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Bonne question. C’est aussi le titre du dernier bébé de Paul Heiney sorti le 10 avril, suite du célèbre « Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? ». Une fois de plus, l’Anglais a fait très fort !
Enfin, le voilà : le petit dernier de Paul Heiney ! Faire une suite au livre « Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? », il fallait oser. Car la barre était déjà très haute, et il semblait que le journaliste britannique avait déjà répondu à toutes les questions scientifiques que chacun de nous peut se poser dans la vie de tous les jours…
Les chats ont-ils un nombril ?
Pourtant, non seulement, Heiney s’est lancé dans l’aventure, mais en plus, il parvient à nouveau à tenir son lecteur en haleine de page en page (et il y en a 224) ! Promis, que ceux qui n’aiment pas lire tentent l’expérience, que ceux qui croient détester la science ou ne lui trouvent aucun intérêt en fassent autant… L’auteur a réussi à satisfaire tout le monde : le public qui se passionne pour les animaux, les amoureux des plantes, ceux qui perdent la tête dans les étoiles, et même les cuisiniers en herbe, les sportifs ou les fans de tuning.
Précisons que cet ouvrage est bien la suite de « Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? », mais qu’il n’est pas indispensable d’avoir lu le premier pour se lancer dans la lecture du second et réciproquement. Les deux se complètent, tout simplement. Voici donc quelques-unes des 244 questions abordées dans cet ouvrage : pourquoi le gaz hilarant est-il si drôle ? Les cornes de la girafe sont-elles des paratonnerres ? Les femmes sont-elles vraiment plus pipelettes que les hommes ?
Peut-on se noyer dans un nuage ?
Un chewing-gum peut-il rester coller dans l’intestin ? Si on coupe un ver de terre en deux, survivra-t-il ? Les secrets de l’électricité ? La Terre est-elle menacée par des astéroïdes ? Peut-on grandir dans l’espace ? Pourquoi le pain grillé n’a-t-il pas le même goût que le pain classique ? Autant vous le dire tout de suite, après la lecture de ce livre (aux éditions EDP Sciences, 16 euros), vous serez enfin convaincu que la science est un truc vraiment captivant et vous voudrez sans doute en apprendre plus encore ! Un petit chef-d’œuvre pour petits et grands…
Caroline Lepage
" Les chats ont-ils un nombril ? et 244 autres questions de science amusante " de Paul Heiney, traduction Caroline Lepage, illustrations Al Coutelis
Retrouvez cet article et beaucoup d'autres sur le site d'actualités science & nature MerSeaplanète


Mes photos
Côte d'azur 1 | Côte d'Azur 2 | Cygne 1 | Cygne 2 | |||
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Paradis... à l'île Maurice | Tortue géante |


Question insolite posée par le titre d’un ouvrage qui vient tout juste de sortir. Il en contient une foule d’autres sur l’espace, les animaux, l’alimentation, le corps humain, les dinosaures, etc. etc. Les réponses ? Instructives et surtout, amusantes. Un livre pour tous les curieux à découvrir d'urgence !
Un peu de publicité pour changer ! Je ne vais pas vous mentir, ce nouvel ouvrage paru fin mars est bien plus qu’un coup de cœur pour moi, et ceux qui le liront comprendront vite pourquoi ;-) Aussi, je ne résiste pas à l’envie de vous en dire quelques mots. Son auteur, Paul Heiney, journaliste scientifique anglais, a réalisé ici un vrai petit bijou. La science y est tout… sauf ennuyeuse et complexe ! Petite présentation : vous allez voir, il y en a pour tous les goûts.
Vous qui avez répondu au sondage du site MerSea Planète concernant les thèmes qui vous intéressent le plus, je vais vous donner l’eau à la bouche :o) Dans l’ordre, vous préférez l’écologie. Alors vous découvrirez pourquoi les animaux ont une queue, pourquoi eux peuvent manger de la viande crue et pas nous, s’ils se suicident, pourquoi les oiseaux chantent le matin, comment brille un ver luisant, pourquoi les feuilles changent de couleurs en automne, comment respire un champignon, etc. etc. !
