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Le MouppetShow de l'Internet #3
Voilà la dernière production du Mouppet Show. Un peu longue peut-être, mais on s'est bien marré (surtout que Jean Michel Planche s'est mis en la tête de me ramener chez moi (en principe je sors fin novembre) en ... moto. Et entre l'hôpital de la Musse et chez moi, y'a beaucoup de bistro. Magescas nous précéderait avec son scooter pour nous indiquer les bons endroits.
Par ailleurs, on vous fait une proposition honnête : si vous voulez que nous traitions un problème, que nous commentions un événement, ou autre chose de sérieux ou non... suffit de nous le dire en comment à ce post. On verra ce que l'on peut faire.
En tout cas, je dois remercier sincèrement mes 2 compères : ces Mouppet shows, qui sont pas grand chose, me font un bien fou au moral. Merci Messieurs (surtout qu'à chauqe fois ils font 98,2 kms). Une place les attend au Paradis (enfin peut-être pas tout de suite, et pour Magescas, ce n'est pas sûr, il devra faire un stage au purgatoire, où il n'y que de l'adsl FT). Surtout que dans ces temps là, il y aura du très haut débit au Paradis : Xavier Niel (Free) me l'a promis (j'ai aussi posé la question à Sarko : il ne m'a pas répondu: il ne sait pas encore s'il ira au paradis où la place est déjà prise, ou ou purgatoire, ou...). De plus, l'Eglise Catholique a monté une webschool "à la Lippi" au Vatican avec un "eden-room" (chez Lippi on appelle cela une war-room). On dit que Senceber est dans le coup, mais ce n'est pas confirmé - Certains pensent qu'il s'est engueulé avec Benoît XVI sur le programme de la Webschool : Benoît ne voulait que du Microsoft, et Francis du 2.0 et de l'Open Source. On vous tiens au courant, car la question nous semble cruciale.
Donc, tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Et je commence à balbutier avec une seule canne...
Cela se passera à Harbin en juin 2010, Harbin, capitale de l'ex Mandchourie étant une ville située au Nord-est de Pékin . Jeux orgnisés par le Harbin Institute of Technology.
Une centaine d'universités d'une vingtaine de pays sont attendus pour démontrer leur réalisation dans différents domaines : medical care, cleaning, dance, combat, etc...
Attention! Seuls sont admis les robots bipèdes disposant de 2 jambes et de 2 bras (pas de robots à roulettes par exemple comme à Laval France).
Curieux quand même que cela soit la Chine qui organise ces premiers jeux.... Ils sont peut-être beaucoup plus en avance dans ce secteur qu'on veut bien le croire (c'est le cas par exemple du e-paper et du e-reader (et de l'édition qui va avec), où ils sont très en avance. Ils sont aussi très bons, paraît-il en nanotechnologie, qui pourrait remplacer l'industrie traditionnelle, auquel cas cela leurs posera problèmes.
Manifestement la Chine prépare l'après-crise et ne veut plus être l'usine du monde de fabrication industrielle traditionnelle de produits conçus par l'Occident.
L'Asie (Japon, Corée du Sud, Chine, Taïwan...) d'un côté; de l'autre les USA... Et l'Europe... Disons qu'il s'y passe aussi des choses. Mais cela fait un peu désordre, si je puis me permettre. Par exemple à Automatica 2008 (Munich), la Communauté Européenne a annoncé un investissement de soutien à cette industrie de 400 millions d'Euros pour des transferts de connaissance d'universités à des entreprises... Vous trouvez quelques infos sur l'état de la robotique européenne ici.
L'impression globale que cela donne, c'est que cela va aller plus vite que l'on ne croit dans ces domaines.
Au fait l'exposition d'Harbin a lieu en Juin. Taïwan en fait une aussi mais un mois avant. La compétition fait rage, du côté où le soleil se lève.
Mais où sont les temps bénis, où des intégristres, à la sortie de la Messe se lançaient des missels à la g....des catholiques modernistes et réformistes ? Ah, c'était le bon temps !
Avec cette décision Benoît XVI en a laissé plus d'un dans le bénitier.
Pendant quatre jours, une centaine de personnes (évêques, attachés de presse des diocèses) vont s'immerger dans la culture de l'nternet et surtout du web 2.0, rencontrant des responsables du réseau social Facebook, du moteur de recherche Google, de Twetter, de Wikipédia. Et même un hacker suisse et un spécialiste d'Interpol viendront compléter la présentation des possibilités existant sur la Toile.
Voilà une organisation (l'Eglise) qui fonctionne depuis 2000 ans ou presque, un modèle de ce qu'il y a de plus pyramidale, et qui s'intéresse au Web 2.0. Décidément tout le monde s'y met. Obama a trouvé des électeurs avec ces techniques, Lippi - dont j'ai déjà parlé dans ce blog, trouve des clients sur l'Internet. Tous s'y mettent ! Tous ? Non. Il y a quelques irrésistibles gaulois qui ont peur que le web 2.0 leurs tombent sur la tête..
La vidéo que vous allez voir ci-après a été postée sur youTube il y a quelques jours. Petman, c'est le nom de ce robot quasi-humanoïde a été réalisé par la société leader dans ces domaines aux USA : Boston Dynamics (ils ont déjà réalisé "big dog"- voir sur youTube). Boston et sa région sont devenues la Silicon Valley de la robotique américaine. Petman paraît certes encore un peu bricolé par rapport au Asimo de Honda, qui lui se ballade dans une trés beau "costume". Mais le Petman, par rapport à Asimo fait preuve d'une énergie peu commune. En plus, un "Homo Sapiens (normal) lui donne un coup sur les fesses.. Petman se rattrape et continue son bonhomme de chemin.
