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C'est la phrase qui me trotte dans la tête depuis que mes pieds ont foulé le sol québécois...
Désolée, j'y arrive pas. Je pourrais me justifier par manque de temps, manque de connaissances techniques pour modifier ma page, manque d'inspiration pour le nouveau titre et surtout, manque .... la vérité? J'arrive pas à mettre en mot ce que ça me fait vivre ce retour. J'arrive pas à trouver le nouveau titre que pourrait porter ce blog... j'arrive pas à imaginer comment il pourra évoluer. Bref, je suis en stand by sur tous les plans.
Merci pour vos bons mots et vos encouragements.
Camila quitte le Maroc
Sa famille vit un trop plein d'émotions et tout va trop vite.
Le blog est la dernière chose que sa maman a envie d'alimenter, je suis sûre que vous comprendrez...
Elle aura besoin de recul et de temps avant d'être capable de vous raconter.
Soyez sans craintes, Camila au pays des clémentines continuera d'exister, cependant, laisser-lui le temps de tout digérer et de se refaire une beauté sur sa page web.
A bientôt!
Milles bisous du Maroc à tous nos lecteurs assidus.
Je quitte ce soir pour une virée dans la région désertique de Ouarzazate.
Retour prévu: 5 jours avant mon grand départ pour l'autre continent.
C'est un rêve qui se réalise...
Je ne pensais pas avoir la chance de voir les dunes de sable avant la fin de mon séjour.
La vie nous réserve parfois de belles surprises!
À bientôt!
Hé oui, c'est aussi commencé au Maroc.
Hier soir on a entendu les coups de canons (ou les feux d'artifices ) pour annoncer le début du Ramadan. Marocains, j'espère que vous avez fait le plein de nourriture et de liquides car à ce qu'on m'a dit, la première journée est la plus difficile...
Ce matin, une heure avant l'aube, on faisait du bruit dans la rue (flûtes ou tambours...) pour avertir les gens qu'il ne restait qu'une heure pour manger. Ce sera comme cela d'ici mon départ.
Alors bon ramadan à tous!
Le Maroc est un pays de contrastes et malgré mon année et demi passée en terre marocaine, j’y découvre encore des particularités insoupçonnées ! C’est que ce pays ne se laisse pas découvrir si facilement ! Parlons aujourd’hui de salons de coiffure….
L’étape préalable avant de se mettre les babouches dans un salon de coiffure de Rabat, c’est de se demander combien on veut payer. Vous voulez entendre l’histoire d’une amie qui s’est fait recommander un salon et qui a payé 700 dh (environ 100$ CAN) pour une petite coupe très simple ? Oui, ici aussi ça existe ces folies là. Mais on trouve aussi beaucoup moins cher en cherchant un peu et si on veut s’aventurer dans le Maroc traditionnel.
Après avoir entendu cette histoire d’horreur de ma copine qui avait dû débourser autant de flouss pour une coupe, j’étais horrifiée à l’idée d’aller me faire couper les cheveux ! J’ai trouvé un endroit à 150 dh, ou je me suis fait couper les cheveux une fois…. Par la suite, j’ai préféré attendre qu’une opportunité se présente à moi avant de me faire couper les cheveux.
La fois suivante, j’ose entrer dans un salon avec une copine. Le salon de coiffure était situé dans un quartier populaire, chez deux coiffeurs de sexe masculin, dont un assez extraverti pour faire peur à n’importe laquelle étrangère fraîchement débarquée. L’autre plus discret que l’extraverti me coupait les cheveux sous le regard de sa femme pendant que l’extraverti déblatérait sur ma couleur de cheveux en hurlant à travers le salon. J’ai dit au coiffeur de faire ce qu’il voulait avec mes cheveux (oui, je sais, c’était assez risqué comme affaire…) et j’ai été agréablement surprise de la jolie coupe qu’il a réussi à me faire. Je voyais cependant qu’un conflit conjugal allait exploser devant nous dans le salon sans y comprendre trop pourquoi, mes connaissances en arabe étant trop limitées. Ma copine m’a dit de me dépêcher à sortir et je me suis exécutée en vitesse. Elle me raconta par la suite que la femme du coiffeur a engueulé son mari lui disant : « Pourquoi ne m’as-tu jamais fait cette si belle coupe que tu viens de faire à cette fille !!! »....et son mari de répondre : « Mais ma femme, c’est celle que tu as présentement !! » Prix de la coupe : 30 dh !
