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Date: Thursday, 05 Jan 2012 21:57
Voici un jeu de prononciation en anglais. Il n'y a rien à gagner, sinon l'affichage de votre nom ou pseudo dans cette page, et la satisfaction d'avoir réalisé un beau score. Je me suis soumis à ce test, ainsi, vous pourrez vous étalonner relativement (benchmark) par rapport à ma propre performance, et en déduire que vous m'êtes bien supérieur(e) ou infiniment inférieur(e).

Voici le principe :
  • Vous allez vous enregistrer en MP3 (il y a un lien facile ci-dessous) en train de lire un texte en anglais.
  • Ce texte contient un ensemble de mots "pièges" en anglais.
  • Le but est de lire ce texte sans tricher (c'est-à-dire sans chercher auparavant les prononciations correctes), et de voir votre score. Si vous le souhaitez, j'afficherai votre score sur cette page avec votre vrai nom ou un pseudo, pour votre gloire et pour les générations futures.
Modalités pratiques :
  1. Sur la majorité des ordinateurs portables, il y a un micro inclus que vous pouvez utiliser. Sinon, il faut brancher un micro sur la prise micro de l'ordinateur.
  2. Vous pouvez vous enregistrer en utilisant un programme d'enregistrement audio (j'utilise Audacity) ou vous pouvez aller sur www.recordmp3.org et vous enregistrer en ligne. Warning : l'enregistrement en ligne est super simple et marche très bien pour des petits textes, mais le temps de transfert final m'a fait abandonner : je vous donne les deux possibilités ci-dessous, mais je vous déconseille la deuxième (recordmp3) pour un texte de cette longueur (plus de 8mn).
    • Si vous optez pour Audacity ou n'importe quel programme d'enregistrement en audio, lancez ce logiciel, puis allez sur la page du texte anglais, démarrez alors l'enregistrement sous Audacity,  affichez le texte anglais à lire et commencez à lire. À la fin de l'enregistrement, enregistrez le fichier au format MP3. Postez le fichier en utilisant le service d'envoi de gros fichiers de Free (http://dl.free.fr/) en mentionnant mon adresse mail (cthibierge arobase yahoo.fr) de telle sorte que je n'aie pas des dizaines de mégas à recevoir et renvoyer par mail. Free vous donnera aussi une adresse web de votre fichier, envoyez-la moi par mail.
    • Si vous optez pour recordmp3, ouvrez www.recordmp3.org dans un onglet de votre navigateur, la page du texte anglais dans un autre onglet, démarrez recordmp3 puis passez sur l'onglet du texte anglais à lire et de commencer à lire. À la fin, quand vous cliquez sur "Sauver", recordmp3 charge le fichier (ça prend du temps, voire beaucoup de temps : j'ai finalement abandonné et utilisé Audacity en local...) et recordmp3 crée un lien avec l'adresse internet de votre enregistrement, et vous pouvez aussi sauvegarder le fichier.
  3. Même si vous bafouillez, n'arrêtez pas l'enregistrement, ce n'est pas un concours de vitesse. Ne décomposez pas votre lecture en plusieurs fichiers, c'est un seul fichier mp3 ou rien. Comptez un petit quart d'heure, à partir du moment où vous êtes prêt(e) à enregistrer : mon fichier mp3 dure 8mn11s.
  4. Faites-moi passer le lien vers votre fichier par mail (cthibierge arobase yahoo.fr) avec votre Nom ou votre pseudo.
  5. Je soumettrai le lien internet de votre fichier mp3 à un(e) juge de ligne sélectionné(e) pour sa haute impartialité et son bilinguisme parfait, qui écoutera votre lecture et me donnera le score (nombre de fautes / total de mots).
  6. J'afficherai alors le score à côté de votre nom / pseudo ci-dessous.
NB : ce n'est pas "à celle / celui qui aura le meilleur accent". Ce sera à celle / celui qui sait qu'on ne prononce pas beach comme bitch (par exemple).

Honor Roll / Galerie des Héro(ïne)s :
  • Docthib : 61 erreurs / 587 mots = 10,39% d'erreur
  • Lux : 58 erreurs / 587 mots = 9,88% d'erreur
  • ...
Author: "Docthib" Tags: "Hahaha"
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Date: Sunday, 01 Jan 2012 22:23







Jour de nouvel an
Galerie de l'évolution
Allez hop, tous dans l'Arche !
Author: "Docthib" Tags: "Caillou"
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Date: Sunday, 01 Jan 2012 10:50
À propos de sécurité des données personnelles, un ami a rédigé un texte, mais n'a pas de blog. Il m'a demandé de le poster sur mon espace, ce que je fais ci-dessous, car je pense que l'anecdote est intéressante. Je rajoute mes propres commentaires en dessous, pour réaction et ou discussion.

(début du nothibillet rédigé par cet ami)
Il y a quelques jours, alors que faisais une course en grande surface, il m'est arrivé l'anecdote suivante.
Deux femmes, qui se trouvaient devant moi dans la queue, bavardaient de telle façon qu'il m'était possible d'entendre distinctement ce qu'elles se disaient (c'est chose courante aux caisses des grandes surfaces).
L'une était la belle-mère de l'autre. Elle se parlaient librement, se sentant sans doute protégées par leur anonymat (si elles se reconnaissent, qu'elles se rassurent, rien de compromettant).
Arrivées à la caisse, comme elle n'avait pas sur elle sa carte de fidélité, la plus jeune a donné son nom à la caissière pour qu'elle la retrouve dans sa base de données, en prenant soin d'épeler le nom et le prénom.
Les deux étaient tellement singuliers qu'ils se sont aussitôt gravés dans mon esprit.
De retour à la maison, en bon internet addict, je ne fais ni une ni deux, un coup de google. En quelques minutes, j'avais retrouvé sa photo (et constaté que c'était bien la même personne), celles de son mari (et constaté que c'était bien le prénom qu'elle avait prononcé dans la conversation avec sa belle-mère), de deux de ses enfants, de ses parents et de ses trois frères et sœurs (ainsi que les prénoms de presque toutes ces personnes), appris que son père était divorcé et vu la photo de son ex-femme, et appris qu'elle avait un demi-frère et une demi-sœur.