Beaucoup de gens en France et probablement en Europe s'étonnent, voire rigolent quand ils voient ce type d'engins. Ils ont grandement tort. Car dans 10 ou 20 ans, ces humanoïdes auront évolués, et certains pourront remplir des tas d'emplois, voire des emplois de haut de gamme. Pas de salaire, pas de syndicats, pas de grève, pas de retraite, une réparation de temps en temps, etc... Mais on n'en est pas encore là pour l'instant : les scientifiques japonais et américains ont seulement mis au point la bipédie et la quadripédie (Comme Big Dog de Boston Dynamics par exemple). Ce qui est déjà assez extraordinaire. Reste à leurs inculquer "l'intelligence artificielle". Ce qui rendra bien une dizaine d'annnée ? Peut-être plus.
Question : que ferons nous des "vrais homo sapiens" qui risquent de se retrouver au chômage ? Certains patrons Homo Sapiens normaux, ne délocaliseront plus leurs entreprises. Ils les laisseront où elles se trouvent, licencieront les vrais homo sapiens qu'ils leurs coûtent trop cher. Car dans un dizaine d'année, un robot sapiens ne coûtera pas plus que le prix d'une petite voiture d'aujourd'hui.
La vraie crise de l'Humanité : c'est peut-être celle là... (mais il y en a certainement d'autres). L'Humanité se fait dépasser par sa technologie.
Les robots vont produire (on n'aura même plus besoin des Chinois - Chinois qui eux aussi ont actuellement une activité robot). Qui dit production, dit vente. Il faudra vendre la production aux vrais Homo Sapiens. Qui l'achèteront avec quel argent ? Un RMI ? Ou on les parquera à l'année dans d'immenses Clubs Méditérranée ?
Et ce n'est pas pour dans un siècle. Notre grande élite française d'aujourd'hui n'est naturellement pas très au courant. Et je doute qu'un comité théodule puisse se saisir de la chose. Juppé, Rocard, Attali peut être ?
Et pour la première fois, le fameux Consumer Electronic Show de Las Vegas de début janvier 2010 ouvrira une zone spécialisée pour les robots. Un signe qui ne trompe pas.
PS. Il y aurait de part le monde environ 1.500 entreprises qui consacrent leurs activité à la robotique de type humanoïde (y compris les exosquelettes et autre bricoles).. En France, j'ai entendu dire que Bruno Bonell (ex Infogrammes) lancerait une exposition sur les robots de jeux et de compagnie l'année prochaine...
rePS. Pour ceux qui s'inquiètent de ma santé, je vais plutôt bien. Et, grande nouvelle, je pense que je sors fin novembre (de cette année). Mais je doute que je puisse esquisser un pas de danse...
Si vous n'avez pas encore vu le "Mouppet Show officiel n°2 sur ce blog, alors regardez d'abord ce making off de ce même Mouppet, qui je dois dire dans le genre, est légèrement débridé. Il vous mettra de suite dans l'ambiance. Jean Michel Planche installait son matos professionnel type TF1, qu'un monteur véreux de la chaîne lui avait prêté sans lui exliquer la marcha à suivre. Il a donc eu quelques problèmes (des trucs qui ont disjonctés je pense,le son surtout qui était un tantinet caverneux). Pendant ce temps là,"l'invité surprise" (le "taliban" qui n'est pas un "taliban"), qui avait en sa possession une petite caméra Hdi de type briquet (on se demande où il l'a trouvé ( peut-être au bar tabac de Publicis) a commencé le mouppet.D'alleurs les camérass HD type briquet, devraient assurer un revenu supplémentraire aux dits buralistes, vu que prix du tabac va encore augmenter. D'ailleurs pour faire leur pub à la "vraie télé", j'embaucherais le Magescas Bon, ce qe j'en dis.. Mais j'y pense on pourrait le présenter au prochain Mouppet (pas le Magescas, mais le briquet HD)...
J'ai reçu ce matin un gros paquet de chez Albert Menés Epicerie fine à Paris. Le problème : je ne sais pas trop qui me l'a envoyé. Le paquet contenait une carte postale un peu kisch de la Tour Eifel avec à l'arrière, un texte et plusieurs signatures : Cécile (j'en connais plusieurs), Catherine de Saint Marie (je ne vois pas), Nathalie Duvilliers et Bruno Duvilliers (je ne vois pas non plus). Il est vrai que je prend de l'âge et que ma mémoire ne s'améliore pas. Il y avait aussi une autre signature mais illisible (là je ne vois pas du tout).
Alors, avant de commencer à grignoter les magnifiques gateaux et autres sucreries du paquet, peut être que ces personnes pourraient se faire connaître afin que je puisse les remercier dignement.
J'ai déjà écrit sur ce blog plusieurs fois sur l'entreprise Lippi. Depuis déjà quelques mois, Lippi propose à ses collaborateurs d'utiliser tweetter en interne, notamment pour gérer la qualité de services.
Avec l'accord de Lippi, je publie ci-dessous les twits de 2 collaborateurs de Lippi (Rondeau et Amélie). Qui montrent bien à quoi cela sert (mais pas très lisible, désolé).
Un peu plus de 120 personnes sont abonnés au twitter de Lippi sur 350 salariés environ. Mais tout le monde à terme y aura accès. Bref, on utilise de plus en plus au sein de l'entreprise tweeter (qui je le rappelle, est gratuit) que d'autres applications. Vous ne pouvez pas avoir accès au tweeter de Lippi qui reste interne. Par contre, les collaborateurs de lippi peuvent, en plus avoir accès à des twits publics : le mien par exemple.
Cet espèce de couteau suisse numérique améliore la productivité dans l'entreprise de façon incroyable : un problème qui prenait avant quelques jours à résoudre prend maintenant quelques minutes : relation directe entre les protagonistes , plus de relations pyramidales entre services qui "bouffent" du temps, de bordereaux à remplir, etc... D'ici à ce que Lippi proposent à ses fournisseurs et clients le twit Lippi...
Et dire qu'ils y a des gens qui se demandent à quoi sert tweeter. Personnellement je l'utilise dans 2 optiques avec tweetdeck (sur mac, mais il doit exister la même chose sur PC).
1/ faire connaître les posts de mon blog (je dois avoir plus de 1000 followers).
