un endroit. Et vous verrez comment quelques mots bien choisis font toute la différence...

 

Un atelier d'écriture chez Aleph

Aleph

Allez donc y faire un tour ! Pour l'écriture web on repassera (leur site Internet aurait bien besoin des talents d'un rédacteur web) mais il paraît que leurs ateliers d'écriture créative sont formidables. Les écrivains se forment là-bas. Et franchement, sur les réseaux sociaux, une belle plume avec une histoire, ça fait ses preuves. Lire à ce propos "Comment fédérer sur facebook avec une bonne histoire"

 

L'édition 2014 de "Réussir son référencement web" d'Olivier Andrieu, qui vient de sortir !

O andrieu

Parce que, tout de même, il ne faut pas oublier ses classiques ! Et parce qu'on ne se lasse pas du style pédagogique, accessible, de la star du référencement en France.
Attention, cette année Olivier Andrieu a rajouté un sous-titre : "Stratégies et techniques SEO". Une petite phrase en plus, un grand pas pour le SEO :-)

A lire aussi : De la stratégie de contenu web à la stratégie d'information web
J'aimerais bien avoir votre avis sur la question...

 

 

 
Un stage "Ecrire pour les réseaux sociaux" au Benchmark Group

Facebook

Facebook, Twitter, LinkedIn, c'est déjà l'avenir. Oui mais où être présent ? Que dire ? Comment aller à la rencontre de ses clients, de ses lecteurs par l'écriture ? Comment maîtriser l'art du titre, de l'accroche ? Comment modérer ? Gérer une communication de crise ? Offrez-vous une journée pour travailler votre style sur les réseaux sociaux. En plus ce sera l'occasion de se rencontrer et d'échanger dans la vraie vie. Et les croissants du Benchmark group croustillent sous la dent :-)

 

 

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année ! Rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures en écriture web :-)

Et sinon
"Nos livres subversifs pour s'engueuler sous le sapin", Rue89
Menu de Noël forestier d'Antigone XXI

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Date: Wednesday, 04 Dec 2013 08:48

Ce matin comme tous les matins, Le Monde m'envoie une lettre d'information. Et vous savez quoi ? Ce matin, comme tous les matins, la lettre va peser non ouverte dans ma boîte mail. Chers lecteurs aux yeux web bioniques, qu'en pensez-vous ? A votre avis avisé, comment pourrait-on retravailler ces textes pour améliorer la lisibilité de l'information ? (Une idée par personne...)

Je suis une fidèle lectrice du journal Le Monde pour le sérieux des articles depuis des années. J'ai longtemps cherché à m'abonner uniquement à leur magazine M, version papier (et oui c'est comme ça, j'aime l'odeur et l'ergonomie du vieux papier...). Mais devant la difficulté que représente l'abonnement au magazine SANS le reste de l'offre éditoriale (= des kilos de journaux dans ma pauvre boîte aux lettres), j'ai finalement opté pour la version numérique. Je reçois donc chaque jour une lettre d'information. Je suis pour la presse indépendante, que je soutiens à coup d'abonnement de tous les côtés.

Mais franchement là, j'hésite à me désabonner. Devinez pourquoi...

Le Monde peut mieux faire

 

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Police, couleur : quel code typo choisir pour vos textes web ?

Author: "evedemange" Tags: "Cas pratiques rédaction, ergonomie édi..."
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Date: Friday, 22 Nov 2013 09:28

Dans quel ordre penser l'information sur le web ? Ou comment imaginer un contenu web pertinent pour les internautes, et visible sur les moteurs. Pour appuyer votre réflexion (et la mienne), j'ai imaginé cette fleur du contenu web : six pétales et un coeur pour un contenu vivant, intéressant, inspirant, essaimant...

Il manque quand même un peu de soleil et de pluie pour faire pousser tout ça, et surtout une bonne terre. Mais là je vous fais confiance :-)

Le cycle de vie du contenu web -ok

Note : cette fleur reste volontairement ciblée sur "l'écrit", la réflexion éditoriale. Mais la démarche reste identique pour la production de vidéos, ou d'iconographies. Ces formats de récits riches proposent d'autres formes narratives et nécessitent une écriture spécifique avant la production.

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La rédaction web, une étape dans la vie du contenu web
Le cycle de vie du contenu web

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Date: Sunday, 17 Nov 2013 21:53

Comment développer son audience sur les réseaux sociaux grâce à des contenus performants ? Comment bien écrire pour être lu, partagé, commenté ? Comment modérer efficacement les discussions et comment gérer les crises grâce aux réseaux sociaux ? Autant de sujets que nous aborderons mardi 10 décembre 2013 lors de la formation "Ecrire sur les réseaux sociaux" au Benchmark Group. Il reste encore des places, dépêchez-vous !

Cette formation s'adresse aux rédacteurs et responsables de la communication digitale, qu'ils soient community managers ou chargés de communication.

réseaux sociaux-Benchmark Group

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Comment mesurer le ROI des médias sociaux ?
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Date: Wednesday, 13 Nov 2013 15:21

Comment faire pour construire une ligne éditoriale solide lorsque l’on arrive à la rédaction d’un site Internet ? C’est l’expérience d’Audrey Etner, rédactrice en chef de femininbio.com. Depuis son arrivée en 2012, elle gère la ligne éditoriale du magazine d’une plume engagée et enthousiaste. Elle nous parle de son expérience.

Photo Audrey Etner

Bonjour Audrey, peux-tu nous présenter femininbio.com ?
Femininbio.com, c’est le premier magazine français consacré à l’écologie au féminin. C’est une communauté de femmes engagées, fondée par Anne Ghesquière en 2007. Leur objectif, leur envie commune, c’est de donner un sens à leur vie, de rendre leur famille, leur planète, leur vie plus durable, plus désirable. Le site web offre un lieu d’échange, de partage d’astuces, de trucs pour changer ses habitudes en douceur.