Je n'ai pas tardé à trouvé son profil LinkedIn, tandis que sur dirigeant.com, j'ai pu consulter des informations très précises sur son patrimoine immobilier, ainsi que le mois et l'année de sa naissance (et constaté qu'elle fait plus jeune que son âge).
J'en ai déduit d'autres choses plus personnelles, mais je m'arrêterai là.

Cette personne ne poste pas sur Facebook. Elle n'a pas de blog. Elle est inscrite (volontairement sans doute) sur un site de généalogie. Rien de bien exceptionnel. Des millions de personnes sont dans ce cas. Sa seule caractéristique, c'est d'avoir un nom et un prénom qui constituent une clé de recherche unique dans l'immense base de données qu'est Internet. Et bien sûr, de ne pas avoir prêté attention à cette particularité et au fait qu'elle rendait sa trace numérique complètement distincte de celles de tous les autres, et donc terriblement visible.

Moralité : pour rester anonyme sur le net, il vaut mieux s'appeler Jacques Martin que porter un nom trop rare.
(fin du nothibillet, rédigé par cet ami)

Voici maintenant les commentaires de l'observateur que je suis (docthib, tenancier du bar numérique appelé blogthib) :
  • Cela me semble être une très bonne chose de rappeler que même si nous ne participons pas activement à notre identité numérique, il s'accumule de façon passive quantité de liens, recoupements et croisements de bases de données que nous en devenons néanmoins visibles. (j'avais même suggéré la stratégie de l'uncrosslisting).
  • On peut souligner que dans le cas de cette dame, elle a participé activement (site de généalogie), mais on peut penser qu'elle ne se doute pas de sa "vulnérabilité" numérique, en terme d'informations personnelles. (Rappelons que chaque année, des usurpations d'identité numériques, donc virtuelles, conduisent à des escroqueries bien réelles, tant il peut être facile de se faire passer pour...). Par ailleurs, nos données personnelles ont une valeur et un prix.
  • C'est là où j'en viens à un commentaire plus personnel : il faut quand même être un sacré "internet addict" (ou une personne malintentionnée) pour chercher à accumuler toutes ces infos. Mais cet ami démontre que, dès qu'on en a l'envie, les moyens sont à la portée du premier venu.
  • Maintenant, ultime question : et maintenant, qu'est-ce qu'elle fait, la dame ? Elle change de nom pour Jacque(line) Martin ? Elle arrête de parler dans la queue des supermarchés ? Ou elle se désinscrit de son site de généalogie ?
Je ne vois pas de réponse satisfaisante. Et vous, internautes baguenaudeurs, ça vous parle ?
Author: "Docthib" Tags: "Informatique et Internet"
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Date: Saturday, 31 Dec 2011 14:14






Meyerlingue : n. m. Lors d'une chronique radiophonique, comprendre les allusions à demi-mot, les références subreptices à des textes de chansons, et s'en réjouir. Avec le sentiment inquiet (un petit bonheur est toujours temporaire) d'avoir raté d'autres références, et subséquemment, être attentif à chaque tournure de phrase qui pourrait cacher un artiste... alors que ce n'est "que" du Philippe Meyer.

Par extension : Chercher pourquoi le programmateur a prévu tel morceau sur FIP juste après tel autre ; parfois, trouver une raison, et s'en réjouir.
Author: "Docthib" Tags: "Ubuntu"
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Date: Wednesday, 28 Dec 2011 18:47







Houlgate en hiver
Attendant le réveillon
Goëlands obèses.
Author: "Docthib" Tags: "Caillou"
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Date: Wednesday, 28 Dec 2011 10:33







La veuve araignée
A oublié sa voilette
Au soleil d'hiver.
Author: "Docthib" Tags: "Caillou"
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Date: Saturday, 24 Dec 2011 16:23


Voilà exactement le genre de cadeau de Noël que j'aime m'offrir : avoir résolu le problème de la mise hors tension sous (Linux / LXDE) Lubuntu.

En souvenir de Jean-Philippe Gaillard, ancien étudiant avec qui j'avais parlé de Linux (bien avant Ubuntu) et qui m'avait dit (fort justement) :

"Linux, c'est plus que de l'informatique, cela s'apparente plutôt à une quête intellectuelle".
Author: "Docthib" Tags: "Informatique et Internet"
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Date: Thursday, 15 Dec 2011 09:13
Le dernier album (Lys & Love) de Laurent Voulzy est sorti. En ces temps d'hiver, où ça travaille beaucoup (en tout cas, votre serviteur), c'est une bulle de musique colorée, solaire et apaisante.

Je me rends compte (merci le champ de recherche de ce bleug) que je ne l'ai jamais écrit, sinon par prétérition, aussi je l'écris : pour moi, Laurent Voulzy, c'est le Beach Boy français, un artisan vocal qui travaille, retravaille et retravaille encore ses mélodies. Je retrouve cela, différemment, chez Coldplay. Je suis fan, est-il besoin de le préciser.

Je sais ce que diront les personnes critiques. Elles diront "ouais, il fait toujours la même chose". En disant ça, elles ne se rendent pas compte que leur critique est auto-référentielle, car elles répètent toujours la même critique. En gros, pour eux, "c'était mieux avant", et il faudrait que Françoise Hardy fasse du hard-rock, juste parce que ça changerait.

Je me souviens de la sortie de Caché derrière, une radio FM faisait découvrir les titres en avant-première (1992, c'était avant le web en France) et j'avais attendu tard dans la nuit pour écouter les quelques titres, je dormais déjà un peu, et je me souviens de ces mélodies qui se mélangeaient à mon demi-sommeil et mes rêves. Laurent Voulzy disait dans une interview qu'il avait rêvé une chanson de Paul Mac Cartney, et qu'il l'avait écrite au réveil, et aussi "que les musiques dans tes rêves, elles sont toujours extrêmement belles, mais quand tu te réveilles, tu ne les retrouves pas entièrement".