2/ savoir en temps réel ou non ce qui se dit sur un thème donné qui vous intéresse (vous pouvez aussi suivre ce que l'on dit sur votre entreprise). Dés que quelqu'un dans la monde fait paraître quelque chose sur un thème que vous avez choisi, tweetdeck vous en informe en émettant un petit bip et en affichant une notification en haut et à gauche de l'écran pendant quelques secondes. Et avec les tiny URL vous faites pas mal de chose avec seulement 140 caratères.
A mon avis, Tweeter qui ne semble toujours pas avoir de business model, va rendre le web temps réel. Donc le business. Les entreprises françaises decvraient s'y mettre. Avec un hic : les cadres traditionnels, qui sont somme toute des intermédiaires risquent de voir leur valeur ajoutée s"amenuiser avec ces nouveau processus. Enfin cela peur se discuter.
J'ai eu beaucoup de chances dans ma vie professionnelle. Je suis rentré au service Etudes de la Compagnie Bancaire. J'y ai mis un peu le bazar avec l'Atelier (tout proportion gardée, cela ressemblait un peu à un Google gaulois), j'ai aussi beaucoup voyagé de par le Monde, mais aussi dans la France profonde... J'aurais pu faire du recouvrement au Cetelem (il n'y a pas de sot métier certes, mais je n'en ai fait qu'un après-midi à Arras, chef lieu du Pas de Calais, et cela m'a largement suffit). Car prêter de l'argent c'est bien, mais le recouvrer c'est mieux. Et puis, j'ai travaillé avec des hommes extraordinaires, des hommes bien, des humanistes : André Lévy-Lang en premier, et toute son équipe de direction. J'y étais à mon aise, je faisais partie d'une équipe, je servais à quelque chose; malgré le fait, vous n'allez pas me croire, que je ne suis pas tout à fait l'inventeur du concept de l'Atelier. Ou en tout cas, pas le seul créateur. Et puis, mais cette idée m'est venue plus tard, je me suis rendu compte que j'étais au première loge pour voir changer le monde. Car le monde, que je continue d'observer, a et va encore changer dans des proportions que la plupart n'imaginent pas. Surtout l'élite française d'aujourd'hui. Certains certes, ne veulent pas qu'il changent. Mais quoiqu'ils fassent, il changera, principe de précaution ou non (d'ailleurs on se fout un peu de ce principe : le gouvernement a investi des millions d'euros dans les nanotechnologies à Grenoble, alors que l'on ne connaît pas encore l'impact que ces nanos auront sur la matière vivante, l'environnement, etc...).
Je vais donc essayer de vous raconter la petite histoire de cet Atelier. Mais j'ai 64 ans : les souvenirs s'estompent. Donc, n'hésitez pas à me rappeler des faits qui vous auraient marqué de près ou de loin si vous avez participé à ce bazar (un ami qui a beaucoup participé au Club de l'Arche m'a rappelé l'histoire du Nounours que j'avais complétement oublié). Vous pouvez me rafraîchir la mémoire soit en commentaires à ce post, soit par mail à mon nom. D'ailleurs on pourrait écrire cette histoire ensemble car vous êtres très nombreux à avoir fréquenté le 2ème sous-sol du 5 de l'avenue Kléber à Paris.
Moi, Jean Michel Billaut, après 3 ans à faire un peu de présence en tant que jeune économiste à la Chambre de Commerce de Paris (très très belle bibliothèque par contre : j'y ai trouvé par exemple l'article de Kondratieff sur les cycles économiques, article publié dans Econometrica de 1923), je suis entré comme économiste junior au service Etudes du Groupe Compagnie Bancaire. Cela n'a pas été simple car il paraît que nous étions au moins 300 sur le coup. Et je suis rentré, c'est à noter, sur petite annonce. Celui qui m'a recruté s'appelait et s'appelle toujours Thibaut Lacan (le fils de... hé oui, on avait des relations...). Thibaut est à la retraite aujourd'hui. C'était mon N+3 comme dit aujourd'hui.
Thibaut était maigre comme un clou. On se demande d'ailleurs comme tenait son pantalon. Il avait certes une ceinture, mais qu'il ne serrait pas. On pouvait au moins y loger tous les colts des frères Wyatt et probablement aussi un coutelas navajos (qui comme chacun sait, ont des manches très imposants) .Il parlait un français châtié, et cherchait toujours le mot juste pour exprimer ses idées. Ce qui avait le don d'exaspérer ses interlocuteurs (dont moi). Mais comme c'était le fils de Jacques Lacan, on avait un certain respect, et on restait suspendu à ses lèvres, en attendant que le mot sorte. Dernier point sur le personnage : il fumait comme son père des cigares "tordus". On se demandait où il les achetait, ou, s'il achetait des cigares normaux, pourquoi il les tordait : le cigare n'était pas droit, mais "de coin". Et bizarrement cela marchait. Enfin, il y a de la fumée qui sortait du bout.
Il était économiste senior et s'occupait donc d'établir à grands traits les prévisions économiques de l'année prochaine, voir plus loin. Quant à moi le junior, j'étais chargé d'établir une note de conjoncture mensuelle. Comme les filiales de la Compagnie Bancaire intervenaient dans le financement de tout ou presque (voitures avec Cofica; meubles, électro-ménager avec le Cetelem; camions, matériels industriels, informatique, tracteur agricole avec l'UFB Locabail, immobilier avec l'UCB, promotion immobilière avec la Sinvim, centres commerciaux avec la Segece.... etc...(j'ai dû en oublier), j'avais pas mal de boulot, sans compter les périodes d'encadrement du crédit et l'évolution des taux d'intérêts à court terme et à long terme (avec des périodes compliqués où les taux longs étant plus bas que les taux courts : fallait faire attention à la stratégie financiére.. Mais c'était un boulot qui ne me branchait pas trop, avec les longues séances de mises au point des textes avec Lacan. Qui trouvait que j'écrivais pas très bien. Le N+2 lui, disait que j'écrivais comme un journaliste du Parisien (on en reparlera). Le Parisien n'était pas semble-t-il une référence dans la maison.