Ma toute dernière expérience de coiffure de ce week-end était encore plus révélatrice sur les mœurs des femmes des milieux populaires.
Pour le mariage, je suis allée ma faire coiffer chez la sœur d’une amie. Une milieu plus traditionnel ou les femmes portent majoritairement le foulard. Je remarquais les femmes qui entraient foulardées et qui enlevaient tout une fois à l’intérieur….Alors je demande à ma copine « Mais que feraient-elles si un homme entrait au salon ?»
-Les salons de coiffure ici sont des endroits pour les femmes! Alors pas de danger, aucun ne se risquerait ici. Espace entièrement féminin ! (et moi qui repensait au jour ou mon amoureux a osé lever le rideau qui sert de porte pour regarder à l’intérieur…on avait encore une fois enfreint une règle sans s’en rendre compte !).
Alors c’est pendant que je donne ma tête à la sœur de ma copine que je découvre les dessous du foulard interdits aux yeux de la gente masculine. J’ai souvent eu l’impression au Maroc que les femmes qui portaient le foulard ne faisaient qu’attacher leurs cheveux (souvent TRRRRRÈS long) sous leur foulard sans jamais vraiment se coiffer. Et bien, j’ai eu la preuve de tout le contraire ! Il y a des femmes qui vont à chaque semaine se faire faire des brushings pour lisser leurs cheveux, avant de tout remettre sous le foulard pour la semaine.
Ce que j’ai adoré par-dessus tout, c’est de découvrir les femmes dans leur espace bien à elles. Trop souvent au Maroc je côtoie les hommes dans des endroits ou les femmes se risquent peu. Je juge souvent cette façon de vivre, ces codes culturels qui laissent peu de place à la femme dans l’espace public. Dans ce salon, je découvrais un des espaces qui leur appartient et j’ai adoré !
En sortant du salon, on m’a offert de mettre un foulard sur ma tête pour ne pas dévoiler la coiffure avant la soirée… J’ai préféré sortir tête nue et me faire, encore une fois de plus, regarder beaucoup beaucoup !!
Mais ou trouver une tenue de soirée adaptée au mariage marocain….
Comme c’était mon premier mariage LIVE, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je cours les boutiques qui louent des tenues de soirée dans Taqadoum....pour finalement aboutir le mercredi soir, chez mes voisines. Commence donc l’éparpillage de caftans et de Takchetas sorties des boules à mites et leurs placards. Des tissus plus colorés et luxueux les uns des autres me défilent sous les yeux, les modes et les époques aussi! Je n’ai qu’à choisir…
Alors j’ai à peu près tout essayé. Du noir au grenat en passant par le jaune soleil et le vieux rose…. Mon choix n’a pas été trop difficile à faire car les ceintures-corsets-faut-souffrir-pour-être-belle de ces trucs étaient majoritairement trop petits ou trop grands! Mais mais, ce n’est pas un problème! Rechercher l’artisan des ceintures dans la médina et faites vous faire un p’tit tour de taille à votre mesure en quelques instants, moyennant la modique somme de 5 dh!
Alors cours cours vers le taxi et la médina jeudi matin, défile les rues, ruelles, mini-mini-ruelles toutes emmêlées pour trouver le Sidi (monsieur) connu de tous qui ne fait que ça de ses journées. Des milliers de bobines de fil de toutes les couleurs, des piles de ceintures de Takcheta jonchent ses murs et tablettes… 5 grosses minutes à l’attendre et le tour est joué, je suis prête….