En mai 2012, après 5 ans d’existence (une éternité sur le web – NDPI ;-), le magazine s’associe au groupe Palpix, spécialisé en stratégie numérique, co-fondé par Michaël Amand. A cette occasion, FemininBio se refait une beauté avec un nouveau site en novembre 2012 et un magazine gratuit sur iPad, avec plusieurs hors séries payants. C’est à ce moment que je suis arrivée avec pour mission d'affirmer la ligne éditoriale magazine.

Quelle était ton expérience, ta vision lorsque tu es arrivée ?
En réalité, j’ai un parcours plutôt atypique. Avant de me lancer dans le journalisme féminin écolo, j’ai travaillé pendant 8 ans en finance ! Je n’avais pas choisi ce métier en toute conscience. J’avais écouté les conseils des uns et des autres. Et j’étais arrivée là un peu par hasard. J’étais donc perdue dans un domaine que je n’avais pas spécialement choisi, à faire des tâches qui ne m’intéressaient pas. Mais à l’époque ce poste me laissait du temps libre. Il m’a permis de lancer le blog « Paris by light », dans lequel je racontais mes pérégrinations parisiennes dans les magasins bio. Là, je me sentais vraiment dans mon élément.

Il faut dire qu’à 22 ans, j’ai découvert que j’avais une intolérance au gluten, aussi appelée maladie cœliaque. C’est comme ça que j’ai poussé la porte d’un magasin bio la première fois. J’ai découvert un univers nouveau, avec des odeurs et des saveurs incroyables ! J’ai commencé à chercher des recettes sur les blogs de cuisine comme celui de Valérie Cupillard, Anne Lataillade Papilles & Pupilles, ou encore Clea Cuisine.  Au début, ces sites m’ont aidé à me nourrir.

Mon blog « Paris by light », a participé toujours par hasard aux Golden Blog Awards et j'ai commencé à travailler régulièrement avec un journaliste de l’Express, Eric Lecluyse, auteur du blog Bienbeau.fr. C'est lui qui m'a mis sur le chemin d'Anne Ghesquière au moment où sa responsable éditoriale d'alors, Stéphanie Jarroux, partait en congé maternité. Grâce à la confiance d'Anne Ghesquière et de Michaël Amand, j'ai atterri à la rédaction de femininbio.com !

Comment imprimer sa marque lorsque l’on arrive aux commandes éditoriales d’un site web ?
Quand je suis arrivée, j’ai passé pas mal de temps à m’imprégner de l’âme du site, de son histoire. J’ai beaucoup discuté avec Anne, ce qui m’a permis de comprendre l’angle que nous allions donner aux articles. J’ai lu aussi la charte éditoriale. Mais la transmission s’est effectuée surtout par l’échange. Comme c’était une période de transition pour le magazine, j’avais une carte à jouer. Je devais insuffler une nouvelle jeunesse, une nouvelle énergie au site. Je me suis basée sur mon expérience de blogueuse et j’ai eu besoin d’écrire en plus une sorte de fiche éditoriale pour avoir les idées bien claires.

Ensuite, je me suis lancée en faisant confiance à mon instinct. Quand j’écris, je me demande toujours « qu’est-ce que j’aimerais lire ? » Quand je lis quelque chose, j’étudie mon comportement. Pourquoi est-ce que je me suis attardée sur cet article ? Qu’est-ce qui m’a intéressé ici, plus qu’ailleurs ?

Mon expérience de blogueuse m’a également beaucoup servie. C’est là que j’ai fait mes armes. Sur un blog, et de manière générale sur le web, on a l’échange et la réaction des lecteurs en direct. On a tout de suite les retours positifs et négatifs. Je savais ce qui plaisait à mes lectrices et ce qui les laissait indifférentes.

D’une manière générale, j’écoute toujours beaucoup les commentaires. Sur le web, on est toujours bousculé par ses lecteurs. Dès que l’on a l’impression de rentrer dans une zone de confort, ils nous réveillent.

Et puis, je suis bien entourée avec l’équipe de Femininbio. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est vraiment un travail d’équipe. 

Concrètement, comment allez-vous traiter un sujet sur FemininBio ?
Le site FemininBio s’engage mais nous ne souhaitons pas aller vers le militantisme. Tout l’enjeu consiste donc à traiter un sujet en veillant à toujours proposer des solutions. Ne pas laisser les lectrices dans le flou ou dans l'inquiétude, leur fournir des réponses. Par exemple, quand UFC Que Choisir publie un dossier sur les produits toxiques dans les lingettes, nous en profitons pour relayer l’information et publier en même temps un autre article sur les façons bio de nettoyer les fesses des bébés.

Pour le choix des couvertures de magazine, nous réfléchissons beaucoup avec Anne. Nous alternons les visages plus ou moins connus. Nous prenons soin de toujours choisir des  personnalités qui vont porter la parole de FemininBio. Si nous choisissons des actrices, nous voulons qu’elles soient réellement engagées comme Vahina Giocante. Nous avons publié les interviews de Christophe André sur la méditation ou d’Emily Loizeau, artiste engagée. Le dernier numéro de FemininBio met la blogueuse Antigone XXI à l’honneur avec sa démarche anticonformiste.  Nous cherchons toujours à amener les personnes interviewées sur un terrain moins codifié, plus personnel et plus profond.

Quelle place ont les réseaux sociaux dans la stratégie éditoriale de FemininBio ?
Lorsque je suis arrivée, la page Facebook de FemininBio comptait 2500 fans. Aujourd’hui, nous avons dépassé les 10 000 fans. Les réseaux sociaux sont un excellent indicateur de tendance. Dès que l’on poste un sujet, on voit tout de suite si ça va marcher ou pas. J’étudie beaucoup les réactions des membres de la communauté, mais aussi les pages des autres sur Facebook ! Cela me permet de sentir de quoi on va parler. Aujourd’hui, les lecteurs sont aussi acteurs de l’information. Ils influencent l’information sur les réseaux sociaux en choisissant ce qu’ils vont partager ou pas, et en interprétant l’info.