Bref, un groupe multiforme crée après la guerre, par un homme visionnaire : Jacques de Fouchier (que j'ai connu sur la fin de sa vie en tant que Président de Paribas - la dernière fois que je l'ai vu, c'est quand on lui a montré Kléline (qui bien qu'il n'existe plus, a toujours son site). Il était déjà bien vieux . Une seule chose l'a d'ailleurs intéressée : la souris de l'ordinateur). Il avait créé les filiales après la guerre avant la société Compagnie Bancaire, ce qui lui donnait avec cette création de holding (en 1959 je crois), plus de poids pour emprunter de l'argent. Car nos métiers consistaient à acheter de l'argent et de le revendre au détail. Voilà pour le business plan comme on dit maintenant. Autre caractéristique importante de la maison. Nous n'avions que très peu d'agences. Les banquiers en mettaient partout, nous nous en mettions nulle part ou presque. Nous travaillions directement avec les commerçants qui vendaient leurs produits dans leurs échoppes. Madame Michu voulait acheter une télévision chez Darty (par exemple). Hé bien, si elle demandait un crédit au vendeur, on espérait que celui-ci lui proposerait nos formules, et pas celles de nos concurrents (Sofinco et autres). Elle n'avait pas besoin de passer à sa banque avant. Naturellement le vendeur de Darty était rémunéré par nos soins, si le crédit était accepté. Le processus - je vous le décris, vous comprendrez pourquoi plus tard - passait par le remplissage d'un dossier papier par le vendeur (nom, adresse, salaire de son client....), dossier qui était ensuite transmis par la Poste à l'Agence back office du Cetelem (il y en avait quelques unes sur le territoire). Là, un creditman, équipé d'un écran de télétraitement vert d'IBM (vous vous souvenez ?), ressaisissait l'information (avec de temps en temps quelques fautes de frappe) et faisait tourner un logiciel de crédit scoring, qui acceptait le risque automatiquement dans 80% des cas environ. Pour les 20 % restant il y avait une étude faite "à la mano" par le creditman. Une fois tout cela fait, le créditman appelait au téléphone son vendeur qui, mettez-vous à sa place, attendait de savoir s'il allait avoir sa commission. En gros, le processus, quand il n'y avait de grève de poste, prenait une semaine (à l'époque dans les banques traditionnelles cela pouvait prendre des mois). Nous utilisions donc 4 médias : le papier, la poste, la téléinformatique et le téléphone. Tout cela pour un seul crédit. Et tout le monde trouvait cela bien, jusqu'au moment où..... à l'Atelier....
A noter qu'étant économiste junior, mon boulot consistait à connaître tous les chefs de marché, commerciaux, et autres marketeux du Groupe pour faire le point sur leur affaires (cette connaissance aura aussi une grande importance par la suite). Et à rencontrer aussi des spécialistes de l'extérieur (économistes de fédération professionnelle, Insee, Banque de France, etc...)
Voilà. J'ai décrit succintemment l'état de la maison (nous disions "nos maisons" : cela faisait cucu, mais en même temps très "ancien régime). Et puis les gens de la Bancaire n'avaient les 2 pieds dans le même sabot. Les lois Debré de 1968 avaient modifiées la structure du système bancaire. Ce qui fait que les banques à vocation générale pouvaient désormais intervenir sur nos marchés. D'où la mise en oeuvre chez nous, non seulement de la veille technologique active (on pressentait l'accélération de la technologie), mais aussi de l'innovation financière avec Cardif, Cortal, Banque directe, etc...
Voilà le décor planté. Ce texte est susceptible de modifications à tout instant. Et je suis preneur, comme je l'ai dit, de tout élément intéressant que vous avez vécu.
Il y aura certainement un chapitre 2. Quand ? Je ne sais pas trop.
La Musse, le 1er novembre 2009. Texte uploadé sur la célébre ligne ADSL Hitti/Penicaut
Toujours tourné dans ma petite chambre de la Musse , le Mouppet (maintenant on écrit mouppet : je n'ai pas très bien compris pourquoi), Jean Michel Planche a fait fort. Non seulement il est venu avec une floppée de matos que l'on trouve généralement dans les car-régies des télés traditionnelles (pied tripod à bulle millimétrique, caméra HD Sony, un Mac Book Pro gonflé à bloc, des trucs pour faire des travellings, et un machin pour gérer 3 microphones ; un gros et 2 petits....etc, etc. ). Mais il est aussi venu avec un "invité mystère" que d'aucuns reconnaîtront peut-être. Personnellement, je le connais et je puis vous assurez que ce n'est pas un taliban que l'ami Planche aurait trouvé sous le Pont de l'Alma. Cela étant, connaissant l'animal, difficilement gérable, j'étais dans mes petits souliers (pardon : dans mon petit soulier) d'autant plus que Planche n'arrivait pas à monter tout son bazar. Les voix de son machin gérant le son (un m-audio pour les puristes) sortaient des sons caverneux qui n'auraient pas dépareillés un bon film d'horreur.. Et pendant que Planche suait sang et eau pour pour faire marcher son affaire, ma petite chambre était devenu un véritable foutoir. Et je n'en menais pas large, car c'était l'heure (17:30) où l'infirmière apportait en principe mes médicaments. Mais sont malins le Planche et le mystérieux non taliban : pour venir dans ma chambre il faut passer devant le local des infirmières. Et vous savez ce qu'ils ont fait ? Ils leurs ont offert une boîte de chocolats exquis (moi aussi j'ai eu ma boîte). Bref, l'heure avançait et j'avais le dîner au resto de l'hôpital à 18:45, où il ne faut pas top arriver en retard.
