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Date: Sunday, 06 Apr 2014 01:48
Fleur de camélias sur les feuilles mortes
Tsujido, Japon, 3 mars 2014

Il n'a pu, par d'amoureux gages,
Absent, consoler mes foyers ;
Pour porter les tendres messages,
La vassale n'a point de pages,
Le vassal n'a pas d'écuyers.

Victor Hugo, La fiancée du timbalier.

🏡 vélo ☕️ 💻 Je lui envoie un message, ce matin. Quelques pictogrammes pour signifier que de la maison, j'ai pris le vélo pour aller prendre un café et écrire sur La Grange et commencer à travailler.

🏡🌅☕️🍞🎎👖💦💻🎥 Sa réponse fût tout aussi essentielle. Elle est à la maison, a pris le petit déjeuner, s'est habillée. Il pleut et commence à travailler sur le contrôle qualité des films pour aujourd'hui.

Nous travaillons tous les deux de la maison, mais nous créons des moments individuels. Après le une chambre à soi de Virginia Woolf, il y a peut-être l'opportunité d'un bureau à soi.

Pour nous deux, ce langage visuel est peut-être l'un des éléments de communication. Notre langue principale de travail et de vie commune est l'anglais, suivi d'un mélange de japonais et de français. Peut-être plus de japonais depuis que nous sommes au Japon de nouveau.

En écrivant, je me demandais aussi qu'elle était la bonne façon de rendre accessible un pictogramme. Je n'ai pas trouvé. Dois je dire pour 💦 ou bien 💦 ? Sans compter tous les ordinateurs ou cela ne s'affichera pas. Cependant, c'est vrai aussi pour un caractère dont la police n'est pas installée comme . Et quel est l'attribut lang pour les pictogrammes ? D'ailleurs le vélo n'a pas passé le test du parseur XML.

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Date: Saturday, 05 Apr 2014 14:33
Vue de haut d'une ville
Fujisawa, Japon, 2 mars 2014

Depuis que je me sens
N'être qu'un merveilleux fragment
Du monde en proie aux géantes métamorphoses,
Le bois, le mont, le sol, le vent, l'air et le ciel
Me deviennent plus fraternels
Et je m'aime moi-même en la splendeur des choses.

Émile Verhaeren, L'orgueil.

Du huitième d'un bâtiment, c'est la ville décomposée, fragmentée et réassemblée. Il y a tant d'histoires sans auteurs, sans lecteurs. Il y a l'agitation du monde et le brouhaha intime de l'urbain.

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Date: Saturday, 05 Apr 2014 12:56
Rue sombre avec commerces
Kawasaki, Japon, 1er mars 2014

Je viens de revoir le pays,
Le beau domaine imaginaire
Où des horizons éblouis
Me venaient des parfums exquis.
Ces parfums et cette lumière
Je ne les ai pas retrouvés.
Au château s'émiette la pierre.
L'herbe pousse entre les pavés.

Ballade de la ruine, Charle Cros.

La ville fortifiée de Kowloon, la cité disparue, engloutie par le cataclysme des réformes urbaines de Hong-Kong, n'est plus qu'un souvenir ou peut-être une légende que nous communiquons dans un état de fascination. Nous racontons l'histoire, nous donnons des détails. Nous n'avons pas vu Kowloon, mais nous poursuivons la construction de son fantasme au quotidien.

Façade d'immeubles
Kawasaki, Japon, 1er mars 2014

Le non-lieu est devenu un canevas pour de nombreuses fictions. Drogues, prostitutions, meurtres, sociétés fermées et secrètes, insalubrité, entre forteresse et bidonville. Inaccessible du temps de sa réalité physique, elle est parcourue inlassablement par nos imaginations.

Pièce avec décor de rue et jeux vidéo
Kawasaki, Japon, 1er mars 2014

Elle est devenue à Kawasaki le lieu d'un décor élaboré pour un parc d'attractions sur 3 étages dans la ville de Kawasaki. Contenu dans un immeuble de béton, les entrailles de Kowloon sont reconstituées, exposées, inversées. Et quand comme dans toutes fictions, nous pouvons librement explorer, ressentir et une fois la dernière porte tournée, nous ressortirons du lieu sans s'y être risqué.