Ici, on retrouve des sonorités familières, déjà entendues dans ses derniers albums, et toujours cette inventivité dans les longs morceaux (La 9ème croisade, plus de 14 mn), un mélange de Pink Floyd grande époque pour le côté "collage musical"et  des influences "world music" (chants grégoriens, instruments du moyen-orient) qui rappellent un certain Sting ou un certain Paul Simon, à une certaine époque.
Our Song, très joli mélange clin d'oeil : une intro et une voix off comme dans Everybody's got to learn sometimes (The Korgis), qui était déjà repris dans Voulzy, La septième vague, mais ici c'est à la manière de, avec une jolie surimpression d'une chanson française classique (v'là l'bon vent).
Je pourrais écrire des lignes et des lignes, je me contente de repasser l'album en boucle. Puis je m'attaquerai au dernier Kate Bush (oui, j'assume mes goûts de jeunesse).
Author: "Docthib" Tags: "Musique"
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Date: Tuesday, 13 Dec 2011 23:18
Les Français estiment que s'ils avaient 4h de plus par jour, ils pourraient faire tout ce qu'ils avaient prévu de faire, selon un sondage récent. Sur Facebook, une page circule actuellement, qui dit qu'on peut ne dormir que 4h par nuit. Ma collègue Nicole Aubert a publié un livre sur le culte de l'urgence, cette maladie moderne des gens qui courent après le temps.
Tout cela est très intéressant, car symptomatique d'une époque.
  • Le temps est perçu comme une donnée élastique que l'on peut "gérer", comme si on pouvait rallonger les journées de 4h. Or, le temps passe à chaque seconde, et les secondes que vous consacrez à parcourir ces mots ne reviendront jamais, je vous l'assure. (Certains, du coup, décrochent de la lecture parce que, dans le temps qu'ils ont consommé à lire le début, ils n'ont trouvé aucun retour sur investissement suffisant, et sont allés zapper ailleurs).
  • Le désir d'être ailleurs et de rentabiliser notre temps. En fait, la question devient à quoi puis-je le mieux occuper mon temps. Et comme il y a un grand flou sur nos mesures de rentabilité marginale, nous ne cessons de zapper, de peur de rater une autre occupation potentiellement plus "rentable"... alors même que nous serions bien en peine de qualifier cette notion de rentabilité. La peur de rater quelque chose d'important, ailleurs que là où l'on est.
  • Le sommeil devient un temps perdu, un temps mort. Alors il faut réduire ce temps mort à sa durée la plus ténue possible. C'est une approche excessivement mécaniste : notre corps est alors uniquement considéré comme une machine qui doit être parquée quelques heures pendant la nuit pour revenir à un niveau de productivité normal. Et cette approche devient non seulement mécaniste, mais mathématique : "si je dors deux heures de moins cette nuit pour finir mon travail, je récupèrerai en dormant deux heures de plus demain soir". Mais dans le corps humain, -2h + 2h, ça ne fait pas zéro. D'abord parce qu'avec -2h de sommeil, on va très certainement être moins productif la journée qui suit. Et que +2h ne suffisent probablement pas pour récupérer et remettre les compteurs à zéro. Bref, le temps de sommeil n'est pas aussi simple qu'une tirelire dans laquelle on pioche : il y a au minimum des frais de découvert de sommeil, quand ce n'est pas l'effet pervers des personnes qui ne peuvent plus vivre autrement qu'à crédit (de temps ou de sommeil).
Quelle est la solution ? (la mienne, en tout cas).
Inverser le propos. Ne plus souhaiter l'impossible (avoir 4h de plus), car cela conduit à nier la réalité, ce qui est le début de la maladie mentale. De plus, avec 4h de plus par jour (ce qui est impossible, rappelons-le bien), il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que l'on souhaite encore 2h de plus "pour tout faire".
Inverser le propos, cela veut dire "je suis en temps limité, et je ne pourrai pas tout faire, autant le savoir". Bénir le cadre qui nous entoure et nous contraint. 24h, moins 8h de sommeil, moins 2h pour se nourrir / s'abluter, moins 2h pour se déplacer, moins un certain temps de détente et de relations sociales / familiales, disons que ça nous laisse 10h max pour travailler. Cela veut dire que si on a pour 15h de travail, c'est bien simple, on ne peut pas tout faire, point.
La subtilité n'est plus alors de dire "sur quel temps personnel vais-je prendre les 5h supplémentaires ?", mais bien de dire : "sur ces 15h, quelles sont les 5h que je ne ferai pas ?". Il faut pour cela établir une logique et/ou une règle de priorité, ce qui n'est pas facile, et certainement pas universel.
Il y a quelques années, j'avais calculé le nombre maximum d'e-mails que je pouvais recevoir et traiter. J'étais arrivé à un total de 629 mails par jour ouvré. Quand je cite ce chiffre, mes interlocuteurs sont catastrophés. Je peux littéralement lire dans leur tête :
  • 629 mails ! Mais c'est énorme ! Moi qui n'en reçois "que" 200 par jour...
  • Mais ça veut dire qu'on ne ferait plus que ça !
En fait, ce chiffre - qui les catastrophe - me rassure. Il indique une limite au-delà de laquelle on ne peut plus gérer. Et point n'est besoin d'attendre le jour fatidique où je recevrai 629 e-mails par jour. Il suffit d'imaginer qu'un jour, je ne pourrai plus répondre à tous mes mails. Alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant ?
C'est l'avantage du cadre : il nous enferme, mais il nous permet aussi de voir les limites autour de nous, voire de fixer ces limites au lieu de les subir. 24 heures par jour, dont au moins 8h de sommeil. Pas plus de 2h consacrées à ses mails. Au moins une heure de lecture. Et ne pas publier de thibillet après minuit ;-)
Author: "Docthib" Tags: "Productivité"
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Date: Wednesday, 30 Nov 2011 18:04
Hier, 79 mails envoyés ou reçus, sans compter les spams. Certes, il y a eu 5 heures d'avion, ça m'a permis de dépiler pas mal de mails en retard.