Pendant que Jean Michel Planche tentait ses derniers essais avant de revenir à une solution simple de type billautshow (on a rangé le tripod à bulle millimétrique: la bulle qui bougeait nous empêchait de nous concentrer), le faux taliban, habillé en vrai taliban (vous suivez ?) avait sorti de son burnous, une toute petite caméra HD de marque Aiptek. Et il a commencé tout seul le "mouppet" qui vaut à mon avis son pesant de cacahuètes.
On ne sait pas encore ce que cela va donner, vu qu'il est tomber en rade de batteries au bout de 10 minutes, et qu'il parti le lendemain matin dés potron minet réparer une maison en Espagne (j'espère que pour passer la frontière il changera de tenue). Mais si sa production audio visuelle est bonne on vous conconctra un making off.
Sinon dans ce mouppet tout simple on a beaucoup parlé de Séguéla, Ségolène, du fils Sarko, de Mitterand... et puis de côtes de porc.
Voilà j'espère que ce n°2 vous plaira. Quant à moi j'ai pû manger à l'heure et en partant nos amis vouslaient trouver un restaurant pour manger non pas unr côte de porc, mais des ris de veau.
Et komen kil va le père Billaut ?
Je m'habitue à la prothèse, mais je suis bien content de pouvoir la retirer le soir après le souper, je marche bien avec mes 2 cannes anglaises, même retournées (c'est plus difficile) et cet après-midi j'ai fait un premier essai avec une seule canne. Je ne sais pas trop si je vais y arriver. Normalement ma sortie de la Musse est programmée pour fin novembre de cette année. Et on va commencer des travaux chez moi où il y a pas mal de marche.
Excellent interview de mon ami Jean Charles Bossard le Président de la société Localeo, spécialisée dans les services internes aux collectivités.
Jean Charles est intervenu à la conférence ODEBIT fin septembre à Paris, et s'est ensuite fait interviewé par Camillle de ABREU de TECHTocTV (la vidéo est protégée par copyright, mais je n'ai pas trouvé de téléphone, d'adresse pour demander la permission de la reprendre. Curieux ces gens qui éditent des sites sans y mettre leurs coordonnées dans le monde réelle. Enfin si on me demande d'enlever cette vidéo, je l'enlève.
En attendant, je vous conseille de l'écouter. Jean Charles a une grande expérience du monde des collectivités locales petites ou grandes, et nous donne "la température Internet" de la France d'en bas. Qui n'est pas tout a fait la même que dans les grandes villes.
Sinon comment va le Billaut ?
Mon Dieu cela va presque au mieux. Je réapprends à marchicotter avec ma prothèse et 2 cannes anglaises.Y compris avec les cannes retournées (c'est plus délicat). On dit que je fais quelques progrès (en tout cas je ne suis pas encore tombé : on prend bien soin de moi...) Mais que cela paraît long ! J'ai reçu ma carte d'invalidité de 80%,carte qui offre paraît-il quelques bonus deçi-delà. Et le plan d'aménagement de ma maison est presque au point (merci à Francine). Mr de Chaunac m'a téléphoné pour me dire toute son amitié (ce Monsieur était le patron du Cetelem, quand on l'a passé au 2.0 de l'époque, à savoir le Minitel - il a dû faire un gros chèque. Mais je vous en reparlerai dans la petite histoire de l'Atelier.
Je ne sais pas si le philosophe Finkielkraut dont nous parlions dans notre denier Muppet show connaît Skype et ses usages. Mais ce dimanche après-midi, j'ai passé un grand moment en liaison avec Francine et le petit fils qui étaient à la maison. La qualité n'est pas extra. Mais cela me remonte le moral. Le petit sait épeler son prénom et commence à s'intéresser à tout.... (comme son grand'père paternel).

Figurez-vous que hier en fin d'après-midi, j'ai vu débarquer dans ma petit chambre de l'hôpital de la Musse,l'ami Jean Michel Planche, chargé comme un baudet. Un pied de caméra, une caméra plutôt professionnelle, des câbles, un Mac 15 pouces... (depuis mes voisins de chambres pensent que je suis un type important : vous vous rendez compte, il a reçu la télé !). Bon, JM avait oublié quelques bricoles, mais il s'en est quand même sorti avec maestria.
"Mais qu'est ce qu'un muppet show de l'internet et du numérique ? " lui dis-je. "Tu vas voir : c'est simple" me dit-il en installant prestement son matériel.
En fait c'est une espèce de 20 heures : nous avons commenté la vie publique et même privée de certains, un peu dans tous les sens. On s'est bien marré. J'espère que si vous regardez, cela vous intéressera aussi.
NB Veuillez noter qu'à la différence de mon ami Planche, je n'ai rien contre Magescas (qui de temps en temps m'invitait chez Didier - Gare de Lyon), ni d'ailleurs contre Monsieur Alain Finkielkraut, qui paraît-il est un philosophe. Philosophe que je ne connaissait pas (je vais aller voir sur Wikipedia - comme quoi l'Internet sert au e-glandus).
Dernier point il y aura peut être un n°2 numéros des Muppets. Si vous voulez que nous traitons certains sujets (sujets qui sont dans nos cordes naturellement - suffit de nous le dire).
Le journal de l'Expansion, dont mon ami Dalloz s'est fait l'écho vient de publier ce petit entrefilet qui me laisse rageur...