LA! NON!
Impossible de se rendre à un mariage en Takcheta sans avoir la chaussure, la coiffure et le maquillage adapté à la tenue! Et le temps qui file…je me réveille samedi matin et me mets à essayer toutes mes chaussures avec ma tenue… Je vois encore ma copine marrakchie me dire NON à chaque fois qu'apparaît devant elle avec une paire de chaussure.
Définitivement, je devrai courir encore une fois vers le SOUK SEBBAT, médina de Rabat. On repasse en catastrophe dans les ruelles vers celle qui est tant connue des R’batis pour les chaussures et les babouches…. C’est ce jour même que j’apprends qu’un pied de taille 40, donne un pied de taille 42 en babouches marocaines (10-11 en québécois) et que c’est trop grand pour des babouches de femmes! Alors fouille dans toute les boutique pour finir par acheter une babouche nouvelle mode à paillettes, trop petite (parce qu’il parait que le cuir ça s’étire…) pour mon pied. Oui le cuir ça s’étire, mais on ne fait pas un 42 avec un 39!
Samedi PM : opération coiffure. Deux bonnes heures dans un salon de coiffure (que je vous décrirai dans un autre post) pour finir avec une coiffure jamais portée tellement c’est…vous verrez sur les photos. En passant, j’ai laissé ma coiffeuse décider de ce que devais avoir l’air ma tête, afin qu’elle s’agence correctement avec la Takcheta, la ceinture-corset et les babouches…
Retour à la maison, opération maquillage en vitesse, enfilage de tenue, de babouches trop serrées et je m’engouffre dans la voiture qui me mènera à la soirée…
En passant V., tu verras que j'aurais fait la première page de people moi aussi, si le party aurait été à Manille! hehehe
J'aurais pas fait mieux que Amine pour vous parler des routes marocaines.... Voici un de ses post qui est des plus touchants.
Merci Amine!
Ce week-end, j’assisterai à du vrai de vrai! Un mariage LIVE car cette fois-ci, nous sommes invités! Une relation de travail à mon tendre époux semble faire tout un mariage haut en couleurs car tout ceux que je connais sont invités.
Ceci dit, je sens monter en moi le stress qui habite l’invitée étrangère…La question bondit directement hors de ma bouche au moment ou j’apprends l’événement :
Quoi porter? Qué cé que je vais mettre MOI!
Car une femme, toute étrangère soit elle, ne se présente pas à un mariage marocain sans le traditionnel Caftan.
YÉÉPEEE!!!!!
L’occasion rêvée pour porter un vêtement traditionnel, pour se déguiser, car c’est vraiment l’impression que ça me donne, une soirée d’halloween sur le thème du mariage marocain. J’ai envie de me perdre dans les tissus glissants, brillants, trop grands à mon goût trop chic pour une petite québécoise toujours en jeans.
J’ai beau faire le tour des placards, je ne possède aucun vêtement pour ce genre d’occasion….et ma nouvelle djellaba est toujours chez le tailleur! Où dénicher un caftan à 5 jours du mariage?
Commence donc la recherche d’un caftan à emprunter pour une soirée.
Je tente de me remémorer la taille de mes copines marocaines pour anticiper à qui je devrai demander la charité…pour une soirée!
Cette fois-ci, vous aurez droit à des photos du mariage mais aussi de l’invitée étrangère dans son Caftan!
Allez, je vous laisse, j’ai peur que la chasse au caftan soit longue!
Un peu de pub aujourd'hui:
Camila et sa petite famille sont à la recherche d'un logement à Montréal pour le début novembre.
Nous aimerions trouver quelque chose dans :
Ahunstic, Petite-Patrie, Rosemont, Montréal-Est ou Saint-Léonard.