Vous préférez les questions de santé ? Vous allez être servis : quel est le prix du corps humain ? Manger du poisson rend-il vraiment plus intelligent ? D’où vient le hoquet ? A quoi sert la cire d’oreille ? Qu’est-ce qui donne cette odeur aux pets ? Peut-on mourir si l’on boit trop d’eau ? Les personnes chauves peuvent-elles avoir des pellicules ? Pourquoi les bananes noircissent au frigo ? Pourquoi les céréales croustillent au petit déjeuner ? Pourquoi les oignons font pleurer ? Pourquoi l’alcool rend ivre ?...
Amateurs d’océanographie, Paul Heiney ne vous a pas oubliés : pourquoi les plongeurs respirent-ils de l’air quand ils vont à faible profondeur (plongée de loisir), et un mélange à base d’hélium lorsqu’ils doivent descendre plus bas ? Les poissons peuvent-ils vomir ? Dormir ? Connaissent-ils la douleur ? Ont-ils de l’arthrite ? L’ours polaire chasse-t-il vraiment l’être humain ? Pourquoi les manchots marchent-ils en file indienne ?
Si votre truc, c’est l’astronomie, vous pourrez découvrir entre autres ce qu’est un trou noir, si c’est dangereux de tomber dedans, pourquoi Saturne a ses anneaux, d’où vient la Lune, qu’est devenu Pluton, que nous arriverait-il si le Soleil disparaissait, si nous sommes seuls dans l’Univers, etc. Passionnés de paléontologie, vous, apprendrez d’où viennent les noms des dinosaures, si ces animaux étaient intelligents, comment ils ont disparu, si aujourd’hui il est possible de les recréer à partir de leur ADN, etc. Bref, " Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ?", un livre vraiment sympa qui nous montre à quel point la science est présente dans notre vie de tous les jours ! Moi qui l’ai dévoré en anglais, j'espère que vous l'aimerez en français ;o)
Caroline Lepage
Article publié sur MerSea Planète, " Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ?" par Paul Heiney (traduction Caroline Lepage, illustrations Al Coutelis)


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Bonjour !
C'est la fin de ce blog mais... le début d'autre chose, d'un site (encore très largement en travaux) qui présente l'avantage d'avoir des fonctions supplémentaires par rapport au blog.
Non, je ne pars pas (Josaudio
... et tous mes autres blogamis
pardonnez-moi d'avoir mis autant de temps à vous donner des explications). Je me ferai pardonner en mettant bien plus à jour ce site que je ne le faisais pour le blog. Vous aurez donc régulièrement des nouvelles fraîches !
Il n'en est qu'au stade embryonnaire, tant au niveau du contenu que du contenant, mais j'espère que vous viendrez encore -et plus que jamais !- me donner vos avis, vos impressions sur l'actualité scientifique... Je vous dis au revoir sur cet espace qui reste consultable et vous attend sur MerSea Planète, le site cette fois ![]()
A très très vite !
Caro
visiteurs à ce jour (plus de 28000 pages vues). Merci !
Surfer 'intelligent' sur un moteur de recherche ?
Googecolo, une page d'accueil qui pense à la Planète...
A DECOUVRIR D'URGENCE !
sur le site de Marie-Claude Orosquette, photographe professionnelle

Bonjour !
C'est la fin de ce blog mais... le début d'autre chose, d'un site (encore très largement en travaux) qui présente l'avantage d'avoir des fonctions supplémentaires par rapport au blog.
Non, je ne pars pas (Josaudio
... et tous mes autres blogamis
pardonnez-moi d'avoir mis autant de temps à vous donner des explications). Je me ferai pardonner en mettant bien plus à jour ce site que je ne le faisais pour le blog. Vous aurez donc régulièrement des nouvelles fraîches !
Il n'en est qu'au stade embryonnaire, tant au niveau du contenu que du contenant, mais j'espère que vous viendrez encore -et plus que jamais !- me donner vos avis, vos impressions sur l'actualité scientifique... Je vous dis au revoir sur cet espace qui reste consultable et vous attend sur MerSea Planète, le site cette fois
A très très vite !