"
L'Expansion.com - 09/10/2009 11:54:00 L'installation de la fibre optique s'avèrant moins coûteuse que prévu, l'opérateur britannique BT estime possible d'offrir des connexions internet à 100 megabits par secondes à plus de 2,5 millions de foyers au lieu de 1 million prévu initialement, à l'horizon 2012. L'opérateur britannique de télécoms BT Group va accélérer le déploiement de la fibre optique au Royaume-Uni, et prévoit désormais de relier en "ultra haut débit" plus de deux millions et demi de foyers en 2012, au lieu d'un million, a rapporté vendredi le Financial Times. Steve Robertson, le patron d'Openreach, la filiale du groupe qui gère son infrastructure haut débit, a expliqué au journal que l'opérateur avait revu ses objectifs à la hausse, car le coût d'installation de son réseau de fibre de fibre optique, dont le déploiement a été lancé l'an dernier, s'avérait moins élevé que prévu. En pratique, le réseau de fibre optique de BT (ex-British Telecom) devrait couvrir 10 millions de foyers d'ici 2012, leur offrant une connexion à internet en très haut débit (jusqu'à 40 mégabits par seconde). Parmi ces foyers, plus de 2,5 millions bénéficieront d'une connexion en fibre de bout en bout, jusqu'à leur domicile (technologie dite "fiber to the home, ou FTTH), leur donnant ainsi accès à l'"ultra haut débit" (soit jusqu'à 100 mégabits par seconde). BT prévoyait initialement de n'équiper qu'un million de foyers avec cette technologie.Le tout se fera sans augmenter le budget prévu, qui reste fixé à 1,5 milliard de livres (près de 1,7 milliard d'euros), a précisé M. Robertson.
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1,7 milliard d'euros ! pour fibrer une grande partie d'un pays, presque comparable à la France ! Enfin la dernière phrase de l'article de l'Expansion est alambiquée : on ne sait pas trop si le 1,7 milliard sont pour les 2,5 millions de foyers en FTTH (en P2P et non G Pon), ou si c'est pour les 10 millions de foyers. Les Anglais ont tirés les premiers. L'Idate avait chiffré le fibrage de la France à 45 milliards d'euros. Faudrait peut-être qu'elle revoit ses chiffres (j'ai bien une petite idée... mais passons). Et nous ont fait quoi ? J'ai entendu dire que Sarkozy devait faire là-dessus une déclaration mi-novembre (de cette année je crois). Décidément l'élite française est en-dessous de tout...
La semaine dernière, Bruxelles a publié une recomandatation préconisant aux entreprises européennes et à leurs cadres de moins se déplacer pour exercer leur activités. Développement durable oblige. Et d'utiliser de plus en plus les outils de collaboration à distance, ou de salon virtuel. Comme Mécatonique. Mécatronique est à ma connaissance le seul salon virtuel en France. Naturellement la qualité visuelle de ce salon, ainsi que les outils de travail mis à la disposition des exposants et des visiteurs seraient nettement mieux avec du TRES haut débit. Une visite s'impose.
(cet article n'est pa terminé)
Comme la Faculté me laisse quelques temps morts ces temps-çi, que
certains d'entre vous m'ont réclamé à corps et à cri cette petite
histoire, je me suis dit que je me devais de m'y mettre. Je vais vous raconter cela dans le désordre, me laissant plus tard (où à mes héritiers ?) la possibilité de mettre de l'ordre..
La première petite histoire que je m'en vais vous conter va vous montrer le décalage qu'il y avait dans les années 80 et maintenant. Décalage impressionnant.
J'étais donc rentré en 1973 comme économiste junior au service études du Groupe de la Compagnie Bancaire, métier d'ailleurs qui me passionnait peu. En 1978 mon Président me demande de prendre en main le service de documentation, qui selon lui roupillait lourdement.
"Rappellez-moi Billaut, de vous faire accorder une prime de secrétariat".
Donc en avril 1985, l'un de mes amis de France Telecom, toujours en vie semble-t-il, me propose de l'accompagner 3 semaines pour un voyage d'études aux USA sur le thème du commerce électronique qui démarrait là-bas avec des bornes et des CD. Mon boss, (on dit N+1 je crois aujourd'hui) me donne contre tout attente le feu vert, en me demandant si je savais parler l'anglais. Je lui répondu que oui persuadé que mon anglais de lycée était suffisant. En fait il était loin d'être suffisant. En arrivant à Kennedy Airport (mon ami de FT arrivait plus tard à New-York, je ne sais plus pour quelles raisons) j'ai dû écrire pour le chauffeur de taxi l'adresse de l'hôtel, sinon on y serait encore.
J'arrive à l'hôtel. Là aussi incompréhension. Et comme c'est la première fois que j'allais aux US et que je ne connaissais pas les us et coutumes des hôtels (par exemple introduire la carte donnée au desk dans l'ascenseur pour le faire démarrer, introduire la même carte pour ouvrir la porte de la chambre - attention à ne pas la retirer trop vite, sinon la porte reste fermée, introduire ensuite la carte dans un petit lecteur à l'entrée pour avoir du courant électrique... Bref quand vous venez de votre province natale... Et une fois mon ami arrivé nous voilà partis : New-York, Chicago pour voir les bornes de Florsheim, un fabricants de chaussures (un froid de canard), los Angeles (Panasonic), Orlando (Floride) et Lincoln (niversités)... etc...
lNaturellement dans la Silicon Valley on a vu un Mac, qui avait été lancé par Stève Jobs l'annnée précédente. Alors là, cela a été l'amour fou de suite. Et je me suis dit qu'il m'en faudrait un pour rédiger mon rapport de voyage. Au retour l'un de mes amis, revendeurs Mac, m'en prête un... Et me propose de me faire plusieurs factures (petit fondé de pouvoir dans la banque sans rideau à ma fenêtre) je n'avais la délégation de signature que jusqu'à 5.000 frans de l'époque, alors que la bête coûtait quelques 30.000 francs. Donc tout content je ramène ma prise dans mon bureau et démarre mon rapport sur le commerce électronque (une soixantaire de pages tenant en 2 fichiers car la mémoire du Max était un peu courte. Une fois fini
Dans un précédent billautshow, il n'a a pas longtemps, Bernard Euverte a présenté "la transparence des prix". L'application iphone dont il parlait en conclusion été mise en ligne aujourd'hui par Apple.