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Date: Saturday, 05 Apr 2014 01:23
Balais de jardin en nombre
Niigata, Japon, 21 février 2014

Voilà des moucherons de pris.
Une servante vient balayer tout l'ouvrage.
Autre toile tissue, autre coup de balai.
Le pauvre Bestion tous les jours déménage.
Enfin, après un vain essai,
Il va trouver la Goutte. Elle était en campagne,
Plus malheureuse mille fois
Que la plus malheureuse Aragne.

La goutte et l'araignée, Jean de la Fontaine.

Alors que je travaillais sur un site et l'affichage des URLs longs, j'ai remarqué que l'affichage était différent selon le contexte CSS ascendant pour le comportement de break-word. Il est également différent selon le navigateur.

Deux fenêtres côte à côte
Comportement différent de break-word selon le contexte CSS

Mise à jour : Pris mon courage à deux mains, et reporté.

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Date: Saturday, 05 Apr 2014 00:35
Toris sous les arbres
Tsujido, Japon, 26 février 2014

J'ai contenté
Ma voulenté
Suffisamment,
Car j'ai été
D'amour traité
Différemment.

J'ai contenté, Clément Marot.

Certains URLs sont colorés. Mail.app a un système d'auto-identification des données contenues dans les messages. Ceci permet par exemple de proposer une fonction automatique pour ajouter une date dans un calendrier ou encore automatiquement extraire une adresse postale. Il existe une fonction qui transforme le texte représentant un lien en un lien qui peut-être activé. Cependant, il semble qu'il y ait quelques oublis sur les noms de domaine reconnus.

J'ai envoyé un rapport de bug, je vous invite à faire de même. Plus il y a de plaintes et plus il y a de chances que ce soit résolu. Dans le menu Mail, choisir « Émettre un commentaire sur Mail… » Vous n'êtes pas obligé d'attendre, ni d'envoyer le rapport de votre contenu. Décochez la case « Envoyer les données à Apple » et  cliquez sur « Continuer » Écrire un rapport clair avec une description du problème et puis envoyez.

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Date: Saturday, 05 Apr 2014 00:07
Métal rouillé
Tsujido, Japon, 26 février 2014

Grave et mélancolique un clairon sonne au loin…
Cependant par degrés le ciel qui se dégrade
D'ineffables lueurs illumine la rade.
Et mon âme aux couleurs mêlée intimement
Se perd dans les douceurs d'un long enchantement.

Élégie, Albert Samain.

Depuis 2 semaines, j'ai réglé les couleurs de mes fils de discussion dans les courriers électroniques afin que la partie la plus ancienne soit un gris plus pâle que la partie récente.

Cela me permet de réintroduire la notion de temps dans la lecture en comprenant mieux la relation entre les différentes parties du message.

vue d'un message
Des dégradés de gris pour les fils de discussion
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Saba Miso   New window
Date: Monday, 31 Mar 2014 14:33
Morceaux de poissons
Tsujido, Japon, 25 février 2014

Les oiseaux sont de la partie,
Car ils défendent les buissons,
Disant à l'eau pour répartie,
Que les maquereaux sont poissons.

Pierre de Marbeuf, Discrétion.

Le sabamiso m'a tant charmé qu'il m'a fallu y goûter. Quoi de mieux alors que de le cuisiner soit même. Il vous faudra acheter un beau morceau de maquerau que vous découperez en larges morceaux après l'avoir lavé.