Ils peuvent s’enflammer dans un sens ou dans l’autre. Il faut faire attention à ce que l’on dit, aux positions que l’on prend sur les réseaux sociaux, tout en gardant à l'esprit qu'une position affirmée ne plaît pas forcément à tout le monde.

Est-ce tu penses avoir finalement trouvé ta voie ?
Je me sens sur un nuage. Je n’ai jamais l’impression de travailler. Pour moi, ce poste chez FemininBio, ce n’est pas un job, c’est un chemin de vie !

Merci Audrey pour cette belle interview, tu m'as offert l'occasion de parler de FemininBio, un magazine cher à mon coeur puisque j'ai participé à la grande aventure du lancement ;-)

A lire aussi sur Plume Interactive les interviews de :
Beatrice Toulon, ex-rédactrice en chef de Phosphore 
David Straus, rédacteur en chef de TF1 News
Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévisions

Author: "evedemange" Tags: "Interview d'expert, Facebook, FemininBio..."
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Date: Wednesday, 30 Oct 2013 09:53

C'est l'histoire d'un jeune photographe américain, Brandon Stanton. En août 2010, il débarque à New York City et décide de prendre en photo les new-yorkais. Il poste ses images sur les réseaux sociaux avec une petite histoire. Trois ans plus tard, 1,6 million d'internautes suivent sa page facebook. C'est le projet "Human Of New York", HONY, ou l'art de fédérer une communauté grâce au contenu sur le web. Décryptage...

 

Human of new york - facebook
 
La recette de base sur les réseaux sociaux : photo + histoire
Brandon Stanton, un jeune américain originaire d'Atlanta, avait tenté sa chance comme trader à Chicago. Malheureusement, en 2010 il se retrouve ruiné. Il débarque alors à New York City sans un sou, avec un appareil photo et une grande idée. Chaque jour il va photographier les gens dans la rue. Petit à petit, il commence à les interviewer et poste le tout, l'image accompagnée d'une petite histoire sur un blog et sur les réseaux sociaux. Son objectif ? Photographier 10 000 new-yorkais, épingler tous ces portraits sur une grande carte de New York.
 
Les images sont drôles, émouvantes. Les visages montrent la vie sans fard. Mais ce qui fait la magie du projet, ce sont les histoires. Chaque personne a une belle histoire à raconter ou une maxime personnelle héritée de l'existence à transmettre. Tout le talent du photographe réside dans cette capacité à saisir cette étincelle. L'image et l'histoire forment une multitude de clichés vivants. Le tout témoigne de l'extraordinaire diversité des expériences humaines, et d'une connexion sur des valeurs communes : l'amour, la famille, l'espoir, les doutes, l'aventure.
 
Human of new york - facebook2

1,6 million d'amis en moins de 3 ans
La mayonnaise prend rapidement. Ces valeurs communes rassemblent non seulement les new-yorkais, mais aussi les internautes partout dans le monde. Et bientôt la page facebook du projet, baptisé "Human Of New York, ou HONY" explose. Aujourd'hui 1,6 million de personnes suivent cette page et se partagent les photos tous les jours.

Brandon veut publier un livre. Les éditeurs commencent par refuser ce projet parce que, disent-ils "les portraits n'intéressent pas les lecteurs". Mais l'opiniâtre photographe autodidacte ne se laisse pas décourager. Il parvient à convaincre la célèbre maison d'édition St. Martin's Press. Début octobre 2013, l'heureux et fûté éditeur américain avait déjà vendu 30 000 copies en pré-commande avant la parution. Le rêve ! Chaque déplacement de Brandon dans une librairie Barnes & nobles déclenche une marée humaine.

 
73 274$ levés en moins de 10h00
Le 29 octobre 2013, Brandon poste un nouveau portrait sur facebook. C'est l'histoire d'un caméraman nommé Duane. Il raconte comment il a fini par se laisser convaincre par sa femme d'adopter une petite fille éthiopienne de 7 ans, aveugle d'un oeil. Comment cette petite fille triste a retrouvé le sourire et la joie de vivre. Puis il explique que la famille souhaite adopter un autre enfant, un petit garçon. Mais le voyage et l'adoption coûtent cher et ils ont du mal à rassembler l'argent.

Brandon Stanton se contente de mettre un lien vers un site de finance participative (crowdfunding) indiegogo "Let's bring Richard Home". A l'heure où je vous écris, soit moins de 24h00 après le post du premier portrait de Duane, la famille avait levé 73 274$, offerts par 3894 personnes différentes.

 

Human of new york - facebook4
 

C'est absolument incroyable ce que peut réaliser un groupe de personnes soudées par l'émotion sur Internet. Jonah Berger, professeur associé de Marketing à la Wharton School a parfaitement décortiqué le processus à l'oeuvre dans son livre : Contagious: Why Things Catch On.

Les 6 facteurs de réussite sur les réseaux sociaux

> Emotions : les contenus suscitant l'émotion sont les plus partagés et commentés
> Storytelling : une bonne histoire booste les partages
> Valorisation sociale et collective : les gens partagent les contenus qui les rendent plus intelligents, plus tendances, plus engagés, plus respectueux, plus...
> Valeurs pratiques : les gens partagent des informations qu'ils jugent utiles pour eux-mêmes ou pour leur entourage
> Visibilité : plus un contenu est visible, populaire, plus il est partagé
> Déclencheur : les gens partagent des contenus associés à des moments forts de la vie et du quotidien, comme la réussite, la naissance, l'amour, la mort, les soins, le repos.

 
Et ils vécurent longtemps, heureux, riches et avec beaucoup d'amis sur facebook...
 