Nous avons besoin de deux chambres à coucher fermée minimum.
Nous préférons les hauts de duplex et les coins tranquiles.
Laisser vos messages ici dans commentaires, je vous contacterai.
Pourquoi est-ce qu'on vit les meilleurs moments d'un séjour à l'étranger seulement à la fin?
Parce qu'on est mieux adaptés?
Parce que les gens nous acceptent mieux après nous avoir fréquenté plusieurs mois?
Parce que nous sommes moins étranges malgré notre statut d'étranger? ou est-ce nous qui percevons les gens et le milieu d'une autre façon, si bien qu'on attire maintenant la sympathie et les rencontres positives?
Si je ne bloggue à peu près plus, c'est que les invitations n'arrêtent plus! Le thé et les gâteaux chez une et chez l'autre, un diner par ici, une sortie par là...Les liens se tissent encore plus serré...le coeur se serre aussi lorsqu'on réalisent que les jours s'envolent. J'ai les trippes en compote, le coeur qui débat, les nerfs à vif....Je voudrais arrêter le temps ou l'accélérer pour que ça finisse.
L'entre deux est trop douloureux.
Dans un mois jour pour jour, nous quittons le Maroc.
Dans un mois, l'aventure montréalaise recommence!
J’ai passé sous silence le premier anniversaire de ce blog…
Aujourd’hui je vous en chuchote les débuts timides :
Né en septembre 2004 dans le but de rapprocher l’Amérique de l’Afrique du Nord, je ne savais pas encore ce que deviendrait ce bébé Camila-au-pays-des-clémentines. Je souhaitais partager avec la famille et les amis d’un peu partout mes péripéties marocaines sans envoyer des milliers de mails à tous. Camila était un bon point de départ, tous ceux qui l’ont vu naître voulaient être capables de suivre son évolution malgré les distances. Priver notre entourage de bébé Camila de sept mois me demandait l’immense effort de donner des nouvelles régulières à ceux qui s’ennuient.
Mes premiers posts sont maladroits, s’adressent plutôt à ceux que je connais. À ce moment je ne prenais aucunement conscience que d’autres personnes pourraient s’intéresser à ce que j’écrivais. Ce n’est qu’en voyant les statistiques que je me rends compte que je suis lue par de purs étrangers…majoritairement marocains! Cela me pousse à vous présenter des posts de qualité et de me relire maintes fois pour ne pas tomber dans le piège de l’ethnocentrisme… et pourtant, à plusieurs reprises, j’y arrive pas, j’observe cette nouvelle culture avec mes lunettes québécoises et je compare… qui me disait dernièrement que comparer, c’est séparer ?
Et voilà que l’expérience timide de mes débuts de blogging devient pour moi une façon d’exorciser mes difficultés d’adaptation et de prendre un peu de recul… et je prends un immense plaisir à blogguer et à confronter mes idées avec vous tous. Je découvre plusieurs blog, qui deviennent des blogs-amis.
Je crois que Septembre 2004 fut la fin de ma lune de miel avec le Maroc. Chaque étranger arrive dans un nouveau pays avec un certain coup de foudre du tout nouveau tout beau. Ça peut durer des mois, des semaines, quelques jours ou parfois quelques heures. Septembre a été le mois butoir. Celui ou je suis passée de la lune à la terre de façon assez drastique. Mes posts de septembre ne le reflète pas. Ceux d’octobre vous dévoilent tout doucement que je suis en crise.