Caro
visiteurs à ce jour (plus de 52800 pages vues). Merci !
Surfer 'intelligent' sur un moteur de recherche ?
Googecolo, une page d'accueil qui pense à la Planète...
A DECOUVRIR D'URGENCE !
sur le site de Marie-Claude Orosquette, photographe professionnelle


A l’occasion de conférences organisées du 6 au 9 juillet dernier par l’Association de Science Marine Australienne à Hobart, en Tasmanie, un scientifique accuse une fois de plus le réchauffement de la planète. Prochaine victime ? La forêt de kelp ...
Dans une eau froide et obscure, des algues brunes gigantesques s’élèvent fièrement vers la surface. Venant du haut, on devine la lumière qui pénètre à peine parmi ces colonnes végétales dansant côte à côte ... Les bancs de poissons qui traversent nonchalamment ne semblent pas effrayés le moins du monde par cette atmosphère si particulière.
Au royaume du requin Port Jackson, chacun vit à son aise : l’oursin et l’étoile scrutent le fond, le homard donne quelques coups de pinces, l’ormeau et le triton s’y plaisent, mais sans doute pas autant que l’hippocampe et le dragon de mer ; les labres vagabondent, les éponges passent leur temps à filtrer l’eau, et le calamar et le poulpe à jouer à cache-cache. Bienvenue dans la chatoyante forêt de kelp de l’île de Tasmanie au sud de l’Australie !
A visiter d’urgence, pendant qu’il en est encore temps ... D’après Craig Johnson, professeur de zoologie à l’Université de Tasmanie, tout ce petit monde est en sursis : merci au changement climatique ! Grâce à une étude de photos aériennes, le scientifique a constaté que la surface des algues géantes Macrocystis pyrifera et Macrocystis angustifolia qui bordent la côte Est de l’île avait chuté de 20 à 80% par endroit en 50 ans.
En effet, le courant qui arrive sur l’Est de l’Australie a progressivement changé de comportement, véhiculant une eau plus chaude et moins chargée en substances nutritives, explique le scientifique. Or, pour que les Macrocystis - qui atteignent plus de 30 mètres de haut et peuvent pousser de 50 à 60 cm quotidiennement - nagent dans le bonheur, il leur faut une eau à 20°C, grand maximum. Un réchauffement pourrait être fatal. Et si la forêt de kelp venait à disparaître, que se passerait-il pour toutes ces espèces qui s’y réfugient encore aujourd’hui ?
Enfin, profitant du meeting de l’Association de Science Marine Australienne, le biologiste pointe du doigt la mauvaise volonté de certains pays, dont l’Australie elle-même et les Etats-Unis (sur la décision de Georges Bush) qui refusent toujours de signer le protocole de Kyoto concernant la réduction d’émissions de gaz à effet de serre ...
Caroline Lepage


Jusqu’à présent, les médecins ignoraient la cause exacte de cette rechute mais suspectaient certains composés présents dans le liquide céphalo-rachidien. En condition normale, le liquide céphalo-rachidien débarrasse le cerveau de ses déchets, et récupère les éléments nutritifs au niveau d’une "frontière" : la barrière hémato-encéphalique. En effet, l’accident vasculaire cérébral initial entraîne la formation de substances toxiques pour le cerveau. À leur tour, celles-ci contribuent au développement de molécules spécifiques impliquées, semble-t-il, dans le vasospasme et qui ne sont pas éliminées, d’où la récidive... Au banc des accusés : l’hémoglobine, la bilirubine, les lipides peroxydés et un groupe de produits d’oxydation de la bilirubine.