Mais c'est aujourd'hui que je suis bluffé : 59 mails envoyés ou reçus (il est 19h11), sans compter les spams. Certes, ça fait moins qu'hier. Mais quand on sait qu'aujourd'hui, j'ai enseigné 8h, ça laisse pantois. Quand est-ce que ce joyeux manège va s'arrêter ?
Author: "Docthib" Tags: "Productivité"
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Date: Friday, 25 Nov 2011 14:39
Nouvel exemple de synchronicité :
  • hier, en cours de finance, un étudiant Exec MBA m'indique que sa société pratique la location (plutôt que d'investir), ce qui "améliore fictivement" sa rentabilité (je reprends sa pensée, sinon ses mots exacts), et nous avons alors une discussion sur la rentabilité des capitaux engagés
  • dans l'après-midi, Yann R me fait passer un article américain qui fait référence à un autre article, titré de manière appropriée "comment la recherche des profits (je rajoute : à court terme) tue l'innovation aux USA"
Le propos est le suivant : supposons une société qui a des immeubles, des usines, des machines, des stocks, du cash, bref, des actifs, pour un total de 100 (non, merci à Matthieu, c'est un total de 50). Ces actifs ont permis de générer des ventes (50) qui, après déduction des coûts d'exploitation (-40) donnent un Résultat d'exploitation (ou un EBIT en normes internationales) de 10. Rentabilité de l'actif = 10 / 50 = 20%.
Et voilà qu'un consultant dit : "si vous revendez votre usine, et que vous la louez, vous allez faire baisser grandement vos actifs (disparition d'un actif "lourd"), et faiblement votre résultat d'exploitation (paiement d'un loyer).
  • Imaginons que l'usine pèse 10 : les actifs deviennent 50 - 10 = 40. (On suppose que le fruit de la vente, soit 10, ne reste pas à dormir en cash, et qu'il est utilisé pour rembourser des dettes, donc les actifs  - et les passifs - baissent bien de 10).
  • Imaginons que le loyer soit de 1 : le résultat d'exploitation devient 10 - 1 = 9.
  • la nouvelle rentabilité de l'actif devient 9 / 40 = 22,5%. C'est mieux que les 20% précédents.
Voici maintenant quelques remarques subséquentes, issues autant
  • de ces articles américains (auxquels j'adhère tellement qu'il faudrait me décoller à la spatule)
  • que d'une longue pratique des discours de consultants sur l'externalisation,
  • le tout mâtiné d'une petite dose de finance comportementale et de théorie de l'agence :
"Il y a les mensonges, il y a les foutus mensonges, et puis il y a les statistiques" (Benjamin Disraeli)
  1. Si l'on se focalise sur le ratio, la performance s'améliore (20% => 22,5%). Si l'on regarde le résultat dégagé, la performance se dégrade (10 => 9). Or, ce que les banquiers / actionnaires / salariés regardent, ce ne sont pas tant les ratios que la somme d'argent dégagée (nécessaire pour investir, rembourser les dettes, et accessoirement, augmenter les salariés).
  2. Le calcul des ratios fait fureur dans la communication financière des sociétés. Cela permet souvent (argument positif) de raisonner en "ordres de grandeur". Mais cela permet parfois de noyer le poisson. Dire qu'un a un ratio d'endettement (gearing) de 0,3 c'est tout de même plus rassurant que d'avouer qu'on a 3 milliards de dettes (certes, pour 10 milliards de capitaux propres. Mais, rappelons-le, les capitaux propres ne sont pas - et ne seront jamais - du cash disponible).
  3. Cela conduit à des comportements d'investisseurs qu'on appelle fixation fonctionnelle : les actionnaires font une fixette sur un indicateur (BPA, PER, ROE, OQP...) en oubliant de regarder les fondamentaux : la société dégage-t-elle du pognon ou pas.
"On ne fera rien jusqu'après les élections" (article III des quelques lois générales découvertes en écoutant parler les industriels, par Auguste Detoeuf in Propos de O. L. Barenton, confiseur)
  1. Il y a le temps du dirigeant, et le temps de la société. Le dirigeant est un actif à court terme qui cherche à se revendre sur le marché de l'emploi avec plus-value. La société est un actif à long terme qui met du temps à créer de la richesse. Aussi, si le dirigeant pousse son intérêt personnel avant celui de la société, il va prendre des décisions qui augmentent la valeur à court-terme, sans prendre en compte les conséquences à plus long terme. Take the money and run, comme dit Woody Allen.
  2. Or, un ratio est beaucoup plus malléable qu'un résultat : dans le ratio A/B, on peut travailler en même temps sur le numérateur (A) et sur le dénominateur (B). Les variations deviennent relatives, et non plus absolues. Le ratio permet de se focaliser sur les résultats à court terme. Exemple : si je n'investis pas, pendant un certain temps, je vais garder le même résultat alors que mes actifs vieillissent, donc ceux-ci seront de plus en plus amortis : le dénominateur B se réduit. Et quand le résultat A se mettra enfin à baisser (parce que, rappelons-le, on n'a pas investi), le dirigeant aurra changé de société... ou il aura changé de ratio pour sa communication.
  3. Les économies réalisées à court terme masquent souvent les coûts (conséquences) à plus long terme. J'en vois deux.
    • Premièrement, externaliser conduit souvent à payer plus cher (à terme), car il faut bien que le sous-traitant vive, donc il prend une marge. Ce qui veut dire  que plus on externalise ses activités, plus on paie des marges aux autres. Et que reste--t-il alors à la société ? Sur quelle création de valeur peut-elle s'appuyer pour justifier ses propres marges ?
    • Deuxièmement, externaliser signifie perdre le contrôle des actifs. Et cette perte de contrôle a un coût qui n'apparaît généralement pas immédiatement, mais uniquement quand il est trop tard, ou trop coûteux, de faire machine arrière.