Je vous écris le 1er octobre :
«….je n’arrive pas à développer de lien d’attachement avec cette nouvelle terre. L’Amérique latine, (le Honduras et la Bolivie plus particulièrement) m’habite constamment, la langue et certaines coutumes font partie des miennes maintenant et bref, ma façon de concevoir la vie, et la vision du monde que j’ai découverte en Amérique latine font maintenant bon ménage. Jusqu’à présent ici, je n’y arrive tout simplement pas. J’ai l’impression d’être une spectatrice, une chercheuse, une analyste, une enquêtrice….mais le cœur, ce coup de foudre n’y est pas. J’aime, mais je ne m’attache pas…est-ce une question de temps ? De fossé culturel ? Suis-je en plein choc culturel ? Ai-je tendance à tout intellectualiser pour ne pas me laisser toucher, ou pour protéger mes quelques repères existant ou ma propre identité culturelle ? Tant de questions…. J’espère bien pouvoir faire progresser les réponses sur ce blog, peu à peu.»
Au Maroc, j’ai été constamment bombardée par une nouvelle vision du monde, une nouvelle façon de fonctionner. Il y a eu des semaines où mon âme était un vrai champ de bataille… Le blog me permettait de continuer, de me ressourcer et de m’accrocher. Vous garder informés de la vie marocaine me faisait remarquer les petits bonheurs auxquels j’avais accès de ce côté-ci du globe.
Novembre 2004. Fin du Ramadan. J’ai pris mon air d’aller, je bloggue plus régulièrement. J’ai pris de l’assurance, j’ai retrouvé un certain équilibre avec la fin (ou fin de la faim??) du jeûne. Depuis, je n’ai plus cessé de vous divertir avec mes perceptions, mes découvertes de tout ordres sur ce fabuleux pays.
Un an plus tard, vous être près de 5000 visiteurs uniques par mois à passer par ici.
Un an plus tard, j’ai plein de Blogs et de Bloggueurs amis, Merci!!
Malgré le fait que je suis sur les derniers miles de ma vie marocaine, ce blog survivra. Je ne sais pas comment il évoluera mais j’ai bien l’intention de partager avec vous mon retour dans la belle province et notre réadaptation familiale.
Bon premier anniversaire Camila-au-pays-des-clementines. Longue vie!
Le premier Ministre de l'Ontario a décidé hier de mettre ses culottes et de mettre un terme au débat sur les tribunaux d'arbitrage religieux dans sa province.
Je suis heureuse que mon pays natal se soit positionné contre les tribunaux religieux, pas seulement islamiques mais de toutes les religions. Un état de droit doit selon moi être séparé du religieux.
Applaudissons!!!
KATRINA: GÉNÉREUX DON DE CÉLINE DION
La chanteuse canadienne Céline Dion a donné un million de dollars pour venir
en aide aux victimes de l'ouragan Katrina. D'autres vedettes du monde de la
musique et du cinéma, aux Etats-Unis, se mobilisent également pour aider à la
cause. Leonardo Di Caprio sera du concert-téléthon en ondes vendredi soir à la
chaîne NBC pour lever des fonds pour les opérations de la Croix Rouge
américaine. Le don de Céline Dion sera également versé à la Croix-Rouge. Un
autre acteur, Morgan Freeman, vendra des billets de son prochain film 'An
Unfinished Life' sur Internet. Le légendaire comédien Jerry Lewis a pour sa part
annoncé qu'il versera la moitié des fonds recueillis lors de son téléthon sur la
dystrophie musculaire en faveur des sinistrés de Katrina.
Tiré du Cyberjournal de Radio-Canada
NB: J'ai un seul commentaire à faire à ce sujet: Combien d'enfants meurent par jour sur la planète à cause de la pauvreté? Combien vivent dans des bidonvilles avec moins de 3$ par jour pour survivre? Pis ceux-là on les oublient....ceux qui vivent en permanence dans des taudis ou on dirait qui passe un ouragan par jour!
AHHH, je viens de comprendre.....ca fait de lu pub pour Celiiiiiine!!!! Un don d'un milion d'un coup pour des pâuvres americans qui écoutent et achètent sa musique.....
(Vous croyez qu'elle va me poursuivre pour cela?)
Aujourd'hui j'inaugure une nouvelle rubrique à mon blog, une rubrique qui sensibilise, qui pose un geste pour améliorer le sort des individus.