Et vous, avez-vous des exemples de réussite sur les réseaux sociaux à nous raconter ?
 
Author: "evedemange" Tags: "Secrets de rédacteurs, réseaux sociaux..."
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Date: Monday, 23 Sep 2013 12:27

Hervé Kempf quitte Le Monde pour s'engager chez Reporterre.net. Mediapart creuse son rôle de contre-pouvoir en prenant sa liberté de ton sur le web. L'ONG Reporters d'Espoir refuse l'immobilisme induit par le journalisme "classique" et sa culture sensationnaliste. L'heure est à l'engagement dans l'information et à la valorisation des initiatives positives. Mais quelle mouche a donc piqué les journalistes à l'heure du web ?

Reporters d'espoir

Ce matin Benoît Hautot, issu de la très dynamique équipe éditoriale de l'agence WAW, s'interroge : "L'information positive : gros mensonge ou petit bobard ?" Le billet souligne la transformation en cours dans le métier même du journalisme : "Du «Trop de voiture, trop de pollution», on va passer à du «La pollution, elle existe, mais on peut y remédier»."

D’un journalisme soi-disant « neutre » mais en fait très « commercial », en retrait mais axé sur le sensationnalisme, nous sommes en train de passer à un journalisme plus engagé, plus mordant et moins conformiste. A l’image d’Hervé Kempf, qui quitte avec fracas Le Monde pour Reporterre, media engagé sur l’écologie, de nombreux journalistes veulent proposer aux citoyens une autre lecture de l'information. 

Le départ brutal d'Hervé Kempf a suscité un vif débat au sein du Monde. Le principal motif du divorce ? Le rédacteur en chef, Didier Pourquery, avait interdit au journaliste de couvrir un sujet (NDPI : la mobilisation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) au motif que le journaliste serait trop engagé, et donc partisan : "les jeux sont faits, le verdict est rendu: Kempf se serait égaré sur les chemins du militantisme, se serait placé au service d’une cause, inféodant sa liberté de pensée et égarant au final ses lecteurs, reproche implicite qui clignote derrière cette salve de reproches." A lire sur Mediapart "Journalistes et écologie, le malentendu".

Au début du siècle dernier, le grand journaliste Albert Londres écrivait « notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie. » Or aujourd’hui grâce au web, tout le monde peut porter la plume, ou l'image, dans la plaie. Les témoignages des victimes de conflits affluent sur le web. Les vidéos prises par les rebelles syriens rendent compte de la réalité au coeur des plaies du monde. Des violeurs viennent témoigner du point de vue de celui qui a commis un crime. Lire sur rue89 "A 20 ans j'ai commis un viol. Méritais-je d'être abattu ?"

Alors, où se positionne le journaliste à l'heure du web ? Quel est son rôle désormais ?

Certes, la frontière reste très mince entre engagement nécessaire et aveuglement idéologique. Si le journaliste s'engage trop, il risque de virer dans la propagande. Mais à trop peu s'engager, les professionnels de l'info ne s'étaient-ils pas endormis dans un journalisme ronronnant, "officiel", véhicule malgré lui d'une manière de penser conformiste ? Nous avons tous une "grille de lecture" sur le monde, une façon de comprendre l'actualité qui tient à notre propre histoire. Mettre l'accent sur un sujet précis, n'est-ce pas déjà induire un angle éditorial invisible ? Donner l'impression qu'à part les conflits identifiés ailleurs, ici tout va bien ? N'est-il pas plus sincère d'assumer son point de vue ? Plus sain de provoquer une réflexion réelle des lecteurs, un échange, un débat ?

Marie-Monique Robin, la célèbre journaliste d'investigation, a tranché. Depuis ses débuts, et avec Le Monde selon Monsanto, elle s'engage dans l'information qu'elle transmet. Elle décrypte la communication employée par certaines multinationales pour cacher des activités peu avouables. Elle passe de l'image parfaite et lisse présentée sur le web à la réalité, moins simple. Elle utilise ce même web pour aller chercher des informations essentielles à l'autre bout du monde. Elle nous entraîne avec elle de l'autre côté de l'information pour nous permettre de saisir la réalité dans toute sa complexité. Son journalisme EST militant et c'est sa raison d'être. Elle annonce la couleur et personne n'y trouve rien à redire.

Je crois que nous assistons à une transformation profonde du métier de journaliste, à une réflexion vitale sur le rôle de passeur d'information et sur sa mission dans une société médiatique, en mutation. C’est un débat réellement passionnant à la fois sur l'angle éditorial, sur la façon dont les journalistes et les rédacteurs transmettent l'information, et sur les actions qui en découlent.

A lire aussi
A-t-on encore besoin des journalistes aujourd'hui ? par Eric Scherer
Est-ce que les journalistes restent utiles aujourd'hui pour comprendre le monde ?
 

 

Author: "evedemange" Tags: "Veille contenu éditorial, angle éditor..."
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Date: Friday, 13 Sep 2013 02:52

Ce vendredi 13 septembre au Benchmark Group, c'est la formation "Ecrire pour les réseaux sociaux". On y parlera ligne éditoriale, ton rédactionnel, modération des conversations, titres accrocheurs, style original... On partagera les expériences et comme toujours, ce sera riche et sympa :-)

Si vous avez manqué cette date, la prochaine session aura lieu le 10 décembre 2013 !

Ecrire pour les réseaux sociaux cartouche


Le plan de la formation

> Penser stratégie sur les réseaux sociaux

> Ecrire vite, bien et original

> Gérer la modération

> Mettre en place sa propre méthode de publication

> Mesurer les impacts de sa communication sur les réseaux

Conclusion, outils et ressources

Voir le programme complet

Cette formation a été imaginée dans la bonne humeur avec Pascal Maupas, de l'agence Hypertexte, formateur au Benchmark Group depuis... les débuts du web ;-) J'espère qu'aucun seau ne me tombera sur la tête ce vendredi 13 2013.