En s’appuyant sur ses premiers travaux menés chez des rats, qui avaient montré que les produits d’oxydation de la bilirubine étaient impliqués dans l’apparition d’un vasospasme cérébral, l’équipe du Dr Joseph Clark, chercheur en neurologie à l’Université de Cincinnati est passée à l’étude sur l’homme. Elle a suivi ainsi un échantillon de 12 malades atteints d’AVC hémorragiques. Dans les 10 jours qui ont suivi leur attaque cérébrale, 4 d’entre eux ont été frappés d’un infarctus secondaire, autrement dit, d’un vasospasme cérébral. Tous présentaient des taux élevés de bilirubine et de produits d’oxydation de la bilirubine. Seul un autre patient, qui avait un taux de bilirubine élevé, n’a pas eu d’AVC secondaire. En effet, son taux de produits d’oxydation de la bilirubine est resté faible.
Ces résultats étaient publiés en mars dans la revue Journal of Cerebral Blood Flow. Selon les chercheurs, malgré le petit nombre de cas humains étudiés ici, la corrélation entre la bilirubine et le stress oxydatif responsable de l’apparition de ces fameux produits d’oxydation de la bilirubine est évidente. De là, il serait possible à l’avenir de développer de nouveaux tests de diagnostic afin d’évaluer quels sont les survivants à un tel type d’AVC qui présentent le plus grand risque de récidive, voire même de mettre au point de nouvelles voies thérapeutiques…
Caroline Lepage
Source : Futura-Sciences (publication 13/05/2005)

Saucisson, jambon, lard et steak saignant vous font saliver d’envie ? D’ailleurs vous en mangez au moins deux fois par jour ? Et bien, il va falloir ralentir un peu ! Car dans ce cas, vous faites partie des gens dont le risque de développer un cancer colorectal est un tiers plus élevé que les personnes qui en consomment peu, soit une fois ou moins par semaine. La viande blanche, comme le poulet, n’est elle pas mise en cause dans l’augmentation de ce risque.
Les résultats de cette étude menée sur 500 000 volontaires dans 10 pays ont été publiés le 15 juin dernier dans la revue Journal of National Cancer Institute. Premier constat, doublé d’un bon conseil : manger du poisson tous les deux jours réduit de 40% le risque de développer ce cancer, en comparaison à une consommation de moins d'une fois par semaine. Les chercheurs n’ont pas encore parfaitement élucidé les raisons des effets protecteurs du poisson, et néfastes de la viande rouge consommées en grande quantité…
On parle des acides gras dans le premier cas, qui freineraient la cancérisation de tissus. Alors que la viande rouge, riche en fer, une fois passée dans le tube digestif, entraînerait la formation de composés nitrosés potentiellement cancérigènes. La cuisson de la viande par grill ou barbecue serait également mise en cause. Vous l’avez compris : il faut d’abord manger de tout, sans abuser de la viande rouge et se réconcilier avec le poisson. Bon appétit !
Caroline Lepage
Source : Futura-Sciences (publication 23/06/2005)



A l’occasion de conférences organisées du 6 au 9 juillet dernier par l’Association de Science Marine Australienne à Hobart, en Tasmanie, un scientifique accuse une fois de plus le réchauffement de la planète. Prochaine victime ? La forêt de kelp ...
Dans une eau froide et obscure, des algues brunes gigantesques s’élèvent fièrement vers la surface. Venant du haut, on devine la lumière qui pénètre à peine parmi ces colonnes végétales dansant côte à côte ... Les bancs de poissons qui traversent nonchalamment ne semblent pas effrayés le moins du monde par cette atmosphère si particulière.
Au royaume du requin Port Jackson, chacun vit à son aise : l’oursin et l’étoile scrutent le fond, le homard donne quelques coups de pinces, l’ormeau et le triton s’y plaisent, mais sans doute pas autant que l’hippocampe et le dragon de mer ; les labres vagabondent, les éponges passent leur temps à filtrer l’eau, et le calamar et le poulpe à jouer à cache-cache. Bienvenue dans la chatoyante forêt de kelp de l’île de Tasmanie au sud de l’Australie !
A visiter d’urgence, pendant qu’il en est encore temps ... D’après Craig Johnson, professeur de zoologie à l’Université de Tasmanie, tout ce petit monde est en sursis : merci au changement climatique ! Grâce à une étude de photos aériennes, le scientifique a constaté que la surface des algues géantes Macrocystis pyrifera et Macrocystis angustifolia qui bordent la côte Est de l’île avait chuté de 20 à 80% par endroit en 50 ans.