Ingrédients

  • 1 gousse d'ail finement hâchée
  • 1 morceau de gingembre finement hâché
  • 2 grandes cuillères de sake
  • 2 grandes cuillères de mirin
  • 2 grandes cuillères de shoyu
  • 2 grandes cuillères de miso
  • 2 grandes cuillères de sucre
Ingrédients
Tsujido, Japon, 25 février 2014

Préparation

  1. Mettre les morceaux de maquereau dans une assiette après les avoir découper sur la surface
  2. Mélanger tous les ingrédients dans un bol
  3. Les mettre dans une petite poêle et les porter à ébullition
  4. Réduire à feux doux, et ajouter les morceaux de maquereaux en prenant soin d'ajouter le jus sur le dessus
  5. Laisser cuire pendant 15 à 20 minutes. À mi-cuisson, rajouter un peu le jus sur le dessus.
  6. Servir et manger avec du riz
Ingrédients
Tsujido, Japon, 25 février 2014
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Date: Monday, 31 Mar 2014 14:05
muré entre deux maisons
Nakajo, Japon, 24 février 2014

Tout le plancher de roseaux
Et de paille ramassée,
De torchis et de tuileaux,
D'herbe sèche entrelacée,

Nicolas Denisot, Cantique.

Les pas dans un village calme, avant de reprendre le train pour Niigata et puis Tokyo. Sans destination, juste la déambulation dans des rues bien silencieuses. Et puis une familiarité se dessine. Un pignon de terre et de bois. Torchis ou pisé ? La main, le travail, les techniques de la paille et de la terre foulée, malaxée, des murs séchés. Quelques milliers de kilomètres et c'est déjà le souvenir proche d'une grange en torchis. Entre les hommes, il existe des axes de vie dont les distances n'existent pas.

pignon de maison
Nakajo, Japon, 24 février 2014

Bien sûr la similarité ne s'accentue qu'avec les différences. Un essentage en bois brûlé ici, un pisé là, et une tuile noire avec des motifs, la culture crée son empreinte sur les techniques élémentaires.

maison dans une ruelle
Nakajo, Japon, 24 février 2014
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Date: Monday, 31 Mar 2014 13:43
montagne sous la neige et pins
Niigata, Japon, 23 février 2014

Indicibles attraits des abîmes béants !
Imposantes rumeurs que la brise prolonge
Lourds flocons écumeux qui passez comme un songe,
Et que le fleuve emporte aux mornes océans !

Louis-Honoré Fréchette, Le Montmorency.

Quand je ferme les paupières, lourdes des flocons de neige, c'est l'idée de la montagne que je vois.

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Date: Sunday, 23 Mar 2014 05:47
Femme vendant sur le marché
Murakami, Japon, 22 février 2014

Mais ce n'est qu'un rêve et tu t'en riras !
Allons acheter de la marjolaine,
De la marjolaine et des gobéas
Au marché qu'on tient à la Madeleine !

Catulle Mendès, Le marché de la Madeleine.

Sur le marché de Murakami, on discute du prix du poisson séché et des poireaux avec le poêle entre les jambes. C'est que le vent de la mer du Japon vient vous saisir entre deux rayons de soleil.

Patisseries dans un sac en papier
Murakami, Japon, 22 février 2014

Sur le marché de Murakami, on achète des pains tous chauds au sucre roux que l'on s'empresse de manger. C'est que le vent de la mer du Japon vient vous saisir entre deux rayons de soleil.

Saumons salés dans des caisses
Murakami, Japon, 22 février 2014

Sur le marché de Murakami, on regarde le prix du saumon salé en pensant qu'il ressemble à un poisson tout juste sorti de la glace. C'est que le vent de la mer du Japon vient vous saisir entre deux rayons de soleil.

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Date: Sunday, 23 Mar 2014 05:22
Rizières enneigées
Niigata, Japon, 21 février 2014

Garde ton âme ouverte aux parfums d'alentour,
Aux mouvements de l'onde,
Aime l'effort, l'espoir, l'orgueil, aime l'amour,
C'est la chose profonde ;

Anna de Noailles, Le temps de vivre.

Pour se rendre du Pacifique à la mer du Japon, on peut prendre le train. Il faudra alors traverser montagnes et de nombreuses rizières enneigées.