"Croissez et prospérez" (Dieu, dans La Bible, Genèse, 1:28).
  1. Le mythe des économies à court terme masque une réalité : chaque société devrait consacrer une partie de ses ressources à entretenir et développer sa capacité de production (au sens large). Certaines sociétés n'entretiennent pas assez la partie matérielle de leur capacité de production (machines, usines) ; mais beaucoup se préoccupent encore moins du développement de la partie immatérielle de leur capacité de production (formation, recherche, motivation des salariés), qui prend pourtant une importance croissante dans les économies actuelles ; enfin, que dire de la maintenance et du développement des ressources naturelles et humaines ? Elles sont rares, les sociétés qui consacrent 1% de leur chiffre d'affaires aux actions environnementales et sociales...
  2. On atteint un mythe de la valeur. La logique du court-terme veut que l'on augmente les profits, en croyant que c'est bon pour la valorisation des sociétés. Mais l'investisseur n'est pas (totalement) idiot : pour accepter de valoriser une société sur la foi de cash-flows actualisés à l'infini (c'est la pratique courante), encore faut-il que cette société puisse aller jusqu'à l'infini. Ce n'est pas en rognant sur ses dépenses actuelles que l'on va assurer la pérennité de la société. Le dilemme devient alors : soit vous maximisez vos cash-flows actuels en investissant moins que nécessaire, et votre valeur correspondra à 5 ans de ces cash-flows, guère plus ; soit vous jouez le jeu du développement de la capacité  de production (au sens large : matérielle, intellectuelle, sociale), et vous aurez des cash-flows plus réduits, mais plus pérennes.
  3. Cette logique, que Yann R qualifiait de "typiquement occidentale", déborde de la sphère financière. Quand je vois des cadres supérieurs complètement exsangues, que l'on a habitués (entre addiction et pression) à réagir dans l'urgence en permanence, cela veut dire qu'ils sont à fond dans la production (P) et pas dans l'entretien de leur capacité de production (PC). C'est un thème P / PC cher à Stephen Covey : vérifiez que vous n'êtes pas uniquement en production, entraînez / maintenez votre capacité de production (bonne santé, formation, livres, réflexion...). Comme disait Jack Kérouac dans Sur la route : "a long way to go".
Author: "Docthib" Tags: "Finance"
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Date: Monday, 21 Nov 2011 13:20
Un court thibillet de commentaire sur ce qui se passe actuellement sur les marchés européens (en attendant l'ouverture de Wall Street).
  • Moody's aurait dit que peut-être il y aurait des envisagements de réduire la pensée d'une évolution de la notation AAA de la France.
Cette situation permet de montrer (je n'ose dire démontrer) que ce ne sont pas les agences de notation qui font la pluie et le beau temps en Bourse. Revoyons la séquence au ralenti.
  1. Cet été, la note des Etats-Unis est dégradée. Conséquence immédiate : les Bourses plongent. Conclusion rapide : c'est l'annonce surprise d'une agence de notation qui fait la pluie et le beau temps sur les marchés financiers. C'était une conclusion préoccupante, car cela signifiait que les investisseurs étaient plus myopes qu'une taupe, et qu'il leur fallait l'aide d'un chien d'aveugle pour se rendre à l'évidence. En d'autres termes, ce que nous en finance nous appelons un marché non efficient.
  2. Au cours de l'automne, les nouvelles économiques (entreprises, Etats, réformes) sont tombées et les dirigeants sont tombés avec, tandis que les indices boursiers jouaient au yo-yo, sur l'air de "attrape-moi si tu peux".
  3. Dans le même temps, l'écart entre les obligations d'Etat allemandes (notées AAA) et les obligations d'Etat françaises (notées AAA) augmentait : il a atteint ces derniers jours le record de 200 points de base, soit 2 points de %. Rappelons-le : ces deux pays sont encore, à cette minute, notés tous deux AAA. On peut alors offrir plusieurs explications :
    • Les Allemands sont vachements forts, et en fait, ils ne sont notés AAA uniquement que parce qu'il n'existe pas de AAAA (comme l'andouillette) ou de Super-AAA-Ultimate-Platinum. Donc ils sont mieux que les Français, qui n'ont "que" AAA, mais qui le méritent bien.
    • Hypothèse discutable, car malgré mon affection pour nos amis d'outre-Rhin, force est de constater que leur économie n'est pas totalement florissante. Mais "quand je me considère, je suis peu de chose, quand je me compare, ça va mieux", comme dit le proverbe béarnais, donc les Allemands, en fait, ils sont meilleurs que les Français. Dans ce cas, on part du principe que les Allemands méritent leur AAA, et on se retrouve avec des Français qui ont aussi AAA mais dont le coût de refinancement est supérieur de 2 points de %, ce qui énorme, déjà dans l'absolu, mais encore plus quand on sait que ces deux pays sont supposés être dans le même club des "actifs sans risque" (comme l'or, hahaha).
    • On en déduit que la France n'est plus considérée sans risque par les marchés financiers. Une prime de 2 points de pourcentage pour daigner accepter d'investir dans l'Etat français, mazette, c'est salé comme mesure du risque... Donc, selon les investisseurs financiers, la France n'a plus son AAA.
  4. Et là, Moodys dit "hello, compte-tenu du fait qu'il y a un écart de rendement qui se monte à 200 points de base, c'est bien la preuve qu'il faut qu'on dégrade la note de la France".
Conclusion et question rhétorique