En effet, le courant qui arrive sur l’Est de l’Australie a progressivement changé de comportement, véhiculant une eau plus chaude et moins chargée en substances nutritives, explique le scientifique. Or, pour que les Macrocystis - qui atteignent plus de 30 mètres de haut et peuvent pousser de 50 à 60 cm quotidiennement - nagent dans le bonheur, il leur faut une eau à 20°C, grand maximum. Un réchauffement pourrait être fatal. Et si la forêt de kelp venait à disparaître, que se passerait-il pour toutes ces espèces qui s’y réfugient encore aujourd’hui ?
Enfin, profitant du meeting de l’Association de Science Marine Australienne, le biologiste pointe du doigt la mauvaise volonté de certains pays, dont l’Australie elle-même et les Etats-Unis (sur la décision de Georges Bush) qui refusent toujours de signer le protocole de Kyoto concernant la réduction d’émissions de gaz à effet de serre ...
Caroline Lepage



Jusqu’à présent, les médecins ignoraient la cause exacte de cette rechute mais suspectaient certains composés présents dans le liquide céphalo-rachidien. En condition normale, le liquide céphalo-rachidien débarrasse le cerveau de ses déchets, et récupère les éléments nutritifs au niveau d’une "frontière" : la barrière hémato-encéphalique. En effet, l’accident vasculaire cérébral initial entraîne la formation de substances toxiques pour le cerveau. À leur tour, celles-ci contribuent au développement de molécules spécifiques impliquées, semble-t-il, dans le vasospasme et qui ne sont pas éliminées, d’où la récidive... Au banc des accusés : l’hémoglobine, la bilirubine, les lipides peroxydés et un groupe de produits d’oxydation de la bilirubine.
En s’appuyant sur ses premiers travaux menés chez des rats, qui avaient montré que les produits d’oxydation de la bilirubine étaient impliqués dans l’apparition d’un vasospasme cérébral, l’équipe du Dr Joseph Clark, chercheur en neurologie à l’Université de Cincinnati est passée à l’étude sur l’homme. Elle a suivi ainsi un échantillon de 12 malades atteints d’AVC hémorragiques. Dans les 10 jours qui ont suivi leur attaque cérébrale, 4 d’entre eux ont été frappés d’un infarctus secondaire, autrement dit, d’un vasospasme cérébral. Tous présentaient des taux élevés de bilirubine et de produits d’oxydation de la bilirubine. Seul un autre patient, qui avait un taux de bilirubine élevé, n’a pas eu d’AVC secondaire. En effet, son taux de produits d’oxydation de la bilirubine est resté faible.
Ces résultats étaient publiés en mars dans la revue Journal of Cerebral Blood Flow. Selon les chercheurs, malgré le petit nombre de cas humains étudiés ici, la corrélation entre la bilirubine et le stress oxydatif responsable de l’apparition de ces fameux produits d’oxydation de la bilirubine est évidente. De là, il serait possible à l’avenir de développer de nouveaux tests de diagnostic afin d’évaluer quels sont les survivants à un tel type d’AVC qui présentent le plus grand risque de récidive, voire même de mettre au point de nouvelles voies thérapeutiques…
Caroline Lepage
Source : Futura-Sciences (publication 13/05/2005)
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Saucisson, jambon, lard et steak saignant vous font saliver d’envie ? D’ailleurs vous en mangez au moins deux fois par jour ? Et bien, il va falloir ralentir un peu ! Car dans ce cas, vous faites partie des gens dont le risque de développer un cancer colorectal est un tiers plus élevé que les personnes qui en consomment peu, soit une fois ou moins par semaine. La viande blanche, comme le poulet, n’est elle pas mise en cause dans l’augmentation de ce risque.