En attendant, je vous souhaite à tous BONNE CHANCE pour ce dernier trimestre 2013 !

coccinelle sur trèfle



S'inscrire à une session

Author: "evedemange" Tags: "Conseils écriture web, Benchmark Group,..."
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Date: Friday, 19 Jul 2013 10:10

En 2013, je m'étonne toujours de voir du lorem ipsum sur des maquettes de pages web. Or, le choix des mots s'avère structurant pour le design même de la page ! Quand les graphistes web auront-ils des cours à l'écrit web dans leur cursus de formation ? Objectif : valoriser les unités d'information et les mots qui structurent la page, grâce au design.


Tout est parti d'un article posté sur l'excellent magazine Télérama, "Graphiste en colère : pourquoi ils ne veulent plus fermer leur gueule." Les graphistes français se plaignent du manque de culture graphique en général, des responsables marketing qui demandent des visuels "sexy" (ie lobotomisés de la création), du manque de considération de leur travail et des projets mal payés.

Au delà de l'article, dont je vous conseille la lecture, le partage du lien a donné lieu à un échange sur la sensibilité au design d'information chez les graphistes web sur le profil facebook de Marina Aubert (spécialiste de l'écrit web, conférencière aux Journées du contenu web), et Plume Interactive :

Facebook graphistes en colère


Sur une page épurée, le choix des mots est essentiel
C'est vrai qu'un bon design web, c'est essentiel. Les couleurs et les images fabriquent une identité forte qui s'exprime au delà des mots, qui marque nos inconscients. Mais les mots structurent l'espace sur le web. Et ça, les designers, les ergonomes, les chefs de projets, les managers web, les développeurs et certains mauvais référenceurs, l'oublient trop souvent.

Les pages web deviennent de plus en plus épurées. Et sur une page épurée, les mots doivent être longuement pesés. Si le rédacteur a bien fait son travail, il a passé quelques heures à méditer sur le choix de tel ou tel mot.

Monologue intérieur d'un rédacteur web en action :
"-de 55 ans, à chaque âge ses besoins, à chaque budget ses priorités !"
>pas assez précis ça, aucun mot-clé significatif, trop long pour un sous-titre de produit...
"-de 55 ans" ouch, n'attire pas la cible jeune...

>Bon, on revoit !
"De 18 à 55 ans"
> ah là c'est mieux !

"la mutuelle adaptée"
> mouich, c'est mieux mais est-ce que ça accroche assez ? Peut-être pas encore assez précis...

"la complémentaire santé qui tue !"
>ah ben non, là ça va pas...

"la complémentaire santé qu'il vous faut !"
>pourquoi pas ? Mais est-ce que l'on ne pourrait pas trouver encore mieux ?

Et caetera, et caetera (image d'une souris pédalant dans un rouleau...)


Page web, vue coté rédacteur : structure d'unités de sens séparées par des espaces et des couleurs
Les textes d'une page web ont donc "normalement "été conçus pour être d'une limpidité cristalline. Ils ont été pensés comme une structure d'unités de sens, séparées par des espaces et des couleurs. Or, ce travail laborieux peut être réduit à néant par un designer web mal formé à la hiérarchie de l'information. Un gros pâté rouge, un titre mal positionné dans une police illisible, un bouton d'action mal placé, mal identifié ? Voilà la page rendue inefficace. L'information ne passe plus...

Je constate souvent le manque de sensibilité -de formation- des designers web à l'information sur le web, et cela même sur les sites web de grandes marques.

Pour vous en convaincre, voici une petite capture d'écran :

photos zadig & voltaire

Formation à la lisibilité web
Auriez-vous envie de lire le texte de l'interview écrit en capitales ? Probablement pas. Les 3 colonnes ? bof. Et le texte descriptif du costume, entièrement souligné, avec une couleur de police blanche sur fond gris ? Non plus. Le design n'engage pas l'internaute dans la lecture. Pourtant, ce que vous voyez, c'est une page d'aterrissage de la nouvelle campagne web de la marque Zadig & Voltaire. Une page clé, mal pensée pour le web, sans bouton d'action, ni lien réel vers d'autres pages du site pour transformer la visite, ou donner envie de poursuivre la lecture.

Conclusion : les graphistes web sont en colère après les responsables marketing, je comprends. Ils font un travail formidable, et meilleure sera la culture graphique en France, mieux ce sera. Il faut de bonnes formations à l'identité graphique, c'est clair. Mais, chers graphistes web, si vous pouviez aussi intégrer des cours sur la lisibilité de l'information et l'écrit web dans vos écoles, ce serait vraiment formidable :-)

Et vous, avez-vous des exemples comme celui de Zadig & Voltaire ?

A lire aussi

Ecrire pour le web : "c'est la structure imbécile !"
Pourquoi les agences d'ergonomie web devraient toujours travailler avec un rédacteur
L'art de faire de l'espace

 

Author: "evedemange" Tags: "Ergonomie éditoriale, design, ergonomie..."
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Date: Thursday, 27 Jun 2013 10:43

C'est les soldes !!! Avec le retour du soleil, voilà une belle occasion pour les commerçants et les e-commerçants de rattraper une mauvaise saison : -50% de chiffre d'affaires pour certains. Les newsletters pleuvent dans les messageries, histoire de battre le rappel auprès des clientes fidèles (ou pas). Oui mais voilà, ne mégotez pas sur la rédaction web...

Dans ma boîte mail, je reçois ça :

NL soldes fautes

"Jusqu'à -50poucent, dépéchez-vous !" Est-ce que j'ai envie de cliquer ? Bof... J'ai l'impression de tomber sur un site d'arnaque.

Dommage, car la marque (haut de gamme) s'est donnée beaucoup de mal derrière pour présenter une belle newsletter épurée :

NL soldes fautes 2

Conclusion, confiez les titres de vos newsletters à un rédacteur web sérieux...

