Date: Thu, 23 May 2013 02:27:34 +0200
Quote:
- Doggy Bag bar
Elle est reviendue
http://www.u-blog.net/doggybagbar/note/47
Text:
Elle était pas partie... Elle n'avait juste pas envie d'écrire. Ou plutôt rien à écrire.
D'ailleurs, là, j'ai aussi comme un blanc. J'ai passé un début du mois d'août assez serein, merci de vous en inquiéter. J'ai rencontré des gens, je suis sortie (peu), j'ai vu... LA GUERRE DES MONDES ! et je me demande encore pourquoi. Un moment d'égarement sans doute. Vous savez ce que c'est : on se laisse entraîner. On voit une daube, puis une autre. Puis on augmente les doses. Et on finit par s'ingérer presque volontairement LE blockbuster de l'année.
Côté cinéma, remarquez, j'ai vu pire en DVD. Alexandre. Zyva Russel Crowe en blonde, ça le fait pas du tout. L'Antiquité revue par Hollywood n'a pas bougé d'un pet depuis les "travaux d'Hercule" et autres "Saba, reine des... euh... des gâteaux" (vous vous souvenez du gâteau, le Saba... injustement disparu de nos linéaires... ?) (de quoi était-elle reine cette bonne vieille Saba déjà ?). Bref. Russel Crowe, au demeurant charmant, est affreusement ridicule, au diapason du film. Mais comme ceci n'est pas le blog de Télérama, je ne vais pas m'attarder sur le sujet non plus.
Là, en fait, j'ai juste faim. "C'est une bonne maladie" comme dit mon ex belle-mère. Mais quand il fait faim, c'est toutes les connexions nerveuses qui lâchent. Autant dire que j'ai l'énergie d'une moule. Peut-être existe-t-il des moules super énergiques. A ma connaissance, non. De plus aucune étude sérieuse n'a été réalisée sur le sujet. Et si l'on se réfère aux adages et autres proverbes, traduction intergénérationnelle de la sagesse de nos anciens qui en savaient des choses et à qui on ne la faisait pas, je n'ai jamais entendu quelqu'un dire, "je pète la forme comme une moule". Autant "il est frais comme un gardon" ou "qu'est-ce qu'il a ? Je lui ai vendu du poisson pas frais ou quoi ?", oui. Je l'ai entendu.
Mais se tortiller comme une moule lambda, je veux dire pas une moule sous amphét, qui à la rigueur peut effectivement s'en trouver ragaillardie... Non j'ai jamais entendu. "Moule" je l'ai entendu pour d'autes choses que la pudeur m'interdit de répéter ici. La pudeur et la bienséance. Et aussi le fait que peut-être un jour, mes enfants liront mes nombreuses conneries dont celles-ci.
Les enfants, maman ne connaît aucune autre moule que celles qui s'accrochent à leur rocher dans les brumes automnales de notre Bretagne natale. (Nous sommes tous un peu Bretons.). Maman ne sait même pas pourquoi elle a évoqué l'essence du prémisse d'une idée que ce mot pouvait avoir une autre signification. J'ignore même totalement le sens des mots "autre signification" dans ce paragraphe.
Je m'enfonce grave.
J'ai faim disais-je.
Ah oui. J'ai faim et donc je me disais. J'ai faim. Et ensuite je me suis dit "faut que je pense à autre chose". Non parce que j'entame une grève de la faim qui m'obligerait à me garder ma faim sous le bras, me la poser sur l'oreille et laisser mon estomac mourir dans mes talons. Mais parce que c'est pas encore l'heure de manger. Il faut un peu de rigueur dans cette chienne de vie et l'heure des repas, c'est comme l'heure des médocs, on la saute pas, on l'avance pas, on la retarde pas non plus bien sûr (putain, je vais bouffer du pain). On s'y tient. Quand on peut. On s'y accroche comme une moule à son rocher...
Tiens te r'v'là, toi ?
Et là, hop, j'ai pensé à mon blog qui prenait la poussière depuis plusieurs semaines. Alors pour m'occuper l'esprit et les mains, j'ai tapoté ces quelques lignes.
Z'êtes contents hein ? Tout ça pour attendre l'heure de la bouffe...
Vous avez plutôt de la chance que je sois pas Ethiopienne, tiens. Moi aussi d'ailleurs.
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