Les résultats de cette étude menée sur 500 000 volontaires dans 10 pays ont été publiés le 15 juin dernier dans la revue Journal of National Cancer Institute. Premier constat, doublé d’un bon conseil : manger du poisson tous les deux jours réduit de 40% le risque de développer ce cancer, en comparaison à une consommation de moins d'une fois par semaine. Les chercheurs n’ont pas encore parfaitement élucidé les raisons des effets protecteurs du poisson, et néfastes de la viande rouge consommées en grande quantité…
On parle des acides gras dans le premier cas, qui freineraient la cancérisation de tissus. Alors que la viande rouge, riche en fer, une fois passée dans le tube digestif, entraînerait la formation de composés nitrosés potentiellement cancérigènes. La cuisson de la viande par grill ou barbecue serait également mise en cause. Vous l’avez compris : il faut d’abord manger de tout, sans abuser de la viande rouge et se réconcilier avec le poisson. Bon appétit !
Caroline Lepage
Source : Futura-Sciences (publication 23/06/2005)
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Une petite tête sur un long cou qui n’en finit plus : ce dinosaure herbivore de 15 mètres, trônant parmi les cycas et les ginkgos, appuyé sur ses 4 pattes massives, semble dominer tranquillement cette plaine, non loin de la bande côtière d’une extension d’eau salée issue de l’ancêtre de l’Océan Arctique. 150 millions d’années plus tard, le hasard s’apprête à faire progresser la science. Le témoignage de cette avancée se trouve dans une étude publiée dernièrement dans la revue Acta Palaeontologica Polonica…
William Donawick est professeur émérite à l’Ecole de Médecine Vétérinaire de Pennsylvanie. C’est lors d’une promenade à cheval, en septembre 1998, dans le Montana, qu’il tombe sur un os…
La pièce, érodée par le vent et la pluie, affleure du sol comme si elle voulait sortir de son repos éternel : elle est logée dans une couche géologique de sédiments datés de -153 à -145 millions d’années (la formation Morrison qui s’étend du Nouveau Mexique au Montana, sur la partie ouest des Etats-Unis).
Des fouilles supplémentaires révèlent finalement la présence des restes d’un squelette… de dinosaure, et pas n’importe lequel puisque c’est tout simplement une espèce jusqu’alors inconnue ! Seule certitude, cet animal herbivore baptisé Suuwassea emilieae fait partie de la famille des sauropodes. « La queue vertébrée de Suuwassea est plus courte et plus plate à son extrémité que celle des autres représentants de sa famille, et les proportions de certaines vertèbres et des os des pattes sont également différentes » commente Jerry Harris, doctorant et co-auteur de l’étude, mais c’est bien un cousin du célèbre géant de 27 mètres : le Diplodocus.
« Pour les sauropodes, seuls les os les plus gros, les plus lourds et les plus denses, comme ceux des membres, sont habituellement préservés » poursuit Harris. Pourtant, le hasard a, une fois de plus, été généreux avec les paléontologues car le squelette de ce dinosaure était plutôt bien conservé, et surtout accompagné du crâne qui soulève de nouvelles interrogations : « Suuwassea présente un certain nombre de caractéristiques distinctes, mais le plus frappant est ce second trou dans son crâne, un trait que nous n’avions jamais observé chez les dinosaures d’Amérique du Nord » affirme Peter Dodson, principal auteur de la publication et professeur d’anatomie à l’Ecole de Médecine Vétérinaire de Pennsylvanie.
Jusqu’à présent, cet orifice supplémentaire n’avait été constaté que sur trois autres individus : deux en Afrique, et un troisième en Amérique du Sud. « Le fait que les deux dinosaures africains aient exactement le même âge que Suuwassea - et que tous les trois soient aussi apparentés aux Diplodocus et Apatosaurus, beaucoup plus gros - est très intéressant » insiste Jerry Harris. Par ailleurs, Suuwassea a été découvert dans ce qui était autrefois un écosystème côtier : un habitat qui n’était pas celui des dinosaures de la formation Morrison, dont la majorité a été retrouvée plus au sud, dans une région plus aride.