Périodiquement, je vous proposerai des actions concrètes pour changer le monde! Parce que chaque petit geste compte.... vous vous rappellez de la grenouille?
Alors quoi de mieux pour commencer que de vous parler des caféiculteurs?
Selon le rapport Une tasse de café au goût d'injustice de Oxfam
La crise actuelle du café détruit les moyens de subsistance de 25 millions de caféiculteurs dans le monde. Le prix du café a perdu presque 50 pour cent de sa valeur au cours des trois dernières années et est à son niveau le plus bas depuis 30 ans. Les perspectives s'annoncent désastreuses à long terme. Les exploitants de café dans les pays en développement, qui sont pour la plupart des petits exploitants agricoles, vendent désormais leurs grains de café à un prix largement inférieur aux coûts de production.
| A l'heure où les cultivateurs retirent leurs enfants de l'école souffrent sans pouvoir se payer de médicaments et rationnent leur nourriture, quatre grandes sociétés - Kraft, Nestlé, Sara Lee, et Procter & Gamble – enregistrent des profits records grâce au prix dérisoire de la matière première. | ||
La solution? Toujours consommer du café équitable et poser un petit geste concret: signifier aux grandes entreprises votre désaccord avec leur mode de fonctionnement et leur dire que vous n'achèterai plus dorénavant leur café.
Me préparer au blogday m’a demandé un peu de recherche…. J’avais envie de vous présenter des blogs différents du mien mais qui collent bien avec ce que je suis…
1-Un peu grano :
Vous avez dit Kéfir? Comme c’est étrange…
Tout ce que vous voulez savoir sur le Kéfir sans jamais avoir osé le demander.
Du kéfir, ce genre de yogourt que j’achetais au Québec, avec son couvercle bombé, plein de fermentation comme le champagne et qui aurait une multitude de vertus….
2-Pour mon côté écolo :
Gaia : Bulletin de santé
NOTRE PLANETE, LA TERRE, SUBIT UN RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DU FAIT DE LA SURPOPULATION HUMAINE. SELON LA THEORIE DE GAÏA DE JAMES LOVELOCK, LA TERRE EST UN ORGANISME VIVANT. EN CE MOMENT ELLE A LA FIEVRE, A CAUSE D'UN VIRUS APPELE "L'HOMME" QUI PROLIFERE A SA SURFACE.
3-Pour mon côté services de santé et services sociaux :
Les Mémoires d’un infirmier
Ça c’est Ron W., l’infirmier le plus connu de la blogosphère.
Quoi? Vous ne le connaissez pas encore?
Il est hautement productif, il met en ligne plusieurs posts par jour! Soit qu’il a une vie professionnelle, personnelle, homosexuelle assez trépidante, soit il a une imagination débordante! Ce qui est certain, c’est qu’il sait écrire comme personne et il prépare un livre… Un mec drôle, attachant et sensible.
4-Afin que les marocains comprennent mieux mon français :
Québec-chisme
Blog dédié aux expressions québécoises ainsi qu’aux expressions françaises… de France! Écris par un québécois vivant en France.
5- Pour terminer, je vous présente un petite nouvelle sur la Blogosphère:
Qui m’aime me suive, c’est Virginie, une copine rencontrée à Montréal, à Oxfam-Québec et qui avait la même destination que moi, la Bolivie. Je me rappelle d’avoir bu un mate brûlant dans le but de me réchauffer sous la froidure de La Paz, enfouie sous les couvertures dans son logement au 14 e étage, il y a de cela.... combien d'années??
Depuis ce temps, elle roule sa bosse depuis l’Ile Maurice, en passant par l’Italie et maintenant elle est en poste aux Phillipines. Un tout nouveau blog qui sera sûrement agréable à visiter!