Et vous, avez-vous des histoires de fautes d'orthographe à raconter ? Je suis sûre que oui !

A lire
Comment casser son image avec des fautes 
Une faute d'orthographe dans le dos des joueurs de l'OM

Author: "evedemange"
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Date: Thursday, 20 Jun 2013 21:08

La technique du responsive design permet de décliner son site Internet sur tous les types de support : smartphone, tablette, ordinateur ou télévision. Le contenu éditorial doit être adapté, non seulement à la taille de l'écran mais aussi à l'usage. Quelle méthode appliquer ? A tous ceux qui se posent la question, je vous conseille la lecture du Livre blanc Miratech : Responsive design, très clair, bien illustré, et gratuit, ce qui ne gâche rien :-)

 responsive design

 

>La structure des contenus :
Il s'agit de penser les contenus comme des blocs d'informations indépendants. De cette manière, ils pourront se réorganiser automatiquement selon les contraintes du terminal utilisé.

>Les menus :
La présentation des menus est essentielle pour la navigation et l'accès à l'information depuis la page d'accueil. Comment faire sur un petit écran de smartphone ? L'équipe de Miratech a testé plusieurs options en eyetracking : menu déroulant, toggle situé en haut de page, en bas de page. Elle donne ses meilleurs conseils sur ce point clé. 

Vous trouverez aussi des infos sur les visuels, les éléments cliquables et les fonctionnalités comme la géolocalisation. Et pour finir un cas pratique. Un ouvrage de 47 pages que je trouve assez complet et accessible.

A télécharger
Livre blanc Miratech : Responsive design

Author: "evedemange" Tags: "Ergonomie éditoriale, ergonomie éditor..."
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Date: Monday, 10 Jun 2013 14:01

Depuis 2009, le livre rouge de Kristina Halvorson, Content strategy for the web a popularisé la notion de stratégie de contenu web. Avec ce livre et des concepts simples comme "do less, not more", "put someone in charge", Kristina Halvorson s'est rapidement positionnée comme le Jakob Nielsen de l'éditorial web. A la réflexion, je trouve que nous pourrions aller encore un cran plus loin. Pourquoi continuer à parler de "contenu", quand ce que nous gérons en réalité, c'est l'information ?

Je n'ai jamais aimé le mot "contenu". C'est un mot fourre-tout, imprécis. Le content strategist Devin Asaro écrit d'ailleurs dans son excellent post The poetry of SEO "the word itself, content, doesn’t mean anything more than something that fills something else. Content, on its own, can be quite an ugly word". (Re)lire à ce sujet : Tu produis du contenu ou des hamburgers ? Pourquoi continuer à parler de contenu, là où il s'agit plus précisément d'information ?

Le web au coeur des processus d'information
Mettre en place une stratégie de contenu, n'est-ce pas simplement mettre en place une stratégie d'information ? Réfléchir à la façon dont une entreprise ou un organisme informe ses clients/lecteurs/citoyens ? Le développement du média web, le partage de l'information mutualise l'intelligence humaine. Le web nous permet aujourd'hui d'accéder à des informations dont nous n'aurions même pas rêvé il y a 20 ans. Devenir et rester visible est devenu la priorité n°1 des entreprises, de toutes les entreprises. Le web s'étend à toutes les couches de la société et s'infiltre dans tous les métiers. "Il y a du web dans tout".

Les moteurs de recherche deviennent absolument stratégiques aujourd'hui dans l'acte d'information : je cherche une info, je vais sur Google, je trouve une réponse, j'arrive sur le site web, ça me plaît, je partage l'information avec mon réseau.

L'information : à la frontière de la visibilité SEO et de la communication
Le référencement a beaucoup apporté à la rédaction web. Grâce aux algorithmes des moteurs de recherche, la rédaction web a retrouvé sa place dans la stratégie de l'entreprise. Les rédacteurs n'étaient plus seulement des écrivains pondeurs de contenu, ils réintégraient la boucle du ROI, retour sur investissement. Pour être bien positionné, il fallait du contenu bien rédigé cqfd. Donc, ça valait le "coût" d'investir :-)

Avec les dernières mises à jour Google Penguin et Panda, la tendance se poursuit tranquillement et la situation s'inverse. Les critères éditoriaux pèsent de plus en plus dans la balance. Pour améliorer sa visibilité, le référencement traditionnel devient insuffisant. Il ne suffit plus de bien structurer ses pages, d'écrire du bon "contenu", il faut être capable de construire une identité de marque, mettre en place une communauté, faire circuler l'information sur les réseaux sociaux.

De Google Panda à la maîtrise de la stratégie d'information Dans un article posté le 3 mai sur le blog SEOmoz, Randfish s'interroge sur les limites du référencement traditionnel et sur la nécessité de changer le titre même de "référenceur" pour intégrer toutes les dimensions de la communication : Why We Can't Just Be SEOs Anymore

"as an SEO or as a marketer who's trying to achieve good results with SEO, you say, "But wait a minute. This only works when the ranking factors were things like link graph data, keyword data, domain data, and topic analysis." Now, we have a lot more ranking factors, right? Engines are looking at user and usage data. They're definitely looking at brand signals. They're looking at offline data potential. Potentially there are patent applications, thinking about offline data. They're looking at social graph signals.

What's an SEO to do ? If I want to influence these, I've got to be able to work on everything that's marketing. That's everything from social media to community building, positioning, branding, emails, CRO, product, the unique value of the content. What am I going to do if I'm tasked with SEO, but I'm only given responsibility over these things? It's just not going to work."

Construire une stratégie d'information globale pour son entreprise Ma réflexion est donc la suivante : pourquoi continuer à parler de "stratégie de contenu" quand il s'agit en réalité de stratégie globale d'information (online/offline/réseauxsociaux/google)? Pourquoi ne pas fusionner toutes ces disciplines connexes pour aller vers une stratégie d'information globale solide et pérenne pour l'entreprise ?