Cheminées et grues
Niigata, Japon, 21 février 2014

On pourra apercevoir au loin sur l'horizon les longues cheminées industrielles du port de Niigata et finalement penser au port du Havre un jour d'hiver.

Feuilles enveloppant un dessert
Niigata, Japon, 21 février 2014

On s'arrêtera dans un magasin de friandises pour déguster des mochis enveloppés dans une feuille. Et on réveillera ses papilles au goût du grillé aux pommes de la boulangerie des Sapins.

Cimetière et temple dans la neige
Niigata, Japon, 21 février 2014

On passera au cimetière des ancêtres pour nettoyer la tombe, brûler de l'encens et y déposer dans le vent de l'hiver un souffle de mémoire. On pense alors à un cimetière où la bruyère envahie les bors de la route d'un petit village au-dessus de la Risle.

Maisons anciennes le long d'une rue
Niigata, Japon, 21 février 2014

On passera l'après-midi à discuter d'un village, des histoires de famille transmise de la marque du passé douloureux de l'après-guerre. Et on partagera en retour, les histoires entendues, transmises de la Normandie occupée par les voix qui s'évanouissent.

plage et mer sous les nuages
Murakami, Japon, 21 février 2014

On arrivera finalement à la mer du Japon. On regardera la mer bleue et grise longtemps et le vent qui pousse les murmures de la Corée. Et on sentira vibrer les vagues de la Manche et les chuchottements anglais.

De l'océan Pacifique à la mer du Japon, il y a la mémoire de la Normandie.

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Date: Sunday, 23 Mar 2014 04:42
Enseigne de magasins de ramens
Kamakura, Japon, 23 février 2014

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l'aube au jour qui baisse.

Anna de Noailles, Le temps de vivre.

Avant que la patine ne se fasse sur l'objet, il faut d'abord avoir la notion de la maintenance de l'objet. Dans les objets d'antiquité, les vieilles architectures, il y a là devant nous une manifestation de l'entretien. Dans le Web que nous créons aujourd'hui, nous pensons très rarement sur la longueur, sur la pérennité. Combien de fois dans nos projets, nous définissons une stratégie de l'obsolescence, planifiée et non programmée ? La rouille du Web correspond en partie à la mise en place de stratégies afin que l'information est le temps de vivre et vieillir.

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Date: Thursday, 20 Mar 2014 00:15
mur en tôle bleue
Kamakura, Japon, 16 février 2014

Le bon maître huchier, pour finir un dressoir, Courbé sur l'établi depuis l'aurore ahane, Maniant tour à tour le rabot, le bédane Et la râpe grinçante ou le dur polissoir.

José Maria de Heredia, Le huchier de Nazareth.

En réorganisant mon espace de travail, je me suis décidé à tenter d'utiliser virtualenv pour le script python qui gère ce site. virtualenv permet d'isoler l'environnement de travail en localisant les modules nécessaires à l'éxécution d'un script. Ainsi le script est protégé contre les évolutions d'un module qui casserait les fonctions du script lui-même. On assure une plus grande stabilité et on évite de casser les autres projets sur lesquels on travaille en parallèle. Comme le système est contraignant, une extension a été crée au-dessus de virtualenv afin de permettre une gestion plus naturelle du projet : virtualenvwrapper. Pour vous aider à démarrer lire les documentations respectives.

Le problème de virtualenv et une solution

virtualenv isole votre projet. Si votre projet est un système de commandes pour gérer des tâches simples, il faudra à chaque fois basculer dans le mode du projet en activant virtualenv, en exécutant les tâches et puis en quittant virtualenv. C'est à dire une série supplémentaires de commandes très contraignantes à la place d'une seule ligne que l'on tapait précédemment.