Carrefour est légèrement inférieur en prix qu'Amazon. Vous pouvez la télécharger
depuis votre iPhone (pour ceux qui sont en France) ou depuis iTunes ici ; http://tinyurl.com/yam4npr

Oui, vous dit Bernard, qui est d'ailleurs déjà passé au billauthow : les marchés vont devenir transparents. Bernard et ses collaborateurs (société Workit) ont mis au point un algorithme d'un nouveau genre, une espèce de moteur furtif capable d'aller chercher dans les sites marchands les produits proposés à la vente, leurs prix, leurs référencements (un même produit d'un industriel peut avoir différentes références par commerçants), les conditions de livraisons, de services après-vente... Bref, tous les ingrédients pour définir une vente Le système met en forme tout cela et le présente au consommateur, à l'aide d'un widget à télécharger préalablement. Les temps d'aujourd'hui sont durs. Voilà un widget dénommé "transparence des prix " qui tombe pile poil. En fait, l'algorithme prend la main sur VOTRE browser et non celui du marchand, et entoure (dans l'exemple si-après d'une ligne bleue) le produit référencé par Workit dans l'un des sites suivis : il vous donne le prix proposé par ce site X et par celui des concurrents. Tout cela sur le site X naturellement. Par exemple : (je n'ai pas voulu nommer les sites, faites l'expérience vous-mêmes). Par ailleurs présente intégralement la chose dans le billautshow.
En quasi temps réel. Sur la photo ci-dessus, le marchand propose à la vente son réfrigérateur congélateur à 499 euros. Et sur la liste des marchands qui proposent exactement le même produit dans les même conditions, il est avant dernier (11éme sur 12éme). Dans cet exemple le 1er prix est à 341,9 euros. Ce qui fait une différence de 157,1 euros... Pour le même produit... Cela fait peut-être beaucoup.
De la même façon, le widget peut prendre la main sur la page Google et proposer la liste des produits qui vous intéressent AVANT l'affichage de la liste des liens de Google... (par exemple ci-contre avec l'apirateur rowenta) Et cela n'est pas fini. Bernard nous présente le site "la transparence des prix"
qui a obtenu un award (allez voir le site : c'est quasiment tout le commerce français qui s'y trouve)
Il nous présente enfin en grande première le widget iphone. Car pour l'instant, on ne s'est occupé que de l'internet. Reste le "brick and mortar" Donc, vous avez votre iphone équipé de l'application "transparence des prix" et vous rentrez dans un magasin. Un appareil photo vous intéresse : vous tapez sur votre iphone la référence du produit, et hop ! on vous dit que si vous voulez faire une belle économie faudrait mieux l'acheter chez Cdiscount (mais là vous ne l'aurez pas de suite).
A la fin de ce billautshow (tourné à l'hôpital de la Musse), Bernard nous dit qu'il couvre environ 100.000 référence (hi-fi, électroménager, informatique, téléphonie), mais que tout allait y passer (biens culturels, voyages, meubles, voitures, immobiliers, foods...). Sans compter les autres pays, car après tout cette transparence pourrait être mondiale.
Comment Workit se rémunère-t-il ? Qu'elle différence avec un comparateur de prix ? Le marchand peut-il interdire la prise en main du browser (chez nous cela sent le Hadopi 4 : on ne passe pas de l'opacité à la transparence comme cela chez les Gaulois..)
Quelques réflexions un peu personnelles :
1/ Workit va disposer de série longue de prix de produits. Il pourra ainsi appliquer des algorithmes d'intelligence artificielle. "Attendez 2 mois avant d'acheter votre sèche-linge. Son prix va baisser de 23%".
2/ Et les fournisseurs là-dedans ? Ils vont aussi pouvoir suivre les prix de leur clients commerçants. Ce qui ne manquera pas d'avoir un impact sur leurs discussions ?
3/ On pourrait utiliser les consommateurs équipés d'un iphone transparence de faire des relevés de prix dans les magasins.
4/ On pourra étudier le temps de réaction des marchands. Combien de temps un marchand prend-il pour baisser ses prix quand l'un ou plusieurs de ses concurrents l'ont déjà fait... ?
5/ On va vers le web temps réel... (pour moi l'algorithme de workit est de la même classe que celui de Google mais Google est en Silicon Valley et Workit à Paris.
Attention : Le widget "transparence des prix" n'est pas encore disponible dans l'App Store. Il paraît qu'Apple est complétement débordé...
Et comment qu'il va le père Billaut ?
Ben d'abord, j'ai eu beaucoup de problèmes avec le nouvel appareil photo/vidéo (Panasonic DMC T27) que je me suis acheté et encore plus avec le logiciel de montage vidéo d'Apple iMovie9. Heureusement le père Planche est venu me donner un coup de main. Curieux ce iMovie 9.
Et puis j'ai repris la marche avec ma prothèse. Après le déambulateur (pas de problèmes), les cannes. Là c'est plus compliqué.Je n'ai pas encore trouvé mon centre de gravité. Des âmes charitables me disent que je vais y arriver...
Note transmise par la célèbre ligne ADSL Hitti-Penicaut.
PS Cette semaine j'ai reçu 4 demandes de Billautshow. Mais venir à le Musse : c'est loin. Ah ! si nous avions du trés haut débit
Avant de vous causer de ma pomme, je voudrais vous faire part de deux découvertes que je viens de faire sur le net.
1/ Le Carrier wheelchair, qui a priori n'a plus rien à voir avec les voitures d'handicapés d'aujourd'hui (dont la mienne).
La carriole permet de faire pas mal de choses : elle peut monter les escaliers (mais je ne vois pas trop comment), vous aider à vous lever, elle dispose d'un système pour aller aux toilettes. Mais en lisant le texte d'accompagnement sur le site, cela n'a pas l'air d'être pour tout de suite. Voir ici. Cela me rappelle un peu l'industrie des robots américains. Une société dont je ne me rappelle plus le nom avait réalisé un robot escaladeur d'escalier (rescue robot) pour aller chercher des gens par exemple dans des immeubles en feu.
En parlant de robot, une déclinaison d'Asimo de Honda pourrait semble-t-il être utile à des amputés comme moi. Vous savez certainement qu'Honda travaille sur Asimo depuis 25 ans (et quelques milliards de yens). Asimo, à ma différence, est bipède, tient debout et court. Les Japonais déclinent maintenant en différents produits leur machine humanoïde.