Conclusion : ce ne sont pas les notations d'agences qui font le marché, c'est bien le marché qui, par ses prises de positions (pas forcément expliquées) révèle le problème, et les agences de notation s'ajustent. Ce qui tendrait à soutenir l'idée d'une relative efficience des marchés.

Question rhétorique : reste à savoir comment réagiront les investisseurs le jour où Moody's dégradera effectivement la note de la France. Quelques scénarios :
  1. Les marchés ne bougent pas. Cela conforte l'hypothèse d'efficience : "l'information était déjà dans les cours", aussi l'annonce d'une dégradation de la note ne déclenche pas de baisse supplémentaire. Cf. mon analyse sur la démission de Steve Jobs, en son temps.
  2. Le marchés plongent. Cela ne remet pas forcément en cause l'hypothèse d'efficience. En effet, si ça plonge, plusieurs hypothèses là encore :
    • "On ne savait pas, on est surpris" : OK, là, c'est de la myopie et un manque d'efficience.
    • "On s'en doutait bien, et on l'avait intégré, mais en fait, les infos transmises par Moody's sont pires que ce que l'on pensait". Dans ce cas, on peut toujours parler d'une relative efficience : le marché avait déjà réajusté ses cours, mais la dégradation de la note véhicule un supplément d'information qui aboutit à une baisse marginale.
Cette question est d'autant plus épineuse qu'en fait, on parle de deux marchés distincts : il y a le marché des emprunts d'Etat (avec un écart - spread - de 200 points entre l'Allemagne et la France), et il y a le marché des actions. Mais en toute rigueur, si les marchés sont efficients, l'écart de 200 points de base sur le risque des Etats doit déjà avoir été totalement intégré dans les cours des actions. Donc normalement, si les marchés sont efficients, l'annonce de Moody's ne devrait avoir qu'un impact limité, ou temporaire. Alea jacta est.
Author: "Docthib" Tags: "Finance"
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Date: Friday, 18 Nov 2011 17:02
Je suis passé il y a quelques années à Linux Ubuntu, pour deux raisons :
  • une raison pragmatique : je n'en pouvais plus d'attendre le temps de chargement de Windows
  • une raison de fond : je crois profondément aux logiciels libres et ouverts. 
Pendant tout ce temps, je suis resté en Double boot, avec un menu qui me proposait au démarrage Linux par défaut, mais Windows au cas où. Le cas où s'étant révélé extrêmement rare, voire inexistant, j'ai décidé cet été de passer en total Linux et de récupérer au passage les quelques 50 gigas pollués par Windows.

Ce thibillet, composé pour servir d'aide-mémoire et d'état des lieux, se décompose en deux parties.
  • La première partie (ce présent thibillet) traite des différentes versions de Ubuntu que j'ai testées à ce jour, avec mes commentaires d'utilisateur de base (utilisateur de base, mais éclairé - je peux rentrer des commandes comme sudo rm -rf /* dans le Terminal, mais ça n'est clairement pas mon fonctionnement par défaut). Cette partie sert autant pour moi que pour l'internaute newbie qui passerait par là.
  • La deuxième partie détaillera "quelques règles pour se rendre la vie plus facile quand on travaille sur plusieurs ordinateurs". Pour ceux que ça intéresse, elle liste les quelques règles et outils que j'ai adoptés pour améliorer à mort mon ratio "temps passé en production " / "temps passé en configuration et mise à jour".
Première partie - mon chemin d'illumination avec zUbuntu

(1) Ubuntu. Donc, il y a deux ans et quelques, installation de Ubuntu. Interface épurée, solidité d'un système tournant sous Linux / Unix, et j'y retrouvais tous mes logiciels favoris (Firefox, Thunderbird, OpenOffice, Kompozer sur lequel j'écris ce thibillet, Freemind pour les cartes mentales...). Au fil des mises à jour (tous les 6 mois, avril et octobre), je découvrais un système qui progressait en stabilité, rapidité, et fonctionnalités. Un MacOS du pauvre, si vous voulez. Je n'ai rien contre MacOs, j'en suis un utilisateur très satisfait,, mais depuis des années, ce n'est pas que j'en ai marre des effets de transparence et d'ombrage, de fluidité graphique et de belles icônes, simplement, quand c'est réalisé au détriment de la réactivité et de la rapidité, je préfère une interface plus sobre et plus rapide. Le but, c'est quand même de travailler, non ? (Ma critique vise en fait Windows. MacOS non seulement est beau, mais il est rapide. La sortie de veille des Macs est une référence de rapidité pour moi.)
Donc rien ne me prédisposait à aller plus loin, j'avais Ubuntu, et tout roulait.
Puis est venue la désastreuse version avec Unity, d'abord en avril 11, puis sous une version encore plus rude, en octobre 11. Je ne m'étendrai pas sur cette version : j'ai trouvé un article très bien équilibré (aller à la fin pour les critiques), hélas en anglais.
Je me suis retrouvé avec un jeu d'icones Duplo (vous vous souvenez, les gros legos...) conçues pour les malvoyants... ou les tablettes. Et jouer de la souris à longueur de journée, ou ne pas même pouvoir configurer mes menus ou raccourcis, très peu pour moi...

(2) Xubuntu. J'ai donc opté pour une version plus light : Xubuntu, fondée sur un autre environnement graphique.
Pour les non-initiés : il y a Linux, avec la solidité et sa stabilité, c'est le moteur.
Et puis, par dessus, il y a l'environnement graphique, c'est la carosserie. Et des carosseries, il y en a plusieurs, dédiées à différents usages ou besoins. Ça veut dire que vous avez toujours le moteur d'une Porsche (révisé et amélioré tous les 6 mois), mais vous pouvez opter pour une carosserie / tableau de bord / habillage intérieur stylés (Gnome 2) ou bien une carosserie / tableau de bord / habillage intérieur modernes (KDE) et d'autres encore. Pour reprendre l'analogie de la voiture, vous avez un moteur de Porsche et on vous dit "avec tel environnement, vous aurez un seul levier pour les clignotants et les essuie-glaces, il y aura trois pédales, et le volant sera carré", alors que pour un autre environnement, ce sera "Il n'y a plus de pédale de frein (c'est la voiture qui freine avec un sonar), vous pouvez changer la couleur du pare-brise, et l'intérieur est totalement insonorisé". Vous l'aurez compris, il n'y a pas un environnement qui plaît à tous : chacun sélectionnera l'environnement qui correspond le mieux à son ergonomie souhaitée.
L'environnement graphique Gnome 3 (successeur de Gnome 2) étant totalement anti-productif pour moi (imaginez avec un GPS tellement intégré que c'est lui qui décide où vous allez...), j'ai opté pour un environnement léger : XFCE. Et c'est le X de XFCE qui donne Xubuntu.
Et tant qu'à avoir développé une tactique pour éviter de passer des heures à tout réinstaller (cf. Deuxième partie, dans le thibillet suivant), je suis parti à la recherche d'un truc encore plus léger, encore plus épuré.

(3) Lubuntu. Et je crois que je vais m'arrêter là. Lubuntu est très léger : toujours le même moteur (ubuntu 11.10, soit octobre 2011), mais un environnement graphique super léger (donc rapide) avec des applications peu gourmandes : LXDE, ce qui donne le L de Lubuntu.
(Non, je ne vais pas tester toutes les autres versions, Kubuntu, Edubuntu, je suis sûr qu'on pourrait créer l'équivalent du projet Moomle avec les noms de Ubuntu...)