Fruit de votre travail, vous ne confiez pas votre argent à n’importe qui ? C’est normal, et il va falloir vous convaincre avec des arguments en béton pour vous ‘apprivoiser’… Ainsi, des chercheurs suisses qui connaissaient déjà le rôle important de l’ocytocine dans l’attachement et les relations sociales chez les animaux ont voulu testé l’action de cette hormone hypophysaire chez les humains, s’intéressant justement à l’un de nos points faibles : notre attachement à l’argent !
Leur étude vient d’être publiée dans la prestigieuse revue Nature. L’approche utilisée par l’équipe d’Ernst Fehr de l’Université de Zurich est plutôt originale puisqu’elle consistait en un spray nasal d’ocytocine destiné à 29 volontaires embarqués dans un petit jeu de rôle. Eux étaient des investisseurs disposant d’une certaine somme qu’ils pouvaient ou non confier à un banquier, sachant que celle-ci pouvait alors être multipliée par 4. Seul bémol : le banquier pouvait, lui, ne restituer qu’une partie de la somme. D’où le risque à prendre pour l’investisseur en fonction de la confiance qu’il voulait bien accorder à son interlocuteur…
Sur ces 29, 13 ont laissé l’intégralité de la somme au banquier, contre 6 dans le groupe témoin (29 personnes ayant reçu un placebo) ! Résultats flagrants donc. Cependant, les experts ont poussé plus loin leurs investigations en plaçant les mêmes sujets face à un ordinateur au lieu d’un banquier, supprimant ainsi la relation humaine. La confiance avait cette fois disparu, soulignant une évidence : non seulement l’ocytocine pousse l’individu à accepter des risques, mais elle l’entraîne aussi dans le désir de s’engager dans une interaction sociale. La production naturelle de l’hormone aurait les mêmes effets.
Cette conclusion confirme les hypothèses des experts. L’ocytocine produite dans le cerveau stimule la confiance des animaux et des êtres humains. Allant au-delà de leur méfiance, ils acceptent plus facilement de ‘se mettre en danger’. En somme, ils sont moins craintifs ! Une telle découverte pourrait apporter des solutions cliniques à des états psychologiques qui compliquent la vie de certaines personnes : l’anxiété, l’agoraphobie (la peur des gens), les crises de panique, etc. et comprendre les mécanismes de cette rare pathologie génétique appelée syndrome de William et Beuren dont l’une des conséquences est un excès de confiance -y compris envers des inconnus (une sociabilité telle qu’elle peut exposer l’enfant à bien des dangers)- qui pourrait être lié à une sécrétion excessive d’ocytocine…

Etranges prévisions que celles de cet institut américain Earth Policy Institute ! Selon une extrapolation, le rêve américain, version chinoise, entraînerait une double catastrophe : écologique et économique. Sachant que le revenu annuel moyen par habitant en Chine s’élève à 5300 dollars, les experts américains ont calculé que si l'économie chinoise connaissait une croissance de 8% par an, ce chiffre de 5300 passerait à 38000 dollars en 2031, soit le revenu par habitant actuel des Etats-Unis, mais pour une population en Chine estimée alors à 1,45 milliard d’individus !
« En dehors de l'air irrespirable en raison des fumées provenant de la consommation de charbon, les émissions de CO2 de la Chine dans 26 ans équivaudraient à celles émises par les sources de pollution sur toute la terre aujourd'hui » affirme cette étude. L’inquiétude pour ces chercheurs se situe en effet au niveau des besoins en énergie. Selon eux, si la Chine consommait proportionnellement autant de pétrole en 2031 que les Etats-Unis actuellement, elle devrait disposer de 99 millions de barils de pétrole brut par jour. Il faut savoir que la production mondiale quotidienne actuelle est de 79 millions de barils… Tirant la sonnette d’alarme, « le changement climatique ne serait plus gérable, mettant en danger la sécurité alimentaire et inondant toutes les agglomérations côtières » nous promet l'institut.