Pour gérer La Grange, je me contentais de

ymir quelquepart/tartempion.html

J'ai donc créé un alias et une fonction bash pour éviter d'avoir à taper toutes les commandes.

alias ymirpy="/chemin/vers/script/ymir.py"
function ymir() { ymirpath=`pwd` ; longpath="$ymirpath/$@"; workon ymir; ymirpy $longpath ; deactivate; cd $ymirpath ;}

Une explication peut-être ?

alias ymirpy="/chemin/vers/script/ymir.py"

Simple. Un alias classique en shell

function ymir() {
    }

Nous créons une fonction ymir en bash.

function ymir() {
    ymirpath=`pwd` ;
    }

Nous récupérons le répertoire courant pour savoir où nous sommes.

function ymir() {
    ymirpath=`pwd`;
    longpath="$ymirpath/$@";
    }

Nous associons le répertoire courant et le chemin vers le fichier sur la ligne d'argument $@ afin de créer un chemin complet depuis le niveau le plus haut du système.

function ymir() {
    ymirpath=`pwd`;
    longpath="$ymirpath/$@";
    workon ymir;
    }

Nous basculons dans le projet ymir (activation de virtualenv). Ceci basculera le shell à l'endroit de gestion du projet (là où se trouve votre script, mais ce qui n'est pas nécessairement là où se trouve les fichiers à traiter.)

function ymir() {
    ymirpath=`pwd`;
    longpath="$ymirpath/$@";
    workon ymir;
    ymirpy $longpath;
    }

Nous exécutons le script ymir avec le bon chemin vers le fichier.

function ymir() {
    ymirpath=`pwd`;
    longpath="$ymirpath/$@";
    workon ymir;
    ymirpy $longpath;
    deactivate;
    }

Nous sortons du projet ymir (désactivation de virtualenv).

function ymir() {
    ymirpath=`pwd`;
    longpath="$ymirpath/$@";
    workon ymir;
    ymirpy $longpath;
    deactivate;
    cd $ymirpath;
    }

Nous revenons à notre répertoire de départ.

Et voilà, je peux continuer à utiliser

ymir quelquepart/tartempion.html
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Date: Wednesday, 19 Mar 2014 23:20
homme cuisinant des pains frits
Pékin, Chine, 18 mars 2014

Un rayon de soleil dardé comme une flèche Fait tout à coup chanter une voix claire et fraîche Dans la ruelle obscure ainsi qu'un corridor.

Albert Samain, Paysages.

La ville existe bien souvent dans ce que les urbanistes ne proposent pas et en dehors des législations. La possibilité de cuisiner, d'établir des transactions, de créer de l'échange hors et entre les limites du défini est ce qui créé notre sens d'appartenance. Lorsque l'on réglemente trop, on aseptise.

Ruelle
Pékin, Chine, 18 mars 2014
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Date: Wednesday, 19 Mar 2014 00:21
Deux personnes dans une rue sombre
Pékin, Chine, 17 mars 2014

I am getting old, and the capital city is not the city it once was anymore.

Yu Qichang, Xu.

De nouveau ici entre les murs qui n'existent presque plus. Et pourtant, la Chine. C'est la troisième fois à Pékin, mai 2006 et avril 2008. Je retrouve l'hôtel dans un hutong près de la gare de Pékin. Presqu'une habitude, presqu'une familiarité avec les détours des rues.

Et pourtant c'est dans l'obscurité, dans l'entre deux, que se faufilent la vie et les expressions du quotidien.

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Date: Monday, 17 Mar 2014 01:05
Herbes entre neige et palissage en métal
Kamakura, Japon, 16 février 2014

Le soir, après avoir veillé tard sur un livre,
Quand ma lampe charbonne en son cercle de cuivre,
Quand au loin, dans Paris silencieux et noir,
L'écho des derniers pas meurt le long du trottoir,
Je sors de mon travail fiévreux, comme d'un rêve.

Émile Blémont, Le soir.

David se pose la question de son métiersa pratique en tant que programmeur en informatique. Il y a une intimité que je partage dans ce billet. Je ne suis pas sûr de pouvoir la définir complètement, de même en comprendre tout le périmètre. La programmation n'est pas vraiment mon métier. Je l'ai toujours considérée comme un outil me permettant de résoudre des problèmes ou de m'aider à mieux travailler au long de mon activité principale.