Cette quête m'a permis de revenir aux bases de mes besoins informatiques : navigateur, gestionnaire de mail, suite bureautique, synchronisation des dossiers, et deux amusettes : un éditeur de pages web (où j'écris ce thibillet) et un logiciel de cartes mentales.
6 logiciels et c'est tout.
Ce qui m'amènera à ma deuxième partie, les règles et attitudes de celui qui veut fonctionner léger, installer léger et réinstaller léger...


[ajout du lendemain - oubli] J'en ai profité pour chronométrer les temps de démarrage. Certes, comme c'est sur deux machines différentes (pas le même processeur), c'est plus indicatif qu'autre chose.
  • Netbook (donc petite config) sous Ubuntu 11.04 : démarrage (jusqu'à l'affichage du bureau) = 53 secondes + lancement de Firefox et chargement de ma page = 1 minute 16 secondes ; arrêt total = 5 secondes.
  • Portable d'entrée de gamme (donc petite config) sous Lubuntu 11.10 : démarrage (jusqu'à l'affichage du bureau) = 40 secondes + lancement de Firefox et chargement de ma page = 1 minute ; arrêt total = 18 secondes.
Donc, petite prime à Lubuntu, même si le Netbook sous Ubuntu s'éteint très rapidement (encore une fois, les configurations sont différentes, ce qui réduit la comparabilité).
[fin d'ajout]
Author: "Docthib" Tags: "Informatique et Internet"
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Date: Thursday, 10 Nov 2011 08:51
(NB : les Ubuntus et Batanas étaient agrégés dans ce thibillet, mais je ne l'ai pas mis à jour depuis fort longtemps. Il a au moins le mérite d'expliquer la genèse des termes, et d'en établir une liste (peu récente). L'intégralité des uns et des autres peut être consultée dans les rubriques respectives Ubuntu et Batana).

Carambade (ou Carambalade) : n. f. Blague éculée qu'on connaît depuis le CM1 et qu'on croyait avoir oubliée, mais qu'on peut raconter à des enfants, parce que pour eux (1) elle est nouvelle (2) elle est drôle.
Par extension : Carambader ou Carambalader : v. i. Avoir du succès avec une carambade / carambalade.
"On devrait carambalader au moins une fois par semaine" (Albert Schweitzer).
Author: "Docthib" Tags: "Ubuntu"
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Date: Tuesday, 01 Nov 2011 14:41
Décréneler : v. i. Au Scrabble, ne pas arriver à placer un Scrabble, alors pourtant qu'on l'avait, le Scrabble.
Author: "Docthib" Tags: "Batana"
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Date: Tuesday, 01 Nov 2011 14:39
Contentiner : v. i. Se trouver sur une plage dont tous les galets sont faits pour faire des ricochets.
Author: "Docthib" Tags: "Ubuntu"
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Date: Friday, 28 Oct 2011 07:37
Commercialisé par Rottapharm...
Author: "Docthib" Tags: "Hahaha"
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Date: Thursday, 27 Oct 2011 09:33

Téléramer : v. i. Être dans une période où on n'arrive plus à lire l'hebdomadaire auxquel on est abonné avant l'arrivée du suivant. S'interroger sur les gens qui sont abonnés à un quotidien (ou à Twitter) : sont-ils tous retraités ou ont-ils un truc ?
Par extension : voir la caisse "à amener à la déchetterie pour être un  bon citoyen" se transformer en 2, puis 3 puis n caisses. Se dire que ça s'arrangerait si une fois de temps en temps, on allait à la déchetterie.
Author: "Docthib" Tags: "Batana"
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Date: Sunday, 09 Oct 2011 16:59
J'ai été interviewé sur les rachats d'actions. J'ai fait un petit cours au journaliste (qui n'avait pas l'air, hum, très familier du sujet), je lui ai donné quelques pistes de réflexion, et j'ai répondu à ses questions. L'article a été publié. Et, voyez-vous ça, je n'ai pas été cité dans l'article susdit... Le journaliste, dûment contacté, était embêté. Selon lui, ça peut arriver que les correcteurs fassent sauter quelques phrases pour des raisons de place. Même si mon nom a disparu, je suis quand même content de voir que le journaliste a laissé mes idées (sans guillemets, cela a dû sauter aussi à la correction...).
Mais étant donné que je je commence à avoir l'habitude du Ratio de Canard, je vais rappeler ici, pour l'information de mes lecteurs, ce que j'avais dit. 
(Le Ratio de Canard est un rapport que j'invente, et qui correspond à l'énoncé suivant : "dans tout ce que l'on dit à un journaliste, entre 1/3 et 1/10ème sera effectivement publié". Un Ratio de Canard de 1/3, beau score s'il en fut, ne signifie pas pour autant que c'est le 1/3 le plus intéressant, ou le plus argumenté, qui a été publié. Ni que le 1/3 publié sera effectivement attribué à celui qui l'a dit.)

Donc, les rachats d'action par les sociétés.

Que sont les rachats d'actions ?

Cela consiste pour une société à proposer de racheter une partie de ses actions, à un prix convenu à l'avance. N'importe quel actionnaire peut revendre ses actions à la société. (La suite du propos parle de sociétés cotées, mais les sociétés non cotées peuvent aussi racheter leurs actions).

À quoi servent les rachats d'actions ?