Qu'en pensez-vous, chers référenceurs et chers responsables de la stratégie de contenu web ?

A lire
Why We Can't Just Be SEOs Anymore

Et pour les gourmands
Cappuccino d’asperges blanches et chantilly au lard fumé

Author: "evedemange" Tags: "identité de la marque, Kristina Halvors..."
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Date: Thursday, 02 May 2013 14:50

Est-ce qu'une bonne rédaction web ça marche vraiment pour le référencement naturel ? Lors des Journées du contenu web en 2012, j'avais présenté une étude de cas réelle avec l'accord de mon client Les Editions Atlas. Le support de cette conférence vient de dépasser les 10 000 vues sur slideshare ! Si vous l'aviez laissé passer, le revoici : toute la méthode étape par étape pour placer les fiches produit sur des requêtes avec un fort potentiel de trafic mais surtout de CONVERSION.

> analyse des mots-clés les plus pertinents en amont
> recherche des informations clés pour les internautes
> construction de la page avec de géniaux ergonomes
> rédaction référencement
> vérification des balises html
> mesures des résultats grâce aux webanalytics

Résultat : première page de résultat pour Les Editions Atlas sur des requêtes clés, devant Amazon et la Fnac. A l'époque, l'entreprise n'avait pas encore d'agence de référencement. Maintenant, c'est le cas et ils sont encore plus forts. Mais bref, tout ça pour dire que le contenu, ça marche vraiment. Testé et prouvé :-)

Redaction de la fiche produit en e-commerce from Eve Demange

 


Pour les poètes SEO uniquement...
The poetry of SEO

 

Author: "evedemange" Tags: "Rédaction & référencement, fiche prod..."
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Date: Friday, 19 Apr 2013 09:52

Dixxit

Créée en 1999 par Michel Dumontier, Dixxit fait partie des agences pionnières de l'éditorial web en France. Dixxit nous inspire, comme avec ce livre blanc publié dans le milieu des années 2000 : "Référencement, la revanche du contenu". 30 pages cultes, 30 pages qui tuent ! 30 pages qui ont rendu leur fierté à des bataillons de rédacteurs web. Aude Mainville, directrice associée, nous donne sa vision de la charte éditoriale web.

Est-ce que la charte éditoriale est nécessaire selon toi pour garantir la qualité du contenu web ?
La charte éditoriale est un pré requis indispensable, essentiel quand on fait appel à une agence ! Parfois la charte existe déjà quand nous intervenons. Nous nous glissons alors dans l’existant en y ajoutant notre patte. D’un client à l’autre, nous voyons des chartes très variées, aussi bien concernant le volume, le format, que les sujets abordés.  On trouve parfois plusieurs chartes en fonction des sujets et des intervenants.

Est-ce que la charte constitue un bon véhicule de la stratégie éditoriale web ?
La stratégie éditoriale doit être pensée en amont et partagée avec tous les contributeurs. Exprimer la stratégie dans des outils comme la charte éditoriale, cela permet d’en faciliter l’appropriation.

Souvent dans les sites Internet, les contributeurs sont multiples, en interne, en externe. La charte garantit une pérennité, une harmonisation de la ligne éditoriale. Que ce soit un pavé word ou quelques slides légères, la charte est un document de référence.

On y viendra de plus en plus, je pense. Mais il reste encore beaucoup d’évangélisation à faire avec cette notion de charte éditoriale. Même chez les institutionnels, on est parfois surpris de les voir travailler dans l’urgence. La place de l’éditorial n’est pas comprise. Une charte permet de poser les bases et d’avancer sereinement ensuite sur la production.

Est-ce que le processus de validation d’une charte ne représente pas un frein à sa mise en place ?
Le contenu éditorial remue plein de choses. Cela signifie associer la hiérarchie, affronter des questions que l’on n’a jamais voulu se poser. Tout le monde n’est pas toujours prêt. Dans les grands groupes, la mise en place d’une charte éditoriale représente un processus long et complexe. On pose les axes éditoriaux avec peine, et quand on arrive au concret, cela devient encore plus difficile.

C’est pour cela que la charte doit être une traduction très concrète, lisible de la stratégie éditoriale. Comment va-t-on traduire concrètement un « ton humanisé » par exemple ? Il est important de donner des textes étalons, des modèles sur lesquels on va pouvoir s’accorder. Cela permet de revenir aux fondamentaux. Sinon on prend le risque de perdre la cohérence.

Que doit-on mettre dans une charte éditoriale web ?
La charte éditoriale ne répond pas seulement à la question « comment bien écrire ? ». La charte éditoriale décrit l’ensemble de l’expérience informative. On détaille les dimensions rich media mais  aussi le contenu dans son ensemble, le déploiement sur tout type de support, le responsive design. L’éditorialisation des médias riches c’est un vrai challenge aujourd’hui. Comment on traduit les nouvelles formes de narration ? Comment on navigue au sein d’un site ? La charte éditoriale expose les choix fondamentaux de l’entreprise sur tous ces aspects essentiels.

Comment doit-être rédigée cette charte pour être efficace ?
Il est possible de rédiger une charte éditoriale très complète, une sorte de bible, et de faire des extraits pratiques, des fiches. On peut également rédiger plusieurs chartes pour adresser différentes problématiques : référencement naturel, gouvernance, workflow, validation au lancement puis animation éditoriale lors de la vie du site… On peut aussi juste faire une petite charte avec les règles d’écriture. L’important c’est de partager avec les contributeurs du site pour qu’ils s’approprient la charte éditoriale.