David dit Il s’agit avant tout de revenir à un développement responsable qui donne du sens à notre métier et aux relations que l’on peut avoir avec nos pairs. En quelque sorte, cela me fait penser à l'artisanat dans son éxécution, dans la dé-mécanisation de nos processus (peut-être de façon un peu romantique). La question est source d'ambiguité car toutes nos pratiques informatiques reposent massivement sur l'ultra-mécanisation des processus. L'infrastructure de communication, les ordinateurs que nous utilisons, les matériaux avec lesquels ils sont produits, la démarche commerciale de vente sont des éléments d'un processus fortement industriel qui nous éloignent de cette responsabilité en amont, du cœur de la pratique.

Je ne pense pas que l'on puisse forcément produire plus sans sacrifier cette part d'imperfections humaines qui donne de la qualité à un produit. Sans vouloir trop déformer les mots d'un penseur de l'artisanat, Sōetsu Yanagi, « Il doit être modeste mais non de pacotille, bon marché mais non fragile. La malhonnêteté, la perversité, le luxe, voilà ce que les objets Mingei doivent au plus haut point éviter : ce qui est naturel, sincère, sûr, simple, telles sont les caractéristiques du Mingei. »

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Date: Sunday, 16 Mar 2014 22:47
Devanture fermée de magasin
Kamakura, Japon, 16 février 2014

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

Charles Baudelaire, Hymne à la beauté.

Elle danse, elle joue. Tout à la fois ingénue et coquine. Elle a ce charme de la vie qui sautille entre les branches.

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Date: Sunday, 16 Mar 2014 22:33
Fleurs de pruniers et toit de temple
Kamakura, Japon, 16 février 2014

Amour mort, tombé de ma boutonnière.
- A moi, plaie ouverte et fleur printanière !
Camélia vivant, de sang panaché !

Tristan Corbière, Duel aux camélias.

Les jours où le printemps flirte avec l'hiver. Les jours de brèches et de l'entre deux où le pas vous balance dans l'envie du chemin.

Fleurs de camelias sur la neige
Kamakura, Japon, 16 février 2014
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Date: Tuesday, 11 Mar 2014 00:09
groupe de personnes sur la route enneigée
Tsujido, Japon, 15 février 2014

Et l'on entend toujours la plainte de la vie !
Car, malgré notre voeu d'exil, nous nous créons
Une âme solidaire et qui s'identifie
Avec la rue en pleurs dans les accordéons.

Georges Rodenbach, On aura beau s'abstraire en de calmes maisons.

La scène se répète. Elle est simple. Elle se déroule dans chaque allée d'ensemble de maisons, dans chaque rue collective. Un groupe de personnes s'active à déneiger. Les habitants solidaires de chaque portion collective travaillent ensemble à dégager la neige tombée hier. Pelles de chantier, pelles à balayette, les mains, un bout de carton, tout est bon, il s'agit de participer. Ensemble.

À la gare, c'est un employé qui récupère les parapluies oubliés, perdus, cassés du jour précédent.

groupe de personnes sur la route enneigée
Tsujido, Japon, 15 février 2014
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Date: Monday, 10 Mar 2014 13:15
pins enneigés
Tsujido, Japon, 14 février 2014

Qu'il est doux, à l'abri du toit qui me protège,
De voir à gros flocons s'amonceler la neige !
Leur vue à mon foyer prête un nouvel appas :
L'homme se plaît à voir les maux qu'il ne sent pas.

Jacques Delille, Le coin du feu.

Lorsque que l'on regarde les ukiyo-e de paysages enneigés autour de Tokyo, il y a toujours un moment de doute. L'artiste s'est-il laissé emporter par sa verve lyrique. Après 24 heures de neige, les pins du jardin ont ployé sous les flocons tendres. C'est la poésie du sens qui a tout emporté. Chaque chose prenait sa place. Le trouble aussi.

Temple sous la neige
Zōjō-ji sous la neige par Tsuchiya Koitsu, 1933
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