La chose s'appelle U3-X (le premier matériel à gauche sur l'image avec Asimo tout à droite). Pour comprendre comment marche le U3-X le mieux est que vous regardiez quelques vidéos sur Youtube. Par exemple ici (c'est le Pdt Takanobu Ito qui vous le présente). Mais il y a d'autres vidéos. Et je pense qu'un truc comme le U3 devrait convenir à un handicapé, amputé de la jambe (à condition d'avoir une bonne prothèse).
Je croyais qu'il n'y avait que les Français qui avaient des idées. Mais je m'aperçois que les Japonais en ont aussi beaucoup. Et en plus ils ont la fibre optique ! En tout cas les marchés des déclinaisons d'Asimo m'ont l'air très importants. Dommage que les fabricants de voitures françaises.... Bref, l'appareil sera officiellement présentée au Salon de l'Automobile de Tokyo fin octobre 2009.
Quant à moi, Mon Dieu, je poursuis mon petit bonhomme de chemin sur cette p'ôve Terre. Ma jambe valide (la gauche) qui a été opérée pour un pontage il y a presque 3 semaines est complétement "décloutée" (l'opération avait nécessité la pose par le chirurgien de 137 agrafes pour recoudre le tout). On les a enlevées avec une infinie délicatesse, sauf 2 qui étaient agrafées l'une sur l'autre, ce qui m'a fait sauter au plafond, heureusement pas très haut. J'ai repris depuis 2 jours mes exercices de marche avec ma prothèse et mon déambulateur. Mais en douceur. Médecins et kinés cherchent certainement à savoir si la jambe gauche va tenir le coup. A part cela le train-train habituel. Le personnel est toujours aussi sympathique, la restauration correcte. L'opération "carte postale 1.0" a un impact auquel je n'avais pas pensé. Les cartes sont affichées sur le mur de ma chambre... Et les infirmières s'arrêtent un bon moment pour reconnaître les lieux, et savoir où elles aimeraient aller. Je vous le donne en mille : la destination préférée de ces dames est le.... Mexique. Sauf une qui préfère ...Lille.
Je pense que je vais probablement réussir à reprendre une vie si j'arrive à marcher correctement avec ma prothèse. Francine s'occupe de la paperasse pour les travaux qu'il va falloir faire à la maison où il y a pas mal d'escalier (pas simple pour obtenir une aide de l'Etat, ma carte d'invalide, etc..
Et pour terminer j'ai une question pour vous : je vais bien un jour sortir de cet hôpital. A votre avis que devrais-je faire ? (à part glander naturellement). Z'êtes pas obligés de répondre, mais vos idées m'intéressent...
Mails envoyés sur la ligne ADSL Hitti/Penicaut.
Je sens que si je n'écris pas quelques nouvelles sur mon état de santé, on va me le demander (déjà 2 demandes). Donc je prends les devants (si naturellement mes problèmes vous intéressent).
Je suis toujours à l'hôpital de la Musse avec ma connexion ADSL spéciale Hitti/Penicaut.
Si vous vous souvenez des précédents épisodes, il y a un plus de 15 jours j'étais retourné à la clinique chirurgicale de Mantes La Jolie pour un pontage sur ma jambe valide. Cela c'est bien passé (je touche du bois), et je suis revenu à la Musse 5 jours plus tard, lesté de 137 points de suture. On a commencé à les enlever en fin de semaine dernière. Il m'en reste une trentaine que l'on va me retirer demain lundi L'enlèvement avec une pince spéciale ne fait pas trop mal. A priori je pense que l'on va recommencer à me remettre en état la jambe valide (celle qui est pontée), avant de reprendre rapidement les exercices de prothèse.
L'opération "cartes postales 1.0" que l'un d'entre-sous a lancé sur le wall de Facebook a relativement bien marché (c'est affaire d'appréciation). J'en ai reçu une petite centaine venant d'un peu partout dans le monde. On les a affichés hier après-midi avec la famille sur le mur de ma chambre.
Du coups les infirmières s'arrêtent devant ce wall 1.0, étudient chaque cartes et j'entends souvent "Oh ! c'est là que j'aimerais aller." Bref. Bon succès. Et merci à tout ceux qui ont pris la peine de retrouver le geste ancestral de coller un timbre...
A part cela, je pense que je suis venu sur cette Terre un peu trop tôt. Dans une grosse dizaine d'année, d'aucuns pensent que l'on pourra reconstruire ma jambe amputée grâce à la biologie synthétique.
Je visite régulièrement un site de science "EarthSky.org"
qui a interviewé le 14 septembre dernier Drew Endy, qui est jeune professeur au département de d'engineering de l'Université de Stanford en Silicon Valley. En gros, ce que l'on fait aujourd'hui avec des pièces électroniques pour fabriquer des ordinateurs ou autres machines (par exemple), on va le faire demain avec des biobricks (du MIT). Donc vous pourrez reconstruire de la matière vivante détruite (ma jamabe), ou fabriquer d'autres "matières vivantes".
Toute une intelligenstia américaine est en train de phosphorer sur ces thèmes. Drew Endy, mais aussi Greg Venter, qui a le premier séquencé le génome humain. Sa société "Synthetic Genomics" vient de recevoir 600 millions de $ d'Exxonen en venture capital.
Pour mettre au point une technique de synthèse biologique pour fabriquer du "biofuel" à partir d'algues (dont on modifierait le génome). Bref, ces braves gens vont tenter de transformer l'oil industry. S'ils réussissent, la voiture électrique n'a guère d'avenir. Ils auront le système de fabrication, le système de distribution (a priori les stations services d'aujourd'hui), et en principe rien à changer dans les voitures d'aujourd'hui. Et le tout propre.
On ne parle pas beaucoup de ces sujets en France. Dommage.
on n'aura jamais de réseau de télécommunication à très haut débit dans ce pays.
Or, il a tapé sur le table. Voir l'article du Figaro ici