Justement, comment en faire un outil utilisé, utilisable ?
La charte éditoriale reste encore trop souvent de l’ordre du théorique. Elle pose les fondamentaux au départ. Mais ensuite il faut y revenir. Il faut que les rédacteurs aussi bien internes qu’externes, la gardent bien en tête. Les formations à la charte permettent d’en faciliter l’appropriation. Tous les moyens sont bons. Le tout, c’est que la charte éditoriale ne reste pas un dossier oublié dans un tiroir.

Merci Aude :-)

A lire ausssi
Le support de la conférence sur la charte éditoriale web donnée aux Journées du contenu web 2013
Béatrice Toulon : "Une bonne charte éditoriale est celle qui permet au journaliste de savoir si un sujet est pour lui ou pas."
Pascal Maupas : "La charte éditoriale web, c’est le code génétique de l’éditorial d’un site web. "

 

Author: "evedemange" Tags: "Charte éditoriale, charte éditoriale, ..."
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Date: Tuesday, 09 Apr 2013 08:47

Le storytelling, c'est l'art de raconter une histoire pour faire passer des messages. Les histoires fondatrices entrent par nos coeurs pour marquer nos esprits. Pratiqué avec honnêteté, le storytelling peut vous aider à construire votre identité éditoriale et à imprimer votre marque durablement.

"On ne badine pas avec les métaphores. L'amour peut naître d'une seule métaphore" écrivait Milan Kundera dans son roman L'Insoutenable légèreté de l'être. On pourrait faire une remarque similaire à propos du storytelling. On peut faire rêver, donner de l'espoir en racontant une belle histoire. On peut aussi manipuler pour cacher une réalité sordide. On ne badine pas avec le storytelling.

Je travaille depuis longtemps sur l'art narratif comme romancière (une passion sur laquelle je communique peu sur ce blog mais qui enrichit quotidiennement mon travail de conceptrice rédactrice web). Je me suis toujours un peu méfiée des belles histoires utilisées à des fins marketing. Les grands manipulateurs et les régimes totalitaires ont tous excellé dans l'art de créer des mythes pour dissimuler la réalité. C'est la raison pour laquelle j'utilise moi-même cette technique en communication avec une certaine prudence.

Mais passé cette mise en garde, et pratiqué avec honnêteté, le storytelling peut vous aider à construire votre identité éditoriale sur le web et dans la vraie vie. Voici deux exemples de storytelling.

Renforcer l'identité de sa marque : l'histoire de Dr Hauschka
Certaines marques comme Dr Hauschka ont fondé leur identité sur une histoire puissante. Voici comment la marque se présente sur son site web :

"Dr Rudolf Hauschka était un jeune chimiste quand il rencontra Dr Rudolf Steiner, qui avec ses 30 ans de plus, lui donna un conseil dont il s’inspira bien plus tard pour faire une découverte de taille :

« Etudiez les rythmes, le rythme est porteur de vie. »

Poussé par cette déclaration, Rudolf Hauschka développa un procédé de conservation des extraits de plantes médicinales sans recours à l’alcool. Il utilisa la force naturelle des polarités, l’alternance rythmique de lumière/obscurité, chaleur/froid, mouvement/repos.

Jusqu’à aujourd’hui nous obtenons nos extraits, extraits végétaux et teintures, selon ce procédé fondamental rythmique. Nous l’utilisons quand nous remuons nos macérats et agitons nos préparations pour les transformer en cures intensives. Les rythmes saisonniers aussi scandent le travail dans notre Jardin de plantes médicinales."

Dans le cas de Dr Hauschka, le storytelling est naturel, exemplaire, car il repose sur une réalité, avec une éthique forte, déclinée dans toute l'entreprise. Il contribue simplement à donner corps à ces valeurs en racontant une histoire fondatrice.

Faire passer un message : la newsletter Club Aventure
Pour présenter son trek organisé au Népal au printemps, Huwans Club Aventure a choisi de lui donner la forme d'une histoire. C'est un personnage réel "Ngawang", guide Huwans, qui va servir de vecteur narratif. Le choix du récit permet de projeter le lecteur directement dans l'ambiance du voyage, de l'aider à s'imaginer cheminant dans les paysages grandioses du Népal. Cela permet de faire passer le message suivant "le Népal c'est génial au printemps" :

"« Le printemps au Népal, c'est génial ! »
Ngawang Sherpa, guide Huwans originaire de Solukhumbu, est enthousiaste. Les journées sont clémentes, avec des températures
agréables pour marcher. Les montagnes sont couvertes de fleurs diverses, notamment les rhododendrons et les orchidées. « Et par rapport à l'automne il y a moins de trekkeurs, donc possibilité de découvrir le Népal de façon plus intime ! »

Nous commençons notre aventure à Phaplu, point de départ de notre trek. Ngawang l'avoue en souriant : « j'ai une petite préférence pour la région de Solukhumbu, mon pays natal. ». Situé aux contreforts du massif de l'Everest, Solukhumbu est encore peu connu dans le monde du trekking."

Storytelling

Dans les deux cas cités, le storytelling permet de faire passer un message en jouant sur le registre de l'émotion plutôt que la raison. On raconte une histoire pour expliquer les valeurs fondatrices d'une marque, pour faire passer un message.  Alors si comme la marque Dr Hauschka vous avez une histoire fondatrice, n'hésitez pas à la communiquer. Cela vous permettra de renforcer votre identité auprès de vos clients.

Si le storytelling vous intéresse :
Le storytelling en pratique, un article avec un cas pratique sur le blog WAW
Storytelling : réenchantez votre communication, un très bon livre sur ce sujet
Storytelling : la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, pour une analyse plus critique

Si vous cherchiez un bon livre pour les vacances :
La Petite aux aigles d'Eve-Gabrielle, aux Editions Anne Carrière
En préparation : Les Enfants de Peyrefioc d'Eve-Gabrielle, Centre National du Livre

 

Author: "evedemange" Tags: "Conseils écriture web, identité de la ..."
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