Parce que les petits bonheurs, il faut les attraper pendant qu’ils passent…
Parce que mes petits bonheurs marocains sont comme des grains de sable dans ma main, ils s’écoulent à une rapidité incroyable, sans que je puisse les rattraper, et sous peu, je ne pourrai plus enfouir ma main dans ce sable…
En voici quelques-uns que je savoure tranquillement en ce mois d’Août :
Allumer ma cuisinière au gaz et me dire que sous peu, je devrai tourner le bouton de ma cuisinière électrique québécoise.
Au marché, attraper ma figue de barbarie qui sors des mains de la marchande qui porte ses gants et qui vient tout juste de la déshabiller devant moi…(bon, ok je ferai un post la-dessus car ceux qui en ont jamais mangé au Maroc ne savent absolument pas de quoi je parle!) De croquer dedans à belles dents pour en savourer tous les arômes et les coller à ma mémoire, je fais mes bagages de saveurs…
Mettre mon nez dans les frisettes de Camila, fermer les yeux, respirer profondément et lui faire un beau bisou.
Passer une fin d’après-midi à la plage et de regarder le soleil se coucher dans l’eau de l’Atlantique.
Prendre un jus d’orange à 3 dh dans la rue, dans un verre mal lavé et me le faire caler par Camila qui ne m’en a pas laissé une goutte!
Boire un excellent café nos-nos (moitié crème-moitié café) sur une terrasse, chaises orientées sur la rue, entourée d’hommes, seulement d’hommes….
Me réveiller au chant du coq et entendre Camila l’imiter dans sa chambre.
Voir les chèvres brouter l’herbe sèche de mon quartier.
Passer dans la rue du pipi et me dire que c’est pas si pire que ça finalement.
Prendre l’autobus avec Camila et de lire les pubs :
«Avant, vous attendiez l’autobus… maintenant, c’est Rahabus qui vous attends!»
« Quel confort! Je suis toujours à l’heure!»
« Interdit de fumer et de cracher»,
«Attention freins puissants»
Manger des raifs gras et de faire passer le tout avec un verre de thé à la menthe.
Sortir des toilettes turques et me dire «Wow, je ne me suis pas pissé dessus cette fois-ci!»
La semaine dernière, j’ai reçu ce courriel d’une copine qui est au Maroc depuis quelques mois. Je trouve qu’il résume bien ce que chaque étranger vit en débarquant en pays inconnu.
J’avais envie de le partager avec vous.
Devant l'inconnu
Ce qui effraie le plus l'homme, c'est l'Inconnu. Sitôt cet Inconnu, même adverse, identifié, l'Homme se sent rassuré. Mais «ne pas savoir» déclenche son processus d'imagination. Apparaît alors en chacun son démon intérieur, son «pire personnel». Et croyant affronter les ténèbres, il affronte les monstres fantasmagoriques de son propre inconscient. Pourtant, c'est à l'instant où l'être humain rencontre un phénomène nouveau non identifié que son esprit fonctionne à son meilleur niveau. Il est attentif. Il est éveillé. De toutes ses facultés sensorielles, il cherche à comprendre afin d'endiguer la peur. Il se découvre des talents insoupçonnés. L'inconnu excite et le fascine tout à la fois. Il le redoute et en même temps l'espère pour voir si son cerveau saura trouver les solutions pour s'y adapter. Tant qu'une chose n'est pas nommée, elle dispose d'un pouvoir de défi pour l'humanité.
Edmond Wells, L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu, Tome V
Tiré du livre Nous les Dieux, de Bernard Werber
Devant une nouvelle réalité ou une nouvelle vision du monde, lorsqu’on a juste envie de juger ce qui est différent de nous, j’ai appris ici à me requestionner et tenter de trouver ce que cette chose réveille en moi. C’est lorsqu’on se déstabilise et qu’on perd nos points de repères qu’on fait les plus belles découvertes sur nous même!
Merci Karine!
