Cela peut servir à plusieurs choses, cela dépend déjà si les actions sont détruites après coup, ou pas.
  • Si les actions sont détruites après coup, le rachat a eu lieu pour réduire le capital. Cela n'ayant pas d'impact sur le bénéfice affiché, on va avoir moins d'actions pour le même bénéfice, soit un bénéfice par action (BPA) qui va augmenter. On parle de relution, néologisme hideux par opposition à la dilution que l'on constate lors de l'augmentation du nombre d'actions. En règle générale, cette relution n'a pas de conséquence économique (cf. plus bas, discussion sur la relution. Une autre raison peut être de changer le ratio d'endettement de la société. En effet, si' l'on finance un rachat d'actions par de la dette, dans le même temps, on fait augmenter la dette financière et on fait baisser les capitaux propres. L'augmentation du ratio d'endettement peut s'expliquer pour des raisons fiscales (car les intérêts financiers sur la dette sont déductibles fiscalement). Ainsi, un rachat d'actions par endettement permet de garder la même taille (la diminution des capitaux propres est compensée par la hausse des dettes) tout en augmentant les déductions fiscales. Reste à voir comment les marchés financiers vont prendre cette augmentation du ratio d'endettement...
  • Si les actions rachetées ne sont pas détruites, elles sont conservées pour différentes raisons possibles :
    • Offrir des stock-options aux salariés de l'entreprise (mais ce sont souvent pour des volumes d'actions comparativement faibles).
    • Procéder à des paiements d'acquisitions par échange d'actions, au lieu de sortir du cash. (Nous y reviendrons).
    • éventuellement, utiliser ces actions pour "gérer" le cours boursier, en influant sur l'offre ou la demande. Ce n'est pas si simple, car les rachats d'actions ne peuvent porter que sur maximum 10% du capital, cela dit, sur un marché peu liquide, cela peut avoir un impact.
Pourquoi les sociétés rachètent-elles leurs actions actuellement ?

Les temps actuels, vous l'aurez peut-être remarqué en tant que journaliste, se caractérisent par des fortes baisses de la Bourse. Aussi, la principale raison des rachats d'actions en ces temps actuels serait que les sociétés estiment être sous-évaluées en Bourse, et que racheter leurs actions leur permet d'échanger à bon prix leur cash actuel contre des actions. Parlons un peu de la théorie des signaux, en faisant une digression. Selon la théorie des signaux, une entreprise ne fait une augmentation de capital que quand elle estime que son cours boursier est surévalué. En effet, une entreprise oeuvre avant tout pour ses actionnaires actuels. Ceux-ci ne voient pas d'un bon oeil l'arrivée de nouveaux actionnaires, et hurlent carrément à la destruction de valeur quand on fait rentrer les nouveaux actionnaires à un prix préférentiel. Or, ce sont les actionnaires actuels qui vont voter l'augmentation de capital. Il s'ensuit, toujours selon la théorie des signaux, que les actionnaires actuels ne vont voter une augmentation de capital uniquement quand c'est dans leur intérêt, donc quand les nouveaux actionnaires vont payer plus cher que ce que les actions valent, donc que la société est surévaluée. Fin de la digression. Adaptons l'analogie au rachat d'actions, qui n'est après tout qu'une réduction de capital. Il s'ensuit que les rachats d'actions auront lieu quand la société estime être sous-évaluée sur les marchés.

Est-ce que les rachats d'actions sont une bonne chose ?

(On reconnaît bien là la question d'un journaliste, qui veut une réponse blanc ou noir, c'est tellement plus simple). Cela dépend, en fait, ce n'est ni totalement blanc ni noir (on reconnaît bien là la réponse typique d'un prof, qui veut bien être vulgariser, mais sans aller jusqu'à des réponses tellement simplistes qu'elles en deviennent fausses).
A priori, c'est plutôt une bonne nouvelle de racheter ses actions en période de sous-évaluation : cela permet de se constituer une réserve de titres à faible coût, et si le cours des actions remonte, d'avoir une monnaie d'échange qui s'est appréciée, pour payer des acquisitions, par exemple. Mais si l'on creuse un peu, on se rend compte que cela peut envoyer un mauvais signal : utiliser son cash pour racheter des actions, c'est dire "je n'ai pas de projet d'investissement qui me semble suffisamment rentable pour que j'y consacre mon cash". Ce serait donc un signal de ralentissement, de maturité, ou encore, d'absence d'opportunités de développement futur, donc, pas tant une bonne nouvelle que ça...

Mais la relution du bénéfice par action ?

... Ne crée pas de valeur en tant que telle. Brûler du cash à l'actif pour réduire les capitaux propres au passif est en fait une opération blanche. Il faut plutôt s'interroger sur l'impact que cela aura sur le dividende. Une société avait 100 actions, pour un bénéfice de 10 et un dividende de 5. Elle rachète, mettons, 50 actions et les détruit. Elle a désormais un bénéfice de 10 pour 50 actions, soit un BPA qui passe de 0,1 à 0,2 € par action. C'est super, le chiffre augmente, mais ce n'est qu'un ratio comptable. Ce qui compte, c'est "que va-t-elle faire du dividende ?"
  • Soit elle dit "mes actionnaires touchaient un dividende de 5 pour 100 actions, soit 0,05 € par action. J'ai désormais 50 actions, et je vais conserver ce dividende de 0,05 € par action : cela correspondra à un maintien du dividende par action, mais à une baisse du dividende total versé. Le dividende total passe en effet de 5 à 2,5 (c'est-à-dire 50 x 0,05). On voit dans ce cas-là que racheter ses actions, pour une société, c'est dépenser son cash aujourd'hui pour éviter de le dépenser demain en dividendes sur ces actions.
  • Soit elle décide de continuer à verser le même montant de dividende global, soit 5 pour 50 = 0,1 de dividende par action = doublement du dividende pour les actionnaires restants. Ok, c'est super généreux, mais dans ce cas, cela n'avait aucun intérêt de racheter des actions (puisque la sortie de cash en dividendes ne diminue pas).
Mais pourtant, il y a une raison fiscale, puisque les plus-values sur actions sont moins taxées que le dividendes, non ?

Eh non, cher journaliste, car je vous apprends que cela fait 3 ans (depuis 2008) que la taxation des plus-values a été alignée sur celle des dividendes. L'argument fiscal n'existe plus, donc.

Voilà, en peu de variantes, ce que j'ai dit sur les rachats d'actions.
Author: "Docthib" Tags: "Finance"
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Date: Saturday, 08 Oct 2011 08:22
Triplebuser : v. i. Prendre le métro dans le mauvais sens.
Ousse-triplebuser : ... en revenant, constater qu'il y a un incident technique dans le bon sens.
Par extension : se mettre devant sa télé à 10h du matin alors que le match commençait en fait à 9h30.
Author: "Docthib" Tags: "Batana"
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