En terme d’automobiles, il y aurait en 2031 plus d'1,1 milliard de véhicules en Chine. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, on compte trois voitures pour quatre habitants… Ainsi, « les routes, autoroutes et parkings pour absorber toutes ces voitures représenteront l'équivalent de la surface consacrée aujourd'hui à la culture du riz en Chine » affirment les experts américains de l'institut. Quant au secteur agro-alimentaire, les chiffres explosent eux aussi à la manière de ce qu’il se produit en ce moment aux USA. Par exemple, la consommation de céréales par personne passerait de 291 kg à 935 kg par an. Et si, en 2031, les Chinois mangeaient autant de viande que les Américains aujourd'hui (125 kg/personne en 2004), la production en Chine devrait s’élever à 181 millions de tonnes contre 64 millions de tonnes aujourd'hui. En effet, les conclusions sur les risques écologiques suggérées par cet institut sont à craindre : bien sûr qu’une société qui ne se fixe aucune limite et consomme de manière abondante sans se soucier des conséquences représente un danger pour la Terre ! Bref, « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » semblent nous avertir les américains. Merci du conseil...
Caroline Lepage
Source : Futura-Sciences (publication 23/05/2005)

Une petite tête sur un long cou qui n’en finit plus : ce dinosaure herbivore de 15 mètres, trônant parmi les cycas et les ginkgos, appuyé sur ses 4 pattes massives, semble dominer tranquillement cette plaine, non loin de la bande côtière d’une extension d’eau salée issue de l’ancêtre de l’Océan Arctique. 150 millions d’années plus tard, le hasard s’apprête à faire progresser la science. Le témoignage de cette avancée se trouve dans une étude publiée dernièrement dans la revue Acta Palaeontologica Polonica…
William Donawick est professeur émérite à l’Ecole de Médecine Vétérinaire de Pennsylvanie. C’est lors d’une promenade à cheval, en septembre 1998, dans le Montana, qu’il tombe sur un os…
La pièce, érodée par le vent et la pluie, affleure du sol comme si elle voulait sortir de son repos éternel : elle est logée dans une couche géologique de sédiments datés de -153 à -145 millions d’années (la formation Morrison qui s’étend du Nouveau Mexique au Montana, sur la partie ouest des Etats-Unis).
Des fouilles supplémentaires révèlent finalement la présence des restes d’un squelette… de dinosaure, et pas n’importe lequel puisque c’est tout simplement une espèce jusqu’alors inconnue ! Seule certitude, cet animal herbivore baptisé Suuwassea emilieae fait partie de la famille des sauropodes. « La queue vertébrée de Suuwassea est plus courte et plus plate à son extrémité que celle des autres représentants de sa famille, et les proportions de certaines vertèbres et des os des pattes sont également différentes » commente Jerry Harris, doctorant et co-auteur de l’étude, mais c’est bien un cousin du célèbre géant de 27 mètres : le Diplodocus.
« Pour les sauropodes, seuls les os les plus gros, les plus lourds et les plus denses, comme ceux des membres, sont habituellement préservés » poursuit Harris. Pourtant, le hasard a, une fois de plus, été généreux avec les paléontologues car le squelette de ce dinosaure était plutôt bien conservé, et surtout accompagné du crâne qui soulève de nouvelles interrogations : « Suuwassea présente un certain nombre de caractéristiques distinctes, mais le plus frappant est ce second trou dans son crâne, un trait que nous n’avions jamais observé chez les dinosaures d’Amérique du Nord » affirme Peter Dodson, principal auteur de la publication et professeur d’anatomie à l’Ecole de Médecine Vétérinaire de Pennsylvanie.
Jusqu’à présent, cet orifice supplémentaire n’avait été constaté que sur trois autres individus : deux en Afrique, et un troisième en Amérique du Sud. « Le fait que les deux dinosaures africains aient exactement le même âge que Suuwassea - et que tous les trois soient aussi apparentés aux Diplodocus et Apatosaurus, beaucoup plus gros - est très intéressant » insiste Jerry Harris. Par ailleurs, Suuwassea a été découvert dans ce qui était autrefois un écosystème côtier : un habitat qui n’était pas celui des dinosaures de la formation Morrison, dont la majorité a été retrouvée plus au sud, dans une région plus aride.
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